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Quand les chiffres parlent: Miser jeune

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le but gagnant du match #3 marqué par Alex Galchenyuk en prolongation illustre une fois de plus que la jeunesse peut accomplir de remarquables exploits.

Jeudi soir au Madison Square Garden, le numéro 27 du Tricolore, âgé de seulement 20 ans et 99 jours, est devenu le plus jeune joueur de l’histoire des Canadiens à marquer en prolongation lorsqu’il a foncé sur une rondelle bondissante devant le filet. Bien évidemment, le joueur américain a déjà marqué de plus beaux buts dans sa carrière, alors que la rondelle a bondi sur son menton puis son torse pour déjouer Henrik Lundqvist, mais il était sans aucun doute très heureux du résultat final de ce jeu qui a permis aux siens de remporter le match #3 à New York.

En marquant le deuxième but en séries de sa jeune carrière, Galchenyuk a rejoint un groupe restreint de joueurs des Canadiens, anciens et actifs. En effet, depuis l’expansion de la LNH de six à douze équipes en 1967, seulement huit joueurs des Canadiens ont réussi à faire scintiller la lumière du filet adverse à plus d’une reprise en séries avant d’atteindre l’âge légal de consommer de la boisson aux États-Unis. Celui qui a réussi cet exploit le plus souvent est l’ailier Claude Lemieux, qui a marqué 10 buts durant la conquête de la Coupe Stanley en 1986. Suivent le marqueur de 50 buts Stéphane Richer (sept), Shayne Corson (six), Sergei Kostitsyn (trois) et Mario Tremblay (trois). Doug Jarvis, Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk ferment la marche avec deux buts chacun.

Si on regarde les statistiques en saison régulière, on peut facilement observer que les meilleurs joueurs offensifs de la LNH, de nos jours, ont laissé leur marque très tôt lors de leur arrivée chez les pros. À l’âge de 20 ans, la plupart des meilleurs marqueurs avaient déjà goûté au succès dans la LNH. En contraste, les joueurs qui poursuivent leur développement dans les ligues mineures ou qui jouent longtemps dans la AHL ont moins de chance de s’affirmer comme des marqueurs importants dans les ligues majeures. Parmi les joueurs qui ont commencé à jouer dans la LNH à 18 ans durant les dix dernières saisons, Sidney Crosby est le meneur avec 222 points en 160 matchs avant d’atteindre l’âge de 20 ans. Il est suivi de Steven Stamkos (141 points), Jeff Skinner (107), Sam Gagner (90), Ryan Nugent-Hopkins (76), Jordan Staal (70), Evander Kane (69) et du candidat au titre de la recrue de l’année 2014, Nathan MacKinnon (63). Alex Galchenyuk, le premier choix de Montréal au repêchage en 2012, complète ces neuf joueurs de l’élite de la LNH avec 58 points obtenus en 113 matchs en saison régulière alors qu’il était adolescent.

Quand l’organisation des Canadiens et les recruteurs ont décidé de mettre la main sur l’ancien du Sting de Sarnia au repêchage de l’été 2012, il s’agissait d’un pari bien calculé de miser sur un joueur qui avait manqué tous les matchs sauf deux en saison régulière lors de sa deuxième campagne dans la OHL, tenu à l’écart du jeu en raison d’une sérieuse blessure au genou. Un facteur important a aidé à la sélection du rapide joueur, repêché au troisième rang au total cette année. Lors de son année de recrue à 16 ans en 2010-2011, Galchenyuk a terminé au 20e rang à travers la OHL, cumulant 83 points en 68 matchs, un résultat extrêmement rare chez les jeunes espoirs de moins de 18 ans. Selon des recherches indépendantes, un joueur de 17 ans marquera 72% et plus des points obtenus dans la OHL dans la LNH, tandis qu’un joueur de 20 ans ne marquera que 26% et plus des points inscrits dans les rangs juniors. Si on se fie à ces données, Alex Galchenyuk pourrait obtenir jusqu’à 72 points la saison prochaine, alors qu’il soufflera 21 bougies. Seulement le temps nous le dira, mais jusqu’à maintenant, tout roule pour le talentueux jeune joueur.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Traduit par Élise Robillard.

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