Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Quand les chiffres parlent: Qui a peur des Big Bad Bruins?

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Voici un regard statistique sur ce qui importe dans la série Montréal-Boston.

Plusieurs facteurs ont permis à l’édition 2013-2014 des Bruins de Boston d’être la meilleure équipe dans la Ligue avec 117 points en saison régulière. Malgré la réputation qu’on leur connait, cette année, les Bruins ne sont pas arrivés au sommet du classement par la force physique. En regardant la formation actuelle, on peut observer une équipe balancée avec une offensive comprenant cinq marqueurs de 20 buts, une forte défensive et l’un des meilleurs gardiens de but au monde en Tuukka Rask. Tout simplement, une très bonne équipe avec peu de faiblesses.

Heureusement pour les Canadiens, ils amorceront la deuxième ronde reposés et avec la confiance d’avoir vaincu les Bruins trois fois en quatre rencontres cette année. Voici ce qui fera la différence dans ce qui sera très certainement une série mémorable.

Attention au cachot

Saviez-vous qu’en saison régulière, les Canadiens ont obtenu une moyenne de 13 minutes de pénalité par match, tandis que Boston affichait une moyenne de 10,8? Au final, Montréal a été la cinquième équipe la plus pénalisée de la Ligue, soit 11 positions devant Boston. Bien que les Bruins aient obtenu plus de pénalités majeures pour s’être battus, leur avance de 46-43 dans cette catégorie n’est pas aussi importante qu’on puisse penser.

Au chapitre des mises en échec, les Bruins se classent au 12e rang à travers la LNH, ayant distribué 2 008 mises en échec en 82 rencontres. Les Canadiens, de leur côté, sont classés au 20e rang avec 1 722, soit 3,5 mises en échec de moins que leur adversaire en deuxième ronde. Si la série se transforme en scénario d’œil pour œil, les partisans des Canadiens n’ont pas à s’inquiéter : l’équipe pourra suivre le rythme.

Jouer de rudesse

Une bonne manière de déterminer s’il est difficile de jouer contre une équipe en séries est de regarder comment les joueurs étoiles de l’équipe se débrouillent lorsqu’ils se font bousculer. De la même manière qu’un porteur de ballon dans la NFL, la force d’un joueur offensif est mesurée lorsqu’il réussit à passer par-dessus un plaquage pour réaliser un bon jeu.

En quatre matchs de séries contre le Lightning, la première unité de cinq contre cinq des Canadiens (Max Pacioretty, David Desharnais, Thomas Vanek, P.K. Subban et Josh Gorges) ont combiné pour 27 mises en échec contre 45 à leur insu. La statistique peut sembler mauvaise au premier regard, mais il est important de se souvenir qu’un joueur ne peut recevoir une mise en échec que s’il est en possession de la rondelle. Ces joueurs ont contrôlé la rondelle presque 60 % de leur temps de glace en première ronde contre Tampa Bay. Fait intéressant, Gorges a été la cible de l’échec-avant du Lightning à 16 reprises.

Les chiffres sont similaires chez les Bruins. Leurs meilleurs joueurs à cinq contre cinq face à Detroit (Loui Eriksson, Patrice Bergeron, Reilly Smith, Torey Krug et Zdeno Chara) se sont fait dominer 29-46 au chapitre des mises en échec.

Force contre force

Possédant le troisième meilleur avantage numérique de la Ligue en saison régulière, les Bruins de Claude Julien ont été récompensés en restant disciplinés et en provoquant leurs adversaires en leur faisant visiter le cachot. Un élément clé du succès des Bruins avec l’avantage d’un homme est l’habileté de Zdeno Chara et de Milan Lucic de créer de la confusion devant le filet, permettant à Torey Krug et David Krejci de diriger le trafic de la pointe, créant une ouverture pour Jarome Iginla depuis la bande gauche. Cette tactique a produit 56,9 tirs par 60 minutes de jeu (cinquième meilleur taux à cinq contre quatre dans la LNH) en saison régulière et un sommet dans la ligue de 78,4 tirs en 60 minutes durant la série contre les Red Wings.

De leur côté, les Canadiens ont connu beaucoup de succès en désavantage numérique durant la saison 2013-2014 en limitant les tirs au but de leurs adversaires. La quatrième meilleure unité à court d’un homme de la Ligue n’a alloué que 47,9 tirs au but par heure en saison régulière (8e meilleur taux dans la LNH), n’accordant qu’un seul but en quatre contre cinq au Lightning sur cinq tirs lors de la première ronde des séries.

Les monstres à deux têtes

Les Canadiens, tout comme les Bruins, jouant leur meilleur hockey à cinq contre cinq de la saison, certains buts marqués au bon moment pourraient bien faire la différence entre un laissez-passer vers la Finale d’association de l’Est et une escapade au terrain de golf. LA dernière ligne de défense des Canadiens, Carey Price, a récolté un excellent pourcentage d’arrêt de 0,934 à cinq contre cinq durant la saison (troisième chez les gardiens partants dans la LNH). De son côté Tuukka Rask a fait encore mieux pour les Bruins, effectuant l’arrêt sur 94,2% des tirs auxquels il a fait face à forces égales, menant la Ligue à ce chapitre.

En conclusion…

Si les Canadiens peuvent se tenir loin du banc des pénalités, continuer leur bon travail en désavantage numérique et diriger quatre rondelles de plus que les Bruins vers Rask à chaque rencontre, permettant de réduire l’écart entre les pourcentages d’arrêt de Rask et Price, de bonnes choses se produiront.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Élise Robillard.

En voir plus