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par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTREAL – Chaque été, Alex Galchenyuk renoue avec ses racines.

À la fin juin, le numéro 27 des Canadiens a parcouru, accompagné par son père, Alexander, sa mère, Inna et sa sœur, Anna, les quelques 9000 kilomètres qui séparent sa maison d’été à Miami de Minsk, la capitale biélorusse, où ses grands-parents habitent. Le voyage annuel de trois semaines est quelque chose que les Galchenyuk – des deux côtés de l’océan – attendent impatiemment toute l’année.

« Nous nous ennuyons beaucoup et ils s’ennuient également. C’est bien de pouvoir passer du temps avec eux là-bas. Je sais qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour me suivre. Ils savent exactement ce qui se passe dans ma carrière et dans ma vie. Ils restent debout jusqu’à tard pour regarder les matchs. Ils sont tellement excités de nous voir et de nous parler en personne. C’est bien de les voir sourire lorsqu’on se rend là-bas », de confier Galchenyuk, qui était récemment de passage à Montréal pour patiner avec les jeunes de l’École de hockey des Canadiens. « Nous pouvons les voir une fois par année seulement, donc nous essayons d’en profiter au maximum et de les gâter un peu. »

Lors de la dernière visite, la famille au grand complet s’est donc rendue dans un restaurant hibachi, où les grands-parents de Galchenyuk ont pu vivre une première expérience culinaire du genre.

« Le concept des cuisiniers qui préparent la nourriture devant nous leur était complètement nouveau. Ils ont eu beaucoup de plaisir avec nous cette soirée-là. Des choses comme celles-là, d’avoir toute la famille au même endroit, ont rendu le voyage vraiment spécial », de mentionner Galchenyuk, qui a même pu aider le chef hibachi dans sa préparation, comme le démontre une vidéo publiée sur son compte Instagram (@agally94).

« C’est juste plaisant de les voir sortir de la routine. Les parents de mon père vivent dans un chalet en banlieue de Minsk. Ils font du jardinage, plantent des fleurs et font pousser des tomates. Ça fait changement. Mais ces repas durent toujours beaucoup plus longtemps que lorsque nous sommes seulement les quatre! Mes grands-parents essaient toujours de déchiffrer le menu et débattent à savoir quoi commander. Ils veulent toujours essayer de nouvelles choses. Nous apprécions le moment par contre, ça c’est sûr. »

En Biélorussie, Galchenyuk habitait principalement au chalet et se rendait dans un gymnase du centre-ville pour s’entraîner, avant de passer du temps avec les parents de sa mère. Ensuite, il retournait au chalet, où il s’entraînait également quotidiennement.

« Il y a plusieurs montagnes autour du chalet. C’est une forêt. Mon père et moi parlons souvent de conditionnement. J’aime courir dans les montagnes, j’y vais souvent. Ça m’aide aussi pour mon jeu. Ton battement de cœur ne reste jamais stable pendant un match, ça monte et ça descend. Tu peux simuler cet effet dans les montagnes. Courir dans la forêt, c’est aussi plaisant », d’affirmer Galchenyuk, qui profite du même coup du changement de décor pendant la saison morte. « C’est reposant d’être ici. Je suis dans la forêt. Je suis loin de tout et je peux me concentrer sur l’entraînement. J’aime ça. »

En plus de la tranquillité des montagnes, Galchenyuk profite aussi de la cuisine de ses grands-parents, particulièrement des mets traditionnels russes dont il ne se lasse jamais.

« Le père de ma mère est capable de cuisiner parfaitement le plat traditionnel biélorusse, une galette de pomme de terre que tu manges avec de la crème sûre. C’est tellement bon, c’est ce qui me manque le plus durant la saison. Personne ne le fait comme ça à Montréal. J’en mange beaucoup lorsque je suis ici », de déclarer Galchenyuk en riant. « Du côté de mon père, ils font de la nourriture traditionnelle russe. J’aime leurs perogies. Ils en font à peu près 200 avant que j’arrive, assez pour tout le séjour. Mes grands-parents se préparent pour notre visite pendant toute l’année! »

Même si un vol de 11 heures – et un calendrier assez chargé – les séparent durant la majorité de l’année, Galchenyuk et ses grands-parents peuvent néanmoins profiter de la technologie pour rester en contact.

« Nous leur avons acheté des ordinateurs, et nous leur avons expliqué comment les utiliser pour communiquer avec nous en Amérique du Nord. Nous voulions être capables de parler via Skype avec eux. Ils en font tellement pour voir comment je vais [avec les Canadiens], ils restent éveillés tard avec la différence de sept heures », de reconnaître Galchenyuk, qui n’en revient pas du support que tout ça représente pour lui. « C’est gros. J’espère un jour être capable de les faire venir à Montréal pour qu’ils me voient jouer en vrai. Ça serait l’expérience d’une vie pour eux. Je veux faire ça bientôt. »

En attendant, Galchenyuk profite du bon temps avec eux et espère qu’un été productif à la maison et chez les grands-parents engendrera des résultats positifs pour la campagne 2015-2016.

« J’ai des grandes attentes pour moi. J’ai tellement hâte que la saison commence », de conclure Galchenyuk, qui reprendra sous peu l’entraînement sur glace à Miami, en compagnie notamment de l’ancien joueur Darius Kasparaitis, un ami de la famille. « Mon but est de m’améliorer d’année en année. Je sais que je peux produire dans cette ligue. Je veux utiliser la confiance de la saison dernière pour connaître une autre bonne saison. Je sais que je peux faire la différence et aider notre équipe. Je veux être un leader. Même si je suis encore jeune, je veux aider autant que je peux. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Régis.

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