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Site officiel des Canadiens de Montréal

Questions-réponses avec… Joël Bouchard

On a rencontré le nouvel entraîneur-chef du Rocket de Laval pour en savoir un peu plus sur son plan visant à développer les meilleurs espoirs de l'organisation

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @CanadiensMTL / canadiens.com

LAVAL - Le directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin, a annoncé jeudi que Joël Bouchard, deux fois entraîneur de l'année dans la LHJMQ, se joignait à l'organisation en tant que deuxième entraîneur-chef de l'histoire du Rocket de Laval.

M. Bouchard se joint à l'équipe après avoir passé les sept dernières années avec l'Armada de Blainville-Boisbriand, où il a été directeur général et entraîneur-chef de 2014-2015 à 2017-2018.

On a rencontré le nouveau pilote du Rocket pour en savoir plus sur l'homme qui sera chargé de développer les meilleurs espoirs de l'organisation.

Félicitations, Joël! Qu'est-ce qui t'excite le plus à propos de la formation à Laval?

JOËL BOUCHARD : C'est un bon défi et un défi amusant. C'est le fun de faire partie des carrières de joueurs de hockey qui aspirent à devenir des joueurs de la LNH. Je suis très fier de voir mes joueurs réussir et ce sera amusant d'être dans un environnement où on pourra tous travailler ensemble et voir les résultats avec les jeunes joueurs de l'organisation. J'éprouve beaucoup de plaisir à voir mes joueurs réussir. C'est ce qui m'excite, d'aller à la guerre avec les gars et de travailler avec eux pour faire en sorte qu'ils deviennent les meilleurs pros possible, et ensuite les voir réussir au niveau suivant.

Tu as mentionné lors de ta conférence de presse que tu connaissais déjà certains des gars ici. Y a-t-il des joueurs, en particulier, avec qui tu es impatient de travailler?

JB: Je connais à peu près tout le monde dans la formation, dans une certaine mesure - un peu plus certains que d'autres - mais je suis ravi de travailler avec chacun d'entre eux. Je vais peut-être mettre la barre un peu plus haute pour certains d'entre eux parce que je connais leur potentiel ou je pense savoir ce qu'ils doivent faire pour réussir dans Ligue américaine et dans la Ligue nationale, mais c'est excitant pour moi.

Comment décrirais-tu la culture que tu veux inculquer ici?

JB: Je veux des joueurs de hockey - je veux des gars qui jouent au hockey. C'est important. Je sais que ça semble évident, mais pour moi, un joueur de hockey est un gars travaillant qui repousse ses limites et qui est un bon coéquipier. Un joueur de hockey est quelqu'un qui comprend que tout le monde a un chemin différent, mais qu'on doit tous travailler ensemble pour réussir. Voilà ce qu'est un joueur de hockey pour moi. Je veux des gars qui sont passionnés par le hockey et qui veulent se donner la meilleure chance d'être dans la LNH.

À Boisbriand, avec l'Armada, tu as bâti une culture gagnante au fil du temps. À quel point est-ce important quand il s'agit d'améliorer la confiance en soi?

JB: Le jour où on va jouer sans pointage, je changerai d'approche, mais tant qu'il y aura un tableau indicateur, on va jouer pour gagner. Je ne suis pas un gars qui regarde une équipe en disant qu'on n'a aucune chance. Je trouve toujours un moyen de retirer le meilleur de mon groupe, et ça ne sera pas différent ici. J'essaie de chercher un avantage ou ce petit quelque chose qui fera la différence entre gagner et perdre. C'est excitant pour moi. Je ne recule pas devant un défi. Mais je ne suis pas sur la glace, et ce n'est pas moi qui tient le bâton. Les joueurs sont ceux qui doivent faire la différence. C'est l'environnement qu'on doit créer. On est ici pour gagner et je ne crois pas au fait de jouer juste pour le développement, et Marc est d'accord avec ça. Bien sûr, on développe des joueurs dans la Ligue américaine, mais si vous voulez que les joueurs se développent, ils doivent connaître du succès.

Est-ce que Marc t'a donné un mandat spécifique ou un plan avec lequel travailler?

JB: On est des gars de hockey; on se comprend l'un et l'autre. Évidemment, on a parlé de beaucoup de choses et je pense qu'il me connaît. Il comprend d'où je viens et ce que j'essaie d'accomplir. Je viens du hockey professionnel comme lui. J'ai joué dans la Ligue américaine et je comprends le processus. On comprend tous les deux qu'on doit travailler avec les joueurs et les développer dans un environnement gagnant. C'est ce qu'on va faire.

Quelles sont tes attentes pour tes joueurs à Laval?
JB:
Jouez dur et jouez de la bonne façon. C'est tout. Ils ont besoin de jouer dur, sinon ils ne s'amélioreront pas. Ils ont besoin d'investir en eux-mêmes, de travailler dur, et le reste - oui, on va travailler sur les habiletés et les systèmes - tout le reste va se mettre en place. Mais si vous n'avez pas cette passion, ou si vous n'avez pas cette éthique de travail et ne prenez pas ces habitudes, vous ne vous développerez pas.

Tu as mentionné durant la conférence de presse que tu as vécu presque tout ce que tes joueurs vont traverser, donc que tu pourras les comprendre. Comment le coaching a-t-il évolué depuis l'époque où tu avais leur âge, et comment cela a-t-il influencé la façon dont tu diriges?

JB: Le jeu a changé, évidemment, en termes de style de jeu et même de règles. C'est un jeu tellement rapide maintenant. Mais je pense que l'un des plus grands changements concerne la façon dont on doit communiquer. Il faut un style de communication différent. Je pense que ça prend de bonnes discussions honnêtes. On n'est plus en 1997, on doit tous s'adapter en tant que personne, en tant que directeur et en tant qu'entraîneur. Mes joueurs devraient toujours savoir que lorsqu'on parle, ils obtiennent la vérité. Je vais dire les choses telles qu'elles elles sont. On doit être polis et respectueux, mais la pire chose au hockey ou dans la vie est de diriger les gens dans la mauvaise direction avec des idées fausses. Il faut être honnête même quand ce n'est pas une conversation facile.

Video: Bergevin & Bouchard sur l'arrivée de Bouchard à Laval

Quand il s'agit de prendre des décisions, à quel point est-ce important que les joueurs comprennent le raisonnement derrière?

JB: Les joueurs de hockey sont intelligents. Ils comprennent que des décisions doivent être prises. C'est notre travail de vendre ce qu'on fait et de leur faire comprendre qu'on le fait pour leur propre bien et le bien de l'équipe. Au bout du compte, on veut gagner, mais de mon point de vue, c'est plus que ça. Je veux que les joueurs jouent. S'ils réussissent, on va gagner, mais gagner est le résultat et je veux me concentrer sur le processus. Lorsqu'on se concentre sur le processus, les résultats suivent. Je ne contrôle pas le résultat. Je contrôle le processus.

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