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Quand on s’y attend le moins

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Rien ne peut remplacer l’expérience. Mike Condon est assurément de cet avis.

Après s’être taillé un poste avec les Canadiens au terme du dernier camp d’entraînement, le gardien recrue de 25 ans ne s’attendait sûrement pas à effectuer 55 apparitions devant le filet – dont 51 départs – à titre d’adjoint à Carey Price. Mais lorsque Price est tombé au combat après avoir subi une entorse au LCI du genou droit en novembre dernier, le Tricolore s’est tourné vers Condon pour prendre le relai jusqu’à la fin de la campagne. Le natif d’Holliston, dans le Massachusetts, a littéralement été jeté dans le feu de l’action, alors que tous les projecteurs ont été dirigés dans sa direction au cours des derniers quatre mois et demi du calendrier.

Le diplômé de l’Université Princeton en a beaucoup appris sur lui-même et sur ses talents de gardien de but plus la saison progressait, surtout lorsque les Canadiens ont fait face à leur plus haut niveau d’adversité depuis plusieurs années, devant composer avec de nombreuses blessures.

« J’ai réalisé que je pouvais jouer à ce niveau. Je dois travailler sur mon jeu avec la rondelle, sur mon contrôle des rebonds et sur le fait de demeurer en position compacte. La liste est longue. Je crois que chaque gardien a sa propre liste de choses à améliorer. Je ne suis pas satisfait de chaque aspect de ma technique ou de mon jeu présentement. Chaque point peut être évalué et amélioré », admet Condon, qui a été le gardien recrue le plus occupé dans la LNH en 2015-2016, effectuant 15 apparitions de plus que son plus proche rival, John Gibson des Ducks d’Anaheim. « Je sais sur quoi je devrai travailler pour être meilleur. C’est simplement une question de passer au niveau supérieur et de devenir plus confortable et plus expérimenté. »

Même si on pouvait dire que Condon a évolué derrière une formation différente presque à chaque soir, il a tout de même réussi à mener la troupe de Michel Therrien à 21 victoires, lui permettant également de rejoindre Gibson au sommet à ce chapitre chez les gardiens recrues cette saison. Il a aussi été le seul portier de première année à avoir été utilisé durant plus de 3 000 minutes entre octobre et avril, faisant face à 1 458 tirs au passage – un sommet dans la Ligue chez les recrues – stoppant 1 317 d’entre eux. Sans oublier qu’il a mené les Canadiens à une victoire de 5 à 1 sur les Bruins de Boston à la Classique Hivernale devant les siens au Gillette Stadium le 1er janvier, en plus de réussir son premier jeu blanc dans la LNH le 31 mars à Tampa.

« Il y a trois ans, lorsque je finissais mes études, jamais je n’ai vraiment pensé atteindre la LNH. En regardant ma carrière jusqu’à présent, qui aurait pensé que j’aboutirais ici un jour? Côté statistiques, les chances n’étaient pas de mon côté », mentionne Condon, qui a effectué des séjours dans l’ECHL et l’AHL après quatre années à Princeton, avant son baptême avec les Canadiens en octobre dernier. « Je suis chanceux d’avoir porté ce chandail et d’être ici à tous les jours. Je suis reconnaissant d’avoir eu cette occasion. »

Il est intéressant de noter que les 55 apparitions de Condon ont fait de lui le troisième gardien recrue le plus utilisé dans l’histoire des Canadiens, étant devancé seulement par Ken Dryden (64 en 1971-1972) et Gerry McNeil (70 en 1950-1951). Il a également terminé dans le Top 10 au chapitre des victoires (21),  en plus d'être parmi les meneurs pour la moyenne de buts alloués (2,71) et du pourcentage d’efficacité (0,903).

Pour souligner ses efforts, Condon a été choisi par la section montréalaise de l’Association des chroniqueurs de la LNH comme candidat des Canadiens pour le trophée Bill-Masterton, remis au joueur ayant démontré des qualités de persévérance, d'esprit sportif et de dévouement au hockey.

Pour couronner le tout, il a été un des trois gardiens choisis pour représenter les États-Unis au prochain Championnat du monde de hockey disputé en Russie, en compagnie de Keith Kinkaid des Devils du New Jersey et de Thatcher Demko des Canucks de Vancouver. Le tournoi de Condon et des Américains s’amorcera le 6 mai à Saint-Pétersbourg avec un duel face à Brendan Gallagher et au Canada.

« J’ai hâte de porter un bleu-blanc-rouge différent. J’aurai la chance de jouer encore un peu plus au hockey », atteste Condon, qui a assurément abouti sur le radar des États-Unis à la suite de sa brillante saison avec les Canadiens. « Je n’ai jamais eu la chance de représenter mon pays ou de porter ce chandail. C’est un honneur de recevoir cet appel. Ce sera ma toute première fois que je jouerai pour les États-Unis. »

De dire que le numéro 39 des Canadiens est motivé au plus haut point pour revenir en force la saison prochaine et de bâtir sur sa première campagne serait un euphémisme. Anxieux de voir ce qui se passera au cours de sa deuxième année, Condon souhaite profiter au maximum de son expérience au Championnat du monde et de la saison morte pour être fin prêt pour son prochain défi.

« Je dois simplement me concentrer à devenir meilleur et à augmenter mon niveau d’intensité durant l’été », souligne Condon, qui fêtera ses 26 ans mercredi. « Disputer 55 matchs, c’est beaucoup. Je suis devenu de plus en plus confortable plus la saison progressait. En même temps, vous ne pouvez pas être trop confortable dans cette ligue. Rien n’est garanti. Je dois garder mon intensité élevée et arriver au camp prêt à me battre pour mon poste. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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