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Écrire un nouveau chapitre

Quatre joueurs des Canadiens vivront leur baptême des séries de la LNH mercredi soir

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Quatre joueurs des Canadiens devraient vivre leur baptême des séries dans la LNH mercredi soir lors du match no 1 contre les Rangers, soit les attaquants Paul Byron, Phillip Danault, Artturi Lehkonen et Andreas Martinsen.

L'ambiance, l'intensité, les frissons… Ils peuvent les imaginer. Ils peuvent se les faire raconter. Mais rien ne se compare à l'expérience elle-même.

«J'en ai parlé un peu avec Max [Pacioretty] et Carey [Price] et ils m'ont dit que ce serait différent de la saison, mais je pense que c'est quelque chose que tu dois vivre toi-même pour savoir comment c'est au juste», a mentionné Byron, qui aura attendu plus de six ans entre son premier match dans la LNH et sa première expérience en séries.

Lehkonen a vécu un championnat en Europe, l'an dernier avec le Frölunda HC dans la Ligue de Suède. Malgré tout, il ne sait pas trop à quoi s'attendre à la veille de ses premiers coups de patin en séries en Amérique du Nord.

«Je n'ai pas vraiment posé de questions aux autres joueurs. J'ai vu comment sont les fans à Montréal. Ils sont très fanatiques, ils connaissent le hockey et j'imagine que ce sera une belle atmosphère. Ça va nous donner un boost d'extra, c'est certain», a dit la recrue finlandaise.

Quant à Danault, il n'a pas vraiment de souvenirs des Canadiens en séries puisque lorsqu'il était plus jeune, il était trop occupé à… jouer dehors. Par contre, il a vécu de très près la dernière conquête de la coupe Stanley par les Blackhawks de Chicago, alors qu'il était sur l'équipe de réserve en 2015. Il espère que l'expérience acquise comme observateur l'aidera, maintenant qu'il est l'un des acteurs principaux de ce nouveau bal printanier.

Video: Phillip Danault sur l'excitation en vue des séries

«Je pense que ce bagage-là va m'aider. C'est certain que la nervosité est plus grande, mais ça fait partie du jeu. Il faut avoir confiance, a mentionné le Québécois de 24 ans.

«J'ai eu la chance de vivre l'expérience jusqu'au bout à Chicago et c'était vraiment excitant. Mais là, c'est à un autre niveau. Je fais partie de l'équipe et je m'étais dit que je voulais faire partie de l'équation gagnante si j'avais la chance de faire partie des séries à mon tour», a ajouté Danault.

L'entraîneur-chef Claude Julien, qui a lui-même soulevé la coupe avec les Bruins de Boston en 2011, espère que son jeune joueur de centre a tiré des leçons de cette expérience.

«N'importe quel joueur qui est autour d'une équipe qui gagne un championnat peut en sortir gagnant. Tu vois les sacrifices et les efforts qui sont mis en place pour gagner. Si tu es un bon observateur, tu peux vraiment t'améliorer sur cet aspect», a dit Julien.

Pour appuyer son point, le pilote a relaté un passage de la biographie de Wayne Gretzky, qui raconte qu'après la première défaite des Oilers d'Edmonton en finale face aux Islanders de New York, ces derniers étaient tous meurtris et avaient besoin de sacs de glace, tandis que les Albertains étaient encore tout frais. C'est comme ça qu'on apprend qu'une tonne de sacrifices - physiques et mentaux - sont nécessaires pour remporter les grands honneurs.

Des sacrifices, Byron est prêt à en faire. De toute façon, il en a toujours fait. C'est comme ça qu'un joueur de si petit gabarit a réussi à faire sa place dans la cour des grands.

«Tout le monde me voit comme un petit joueur qui n'est pas fait pour jouer en séries, mais je joue très fort et je suis à mon mieux quand ça compte le plus. Je suis tellement excité d'être en séries pour montrer que je suis un joueur qui peut aider l'équipe. C'est pour ça que j'ai joué au hockey toute ma vie. Je veux gagner la coupe Stanley et être un joueur important pour l'équipe en séries», a mentionné l'attaquant de 5 pi 9 po et 160 lb.

Video: Byron sur sa première expérience des séries de la LNH

Voit-il une différence entre les matchs des séries et ceux en saison, pour un joueur de sa taille? La réponse est non.

«J'ai beaucoup de confiance en moi. Je sais que je joue de façon solide, je ne suis pas gêné d'aller dans les coins, je n'ai pas peur des gros joueurs. J'encaisse les coups et j'essaie de jouer tous mes matchs comme si c'étaient des matchs de séries», a ajouté l'Ontarien qui fêtera ses 28 ans à la fin du mois d'avril.

Martinsen est un joueur plus typiquement physique pour les séries. Et il sait qu'il devra se servir de sa charpente - 6 pi 2 po et 220 lb.

«Chaque soir, je dois utiliser ma grosseur et être difficile à affronter, particulièrement maintenant qu'on est en séries. C'est d'autant plus important puisque tu affrontes les mêmes joueurs chaque fois. Je vais me présenter sur la glace et jouer mon jeu», a dit le Norvégien, acquis à la date limite des transactions de l'Avalanche du Colorado.

Selon lui, il n'y a pas que le talent qui soit un gage de succès en séries.

«L'équipe qui voudra le plus gagner l'emportera. Ce n'est plus vraiment une histoire de talent. C'est une affaire de cœur et de volonté», a ajouté Martinsen.

Même si ces quatre joueurs vivront un tout nouveau chapitre de leur carrière professionnelle, leur entraîneur n'est pas du tout inquiet pour eux.

«Ce que j'aime, c'est que ces joueurs sont bien entourés, que ce soit les [Dwight] King ou [Andrew] Shaw qui ont gagné la coupe ou d'autres joueurs qui ont joué sur de grandes scènes; aux Jeux olympiques au Championnat du monde. Ces gars-là sont capables de bien entourer les jeunes. Une fois le premier match commencé, les joueurs qui n'ont aucune expérience apprennent quand même assez rapidement ce qu'est l'intensité des séries», a conclu l'entraîneur-chef.

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