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Site officiel des Canadiens de Montréal

Rapport des Bulldogs - 4 nov.2009

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTREAL --  À un certain moment, P.K. Subban sera un des joueurs qui mènera les Canadiens de Montréal.

Ce jour viendra sûrement, mais en attendant, Subban s’est fait avoir par le tour le plus vieux du monde, durant le camp d’entraînement du Tricolore. Ses coéquipiers lui avaient dit d’aller au-devant du groupe sur la glace, devant une foule dense. Il est sorti et bien sûr, tout le monde est resté derrière. Ça lui a pris un tour avant de comprendre la ruse.

Il a rit, naturellement, puisqu’il apprécie l’humour, mais aussi, que pouvait-il faire de plus? Mais voici la vraie fin de l’histoire : Subban a serré les dents, se rendant à Hamilton et devenant la pierre angulaire d’une équipe qui a amorcé la saison de l’AHL avec au moins un point dans chacun de ses 11 premiers matchs.

Sans farce.

«Je crois que j’ai été très constant, » mentionne-t-il. «Ce n’est pas comme si je me présentais à un match et que j’attendais trois matchs pour connaître une bonne sortie. Je travaille tous les soirs. C’est seulement à toi de décider pour combien de temps tu veux garder ton travail. »

Béni d’un nom que n’importe quel défenseur aimerait avoir, Pernell Karl Subban envisage du bon pied son avenir. Ce choix de seconde ronde en 2007 a bien fait la transition vers le corps défensif des Bulldogs, qui apparaît une fois de plus comme un des meilleurs de la AHL.

De plus, Subban est arrivé avec une maturité qui n’a d’égal que son attitude « cool ». Il a une opinion sur presque tous les sujets, opinions qui sont généralement très réfléchies.

« Je n’ai que 20 ans. C’est moi. Si vous me demandez mon opinion, je vais vous la donner, » mentionne Subban. «En tant que jeune, j’essaie d’avoir une attitude énergique, positive. J’ai toujours été quelqu’un d’assez coloré, mais je garde toujours le contrôle. »


L’été dernier, Subban, natif de Rexdale en Ontario, a suivi un cours d’introduction à la langue française, puisqu’il a rapidement compris l’importance de la langue dans son nouvel entourage.

Jeux vidéo? Eh oui, il a une console, mais elle accumule la poussière. Il est plus du style à passer le temps en compagnie d’un livre, sa dernière lecture étant un livre sur le Président américain, Barack Obama.

«Maintenant que c’est (le hockey) un emploi, je lis le plus souvent possible. Les études ne vont pas très bien avec le hockey, à moins de vraiment le vouloir, » affirme-t-il. «C’est la première année où je n’aurai pas de cours. J’ai donc fait de la lecture mon passe-temps préféré, pour garder mon cerveau fort. »

Et pourquoi son cerveau devrait-il être proportionnel au reste de ce colosse de six pieds et 202 livres? Il a d’abord été attiré par la position de défenseur à cause de la façon qu’il pouvait étouffer l’adversaire et il n’a pas lâché prise depuis.

«C’est une bonne position pour moi. J’aime le fait que je puisse contrôler le jeu. L’offensive débute par toi. Et tu es aussi la dernière ligne de défense. J’aime vraiment ça. »

La production offensive de Subban l’a amené à jongler avec un problème, problème qu’il a lui-même créé. Ça ne le dérange pas d’être catégorisé comme un défenseur à caractère offensif, mais croit que cette étiquette peut assombrir le reste de son jeu.

«C’est facile pour les gens de me catégoriser ainsi. Mon jeu offensif, c’est quelque chose que les gens remarquent, » mentionne Subban qui a cinq passes à ses 11 premiers matchs. « Ce que je crois que les gens ne réalisent pas totalement, c’est que je peux faire une bonne première passe en sortie de zone et que je peux jouer défensif. Parfois, je crois que je ne reçois pas assez de crédit pour les autres aspects de mon jeu. Les gars qui sont seulement offensifs, ils ne se rendent généralement pas très loin. »

Subban ne s’est jamais limité à ce genre de contrainte. À travers les années, il a toujours su trouver sa place et il fera son arrivée à sa destination finale avec fracas. Ce sera certainement le genre d’entrée en scène que tout le monde portant le même chandail que lui voudra imiter.

«Ta façon de jouer sera le résultat de ta confiance. Si on n’a pas confiance, on se fait manger tout rond, » avoue-t-il. «Je ne sens jamais que je suis menotté sur la glace. Je travaille extrêmement fort pour devenir meilleur, tous les jours. Lorsqu’on fait ça, la confiance apparaît. »

Lindsay Kramer est correspondante pour NHL.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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