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Quand les chiffres parlent : La conquête de l’Est

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Comment les oursons ont été stoppés, et à quoi s’attendre des Rangers en Finale de l’Est.

Les joueurs clés

Faisant face à la meilleure équipe dans la LNH en saison régulière, le Tricolore a relevé cet imposant défi en sept rencontres grâce à de grandes performances de la part de tous les joueurs dans l’alignement.

Alors que son équipe était aculée au pied du mur suite au match #5, Carey Price a stoppé 55 des 56 lancers dirigés vers lui dans des rencontres sans lendemain dans son duel l’opposant à Tuukka Rask et les Bruins. Suite à ses récentes performances, il présente maintenant un pourcentage d’efficacité de 0,926 en 11 matchs en séries jusqu’à présent, ce qui est pratiquement similaire au 0,927 qu’il avait enregistré en saison régulière.

Son coéquipier et également médaillé d’or P.K. Subban avait la tâche d’affronter les meilleurs attaquants des Bruins et il a excellé dans ce rôle, ne permettant aucun but à forces égales alors qu’il était sur la glace lors des quatre derniers matchs de la série. De plus il a réussi par lui-même à remettre l’avantage numérique du Tricolore sur les rails avec trois buts et deux mentions d’aide en supériorité numérique. Après 11 rencontres, Subban continue de mener l’équipe pour les points (12) et pour le temps d’utilisation (26:45 par match).

À l’autre extrémité dans la colonne du temps de glace se retrouvent Daniel Brière et Nathan Beaulieu, qui ont présenté des moyennes de 8:57 et 8:46 respectivement face aux Bruins. Bien qu’ils n’aient pas été souvent utilisés, ces deux joueurs ont exploité au maximum leur flair offensif et ont été des éléments importants dans les victoires des Canadiens lors des matchs #6 et #7. Au-delà des quatre points en six matchs de Brière et des deux aides de Beaulieu en deux parties, ils ont tous deux été parmi les meilleurs du côté des deux équipes pour la possession de rondelle dans les derniers moments de la série. Lors du septième match, les Canadiens présentaient un avantage de 5 contre 1 pour les tirs tentés lorsque Brière était sur la patinoire et de 9 contre 3 lorsque le duo de Beaulieu et Mike Weaver y était.

Bleu, blanc et rouge

Comme le Tricolore, les Rangers ont fait face à l’élimination contre l’une des puissances de la Ligue, avant de renverser la vapeur et d’obtenir leur laissez-passer pour la Finale de l’Association de l’Est.

New York a été dominé au chapitre des tirs à forces égales par Sidney Crosby, Evgeni Malkin et le reste des Penguins. Mais les Rangers ont été inspirés par le jeu du trio de Benoit Pouliot, Derrick Brassard et Mats Zuccarello pour compléter leur improbable remontée. Comme pour le trio de Bourque-Eller-Gionta contre Tampa Bay, cette combinaison a mené la production offensive de l’équipe durant la série, en plus de présenter d’excellentes statistiques au niveau de la possession de la rondelle à cinq-contre-cinq.

Faisant face à un déficit de 1-3 contre les Penguins après quatre matchs, Henrik Lundqvist n’a alloué qu’un but par match lors des trois rencontres suivantes, en plus de présenter un incroyable pourcentage d’efficacité de 0,940 au terme des sept parties. Price et lui ont tous deux joué comme des gardiens de haut niveau, faisant face à un nombre similaire de lancers jusqu’à présent en séries. Le gardien des Canadiens a été mis à l’épreuve en moyenne à 29 reprises par match, alors que celui des Rangers, à 28,6 occasions. Un peu comme lorsqu’ils se sont affrontés lors du match pour la médaille d’or aux Jeux de Sotchi, le gagnant de cette série sera probablement décidé par celui qui recevra la plus grande production offensive de ses coéquipiers.

Parlons points

Attendez-vous à ce que le Tricolore impose le rythme et fasse flèche de tout bois contre les Blueshirts, puisque Montréal mène la LNH en séries avec une moyenne de 3,27 buts inscrits par match. De leur côté, les Rangers présentent une moyenne de 2,43 buts par rencontre, n’en allouant que 2,14 par partie.

Les unités spéciales ont fait la différence dans la série Montréal-Boston et elles pourraient distancer le Tricolore des Rangers en finale d’association. Alors que la troupe de Michel Therrien a profité de 26,3 % (10 en 38) de ses occasions en supériorité numérique en séries, celle d’Alain Vigneault n’a présenté qu’une efficacité de 10,9 % (six en 55). New York détient toutefois une mince avance en infériorité numérique avec un pourcentage de 82,9 % alors que Montréal a neutralisé l’adversaire dans 80 % du temps.

Jack Han écrit pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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