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Site officiel des Canadiens de Montréal

Quelle fin de semaine

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si la première mouture du Camp de rêve des Canadiens a connu un succès retentissant, la deuxième a dépassé toutes les attentes en offrant aux participants des souvenirs indélébiles.

Vingt-sept personnes âgées de 19 à 65 ans ont participé à cette expérience unique. Ils sont venus à Montréal en provenance de partout à travers l’Amérique du Nord, représentant sept provinces canadiennes et six états américains. Pendant trois jours ils ont vécu un parcours célébrant leur passion pour l’équipe la plus titrée de la LNH, tout en se faisant de nouveaux amis, tout aussi passionnés qu’eux.

Crédit Photo: Ludovic Lord

Tout a commencé le vendredi 20 novembre avec un voyage en autobus vers Brooklyn, New York, pour voir la troupe de Michel Therrien en action contre les Islanders au nouveau Barclays Center. Ils étaient accompagnés de Gaston Gingras, Réjean Houle et Mats Naslund, de même que par l’ancien arbitre Kerry Fraser. La rencontre a été suivie d’une visite en début de nuit au centre névralgique de la LNH à Manhattan en compagnie du vice-président à la sécurité des joueurs, Stéphane Quintal, et de son personnel.

Le samedi tout le monde s’est rejoint à Times Square pour une photo d’équipe qui passera à l’histoire, avant de sauter dans l’autobus pour se rendre à Lake Placid dans l’État de New York pour un entraînement au célèbre Herb Brooks Arena, endroit célèbre pour le fameux «Miracle on Ice » des Jeux olympiques de 1980. C’est à cet endroit qu’ils ont reçu leur équipement des Canadiens – casque, gants, jambières, bas, chandails blanc et rouge, ainsi qu’une sélection de vêtements aux couleurs des Canadiens.

De retour à Montréal dimanche, les participants ont participé à un entraînement matinal avant de disputer un match sur la mythique patinoire. Pierre Turgeon et Patrice Brisebois ont rejoint Houle, Gingras, Naslund et Fraser pour les faire travailler, avant la rencontre avec les entraîneurs invités, Guy Lafleur et Yvan Cournoyer. Un petit saut du côté de Brossard pour assister à l’entraînement des Canadiens, puis retour au Centre Bell pour y disputer une rencontre.

«J’ai eu l’occasion de patiner dans quelques endroits de la LNH, mais cette fois-ci, c’était irréel. Ils nous ont présentés comme si nous étions de vrais joueurs, avec l’entrée solennelle par l’entrée de la Zamboni. Ça m’a donné des frissons. Je vivais quelque chose de différent de tout ce que j’avais vécu dans ma vie. Il y avait des caméras et des gens dans l’assistance. Il y avait tellement de sens touchés que c’était un rêve devenu réalité », mentionne Brad Erautt, un résident de Vancouver qui participait au Camp de rêve pour une première fois, en 2015-2016. «Ma passion pour cette équipe s’est enflammée de nouveau. Le Centre Bell est un endroit incroyable. D’être assis sur le banc et d’avoir Guy Lafleur ou Yvan Cournoyer comme entraîneur, de jouer avec Gaston Gingras, c’était comme un rêve. Ça m’a fait faire un saut dans le passé et ça m’a donné le sourire. J’ai toujours été un grand partisan des Canadiens, mais je le suis encore plus aujourd’hui. C’est la plus belle expérience de ma vie. »

Son coéquipier dans l’expérience, le Dr. Alan Dackiw partage son avis, lui qui est retourné au Texas après ces quelques jours passés dans l’environnement des Canadiens.

«J’ai grandi à Winnipeg dans les années 1970. Yvan Cournoyer était mon joueur favori. Toute ma vie j’ai voulu le rencontrer. J’ai une lettre de lui et une photo qui date de quand j’avais huit ans. L’occasion de venir à Montréal et de le rencontrer a rendu ce moment si spécial », fait savoir Dackiw, qui comme Erautt, a grandement apprécié sa première expérience sur la glace du Centre Bell. «Quand tout le monde enfile cet équipement en même temps, c’est spécial. Tu regardes dans le vestiaire. Guy Lafleur et Yvan Cournoyer sont là. Puis ils sont là à tes côtés et ils te dirigent. Quand tu joues, tu dois t’arrêter quelques fois pour te pincer. Chaque cinq ou dix minutes, je prenais quelques secondes pour pleinement réaliser ce que je faisais. Je vais chérir ce moment à jamais. »

Crédit Photo: Ludovic Lord

Même s’il en était à sa deuxième expérience au Camp de rêve, Shane Britt, originaire de Fort McMurray en Alberta, assure que cette édition a été un succès sur toute la ligne.

«Ce camp nous expose à quelque chose de différent et d’unique pour quelqu’un de l’Alberta qui n’aurait pas l’occasion d’en faire partie. De jouer au Centre Bell est certainement le fait saillant de ma carrière de hockeyeur. De retrouver un gars comme Gaston Gingras a aussi été spécial. C’est un être humain incroyable. Il a du plaisir à nous entraîner et à nous faire travailler », rigole Britt qui faisait partie des six participants de l’édition 2014-2015 qui étaient de retour cette année. «Tu apprends à connaître les employés et les anciens quand tu es là. Quand c’est fini, tu as déjà hâte de revenir et de voir comment ils vont. »

Est-ce que les organisateurs ont réussi leur travail en offrant aux participants une expérience qu’ils n’oublieront jamais? La réponse est oui.

«Nous avons réalisé que c’était un succès par la réaction des gars, surtout lors de la dernière journée. Certains avaient la larme à l’œil. C’est la satisfaction ultime. Nous avons non seulement livre un produit extraordinaire, mais en plus, ils ont vécu des émotions incroyables », souligne Angelo Ruffolo, coordonnateur principal en développement des affaires et événements, qui a monté le programme en compagnie de Stéphane Verret, chef de secteur en développement du hockey mineur. «Ça nous pousse à faire les choses de façon encore plus grandioses. On aime ce défi. Bien des gars nous ont dit que la barre était haute et qu’ils attendaient avec impatience ce qu’on ferait l’an prochain. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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