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Questions-réponses avec Chris Chelios

L'ancien capitaine a discuté de mauvais coups, de célébrations, de ses apparitions spéciales au cinéma, et plus, lors d'un entretien avec HabsTV en décembre dernier

par Canadiens de Montréal @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL -- Chris Chelios est l'invité d'honneur parfait pour une fête.

Trois fois champion de la coupe Stanley, ancien capitaine du Tricolore, habitué d'Hollywood et amateur de sports extrêmes, l'ancienne légende de la ligne bleue a vécu bon nombre d'histoires qui rendraient les plus fervents fêtards pendus à ses lèvres.

Lisez quelques faits saillants -- ou voyez la vidéo complète -- de ce trajet en voiture qui a mené Cheli de l'aéroport au Centre Bell, avant la Réunion des capitaines de décembre dernier, qui soulignait le 110e anniversaire de l'équipe.

Video: Chris Chelios replonge dans ses meilleurs souvenirs


Qui a été ton premier capitaine?

Mon premier capitaine était Bob Gainey. Puis, quand il a pris sa retraite, Carbo [Guy Carbonneau] et moi sommes devenus capitaines. 


Qu'as-tu appris de Bob?

[rires] Oh, certainement pas assez pendant que j'étais ici. Non, il était génial. Je le compte parmi les [meilleurs] capitaines que j'aie eus, avec Yzie [Steve Yzerman].


Qui était ton coéquipier préféré à qui jouer des tours?

Les premiers temps, il y avait ce truc de souliers où quelqu'un se cachait sous la table et mettait quelque chose sur tes souliers -- du ketchup, de la mayonnaise, un condiment quelconque. Je crois que Chris Nilan le faisait à tout le monde.

Mats Naslund n'a pas apprécié, une fois, et il lui a lancé un pichet rempli de jus de tomate au visage, juste après qu'il l'ait fait à un souper d'équipe -- c'était vraiment drôle. Et Knucks [Nilan] savait que c'était mérité. Il y avait des gars vraiment drôles.

Je crois que Steve Duchesne était plus drôle que n'importe qui d'autre. Il pouvait se mettre un spaghetti dans le nez et l'aspirer et le faire sortir par l'autre narine. Duche avait plus d'un tour dans son sac. En fait, Marc Bergevin et lui étaient plutôt drôles durant leur carrière.


Tu demeures à Malibu; quel est le moment le plus « Hollywood » que tu as vécu?

Je crois que c'est lorsqu'on a gagné la coupe et que tout le monde, de Sylvester Stallone à Meathead dans All in the Family, en passant par Tom Hanks [est venu]... Ce n'est pas comme si je les avais invités, mais à cause des réseaux sociaux, le mot s'est passé, à Malibu. C'est une petite ville. Tout le monde venait voir la coupe. Même s'ils ne connaissaient pas le hockey, juste de la voir -- c'est quelque chose de spécial. Voir la quantité de vedettes du cinéma qui se sont présentées toute la journée, c'était plutôt génial pour mes amis, ma famille et moi.

On était sur la plage, donc c'était facile d'accès. N'importe qui pouvait venir. Et on a juste mis la coupe sur une table, dans le sable, et les gens prenaient des photos et l'admiraient. C'était amusant de voir la réaction des gens.

Après que j'aie organisé cette fête, Mike, le gars de la coupe Stanley, voulait que je l'aie chaque fois que je pouvais. Je l'ai probablement eue 14 fois au cours de l'été. Il m'appelait quand on ne s'en servait pas à Détroit et on pouvait facilement remplir un bar ou un restaurant.


Tu as fait une apparition spéciale dans D2: Les Mighty Ducks - Jeu de puissance, pas vrai?

Oui, effectivement, mais je n'arrive même pas à me rappeler... Je crois qu'il y avait Luc Robitaille, Cam Neely, Kareem Abdul-Jabbar, et j'avais une réplique de trois secondes. Mais je reçois encore des chèques -- ce qui est insensé --, des chèques de 1,50$ chaque mois. Je ne sais pas si j'ai ma carte du Screen Actors Guild, mais je reçois mes chèques et c'est plutôt drôle.


Quel sport pratiques-tu le mieux, autre que le hockey?

Je suis au-dessus de la moyenne dans tout ce que je fais. Le baseball était mon sport favori en grandissant, donc, si je devais choisir un sport auquel je suis bon, autre que le hockey, ce serait le baseball. Au surf, je suis juste « correct ». En planche à neige aussi. J'adore faire du vélo tout-terrain et de l'exercice et être dans les montagnes. Si je devais en choisir un, en ce moment, ce serait probablement le vélo de montagne.


Faisais-tu tout cela à l'époque où tu jouais?

J'ai commencé le vélo de montagne avec un gars, Don Wildman, et Laird Hamilton, un surfer de grosses vagues, probablement à ma troisième année à Chicago, soit la quatrième année où j'allais à Malibu pour m'entraîner. Et j'ai rencontré ces deux gars, ils m'ont amené pour une ballade et m'ont torturé. Je sentais que ça travaillait d'autres muscles dans mes jambes et que ça les renforçait tellement. Donc, j'ai continué, et chaque fois que j'allais au gym, même très tôt le matin, j'avais simplement hâte d'aller chez eux après leur entraînement, pour retourner dans les montagnes durant deux ou trois heures.


Tu es probablement la personne la plus intéressante qu'on ait eue en entrevue...

Comme je disais, je ne sais pas pourquoi j'ai fini par jouer au hockey. Évidemment, c'était mon sport, mais ce n'était pas mon intention, de devenir un joueur de hockey. J'aimais tout faire. Je n'ai pas grandi en me disant : « J'ai tellement hâte de jouer dans la LNH » ou « Je vais atteindre la LNH un jour. » Ce n'était pas réaliste. J'étais petit et aucun Américain ne jouait, à cette époque. Je crois que de ne pas avoir ce fardeau ou cette pression sur mes épaules, comme c'est le cas pour certains jeunes, m'a aidé et m'a mené à faire autre chose.

Quand l'heure est finalement venue et que la réalité a fait en sorte que j'allais peut-être y parvenir, je me suis concentré beaucoup plus sur le hockey. Mais, encore là, une fois sorti de l'aréna, ce n'était jamais ce que j'avais envie de faire. Je n'ai jamais laissé quoique ce soit m'arrêter.

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