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Quand les chiffres parlent : les comparables de Plekanec

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Joueur à tout faire par excellence chez les Canadiens, Tomas Plekanec a discrètement atteint le 29e rang des meilleurs buteurs dans l’histoire de l’équipe avec son 169e filet en carrière, le 28 décembre 2013 face à Tampa Bay. Cette semaine, jetons un regard approfondi sur les chiffres derrière la sous-estimée touche de marqueur du joueur de centre tchèque.

La qualité

En général, le tireur moyen dans la LNH touche la cible à chaque dix lancers qu’il effectue. Il peut être vrai que le niveau de talent du joueur a un impact sur le pourcentage d’efficacité de ses tirs, mais la différence entre le pourcentage d’un joueur étoile et celui d’un joueur moyen est plus petite qu’on pourrait le penser. La manière la plus simple d’expliquer ce phénomène est que les francs-tireurs talentueux ont tendance à diriger la rondelle vers le filet dans le but d’avoir un retour profitable, mettant en quelque sorte de côté leur incroyable habileté de compléter leurs jeux. Lorsqu’il était à Montréal, Maxim Lapierre, un attaquant reconnu pour sa ténacité et son jeu défensif plutôt que pour son tir du poignet, avec une efficacité de 8 %. Pour sa part, Michael Ryder, l’un des meilleurs francs-tireurs repêchés par les Canadiens au cours des 20 dernières années, a touché la cible dans 12,5 % de ses lancers au filet durant son séjour avec le Tricolore.

En passant au travers des statistiques de la LNH, nous remarquons qu’une grande majorité des attaquants de la Ligue ont tendance à marquer à un rythme se situant entre celui de Lapierre et Ryder au cours d’une année. Des bonnes et de mauvaises séquences auront inévitablement un impact au bout du compte, mais seulement sur une courte période. Lars Eller a amorcé la saison 2013-2014 en lion, ayant une efficacité de 42 % à ses cinq premiers matchs avant de voir son pourcentage retrouver celui qu’il a affiché depuis le début de sa carrière, 11,3 %. De son côté, David Desharnais a été incapable de trouver le fond du filet à ses 22 premiers tirs de la saison, mais il a été fructueux à 19,3 % depuis.

La quantité

Pour sa part, Tomas Plekanec affiche un solide, mais banal pourcentage de 11 % depuis ses débuts à Montréal. Si un joueur souhaite marquer régulièrement dans la LNH, il devra lancer souvent au filet. Là est le secret des succès du Tchèque. En effet, ce qui fait de Plekanec un marqueur si dangereux est la quantité de rondelles qu’il dirige habituellement vers les filets adverses.

Meilleurs francs-tireurs à Montréal depuis 2009

       Joueur             PJ - B - L - L%

1. Max Pacioretty 245 84 11 3,11

2. Mike Cammalleri 170 54 10,3 3,07

3. Brian Gionta 263 84 10,4 3,06

4. Tomas Plekanec 329 91 10,1 2,75

Pour quelqu’un davantage reconnu pour ses talents de passeur que de marqueur, Plekanec ne cesse de générer des chances de marquer avec son tir. Au cours des cinq dernières années, sa moyenne de 2,75 lancers au but par match se situe autour de celles de Thomas Vanek (2,81), Anze Kopitar (2,81) et Martin St-Louis (2,72), tout en devançant celles de Patrice Bergeron (2,61) et Claude Giroux (2,45). De plus, les joueurs des Canadiens qui ont eu plus de succès à diriger les rondelles vers les filets adverses que le vétéran tchèque ont mené l’équipe au chapitre des buts à chaque saison depuis 2009.

Pour conclure, Plekanec se situe dans les environs des moyennes de sa carrière aux chapitres de la qualité et de la quantité de ses lancers cette saison. Il a dirigé en moyenne 2,60 lancers au filet au terme des 42 premières rencontres, faisant mouche dans 11,9 % de ses tentatives, ce qui prouve la constance et la durabilité du vétéran de 10 saisons dans la LNH.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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