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Site officiel des Canadiens de Montréal

Rapport des Bulldogs - 24 février 2010

par Staff Writer / Montréal Canadiens
MONTRÉAL --La Transcanadienne entre Montréal et Hamilton n’a pas manqué d’achalandage cette année.


Nombreux ont été les mouvements de personnel entre les Bulldogs et les Canadiens en 2009-2010. Un total de 17 joueurs ont porté les couleurs des deux formations cette saison. Alors qu’un tel casse-tête aurait représenté un cauchemar pour bon nombre d’entraîneurs, pour Guy Boucher, il s’agit d’un défi supplémentaire, qu’il relève avec brio.

Pour pallier ces nombreux changements de personnel, l’entraîneur qui en est à sa première année à la barre d’une équipe de la Ligue américaine n’a pas hésité à intégrer une philosophie bien à lui.

« Il faut toujours être prêt à l’imprévu. Des fois, on entraîne notre avantage numérique deux jours avant un match et le jour du match arrivé, trois de nos cinq joueurs ne sont plus là. Pour contre ça, j’ai fait jouer tous mes joueurs en avantage numérique depuis le début de la saison », explique Guy Boucher. « Comme ça, je peux remplacer les gars qui sont rappelés par d’autres qui vont faire le même travail. Je m’assure toujours d’avoir des joueurs qui peuvent prendre la place d’un autre, même pendant un match. »

Primée à travers la Ligue, la défensive des Bulldogs est au cœur de cette stratégie pour conserver le dessus même avec des absents.

 «Quand des joueurs partent, on ne se fie pas à notre offensive. On se base sur une bonne défensive en premier et ça, ça va nous apporter une bonne offensive. Comme ça, quand nos meilleurs éléments offensifs quittent, notre défensive est encore fidèle au poste et on est quand même en mesure de remporter des matchs », explique le pilote de la formation qui a accordé le moins de buts de la Ligue américaine jusqu’à présent.

À quelques reprises durant la saison, la guigne a frappé les Canadiens, les Bulldogs et les Cyclones (ECHL) au même moment.

« Nous avons même joué une rencontre avec 10 attaquants et cinq défenseurs, parce que nous ne pouvions rappeler qu’un seul joueur des Cyclones, eux aussi étant frappés par les blessures», mentionne l’entraîneur, qui explique également que les lendemains sont parfois difficiles pour des joueurs qui graduent et qui reviennent après quelques matchs.

«À Montréal, ils ne veulent pas faire d’erreur. Durant un match, à l’entraînement, tout le temps. C’est normal, ils jouent avec les gros joueurs, les Gomez, les Gionta. Lorsqu’ils sont à  Montréal, ils vivent sur l’adrénaline. En revenant avec les Bulldogs, ils retrouvent leur zone de confort, un environnement plus normal et le stress retombe, alors ça leur prend un peu de temps pour reprendre leur rythme de croisière», explique Boucher se basant notamment sur les retours de David Desharnais, P.K. Subban et Tom Pyatt qui ont tous connu un match plutôt difficile à leur retour avec Hamilton pour la pause olympique.

Avec les séries éliminatoires qui approchent à grands pas, les rencontres qui sont encore à l’horaire représenteront tout un test pour les Bulldogs.

«Les équipes nous attendent de pied ferme. Comme ils savent que nous n’accordons pas beaucoup de buts, ils reculent et forment une défensive très compacte et c’est plus difficile offensivement. Les équipes nous laissent moins d’espace», mentionne Boucher qui espère que son équipe amorcera les séries éliminatoires dans le même état d’esprit qu’ils ont évolué cette saison. «On ne regarde jamais le classement. L’important c’est d’être meilleur que la veille à chaque fois qu’on embarque sur la glace, que ce soit pour un match ou pour un entraînement. Si on se concentre là-dessus, dans un mois, on se sera grandement amélioré. »

C’est triste pour les autres équipes, mais on ne donne par cher de leur peau face aux Bulldogs,  s’ils continuent à s’améliorer.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com
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