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Site officiel des Canadiens de Montréal

Q&R de La Première Ligne: Le Big Three et Geoff Molson

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL -- Les membres de La Première Ligne, le fan club officiel pour adultes des Canadiens, ont eu la chance de mettre à l’épreuve Geoff Molson et surtout, les membres du Big Three, Serge Savard, Larry Robinson et Guy Lapointe, quelques heures avant le retrait du chandail de ce dernier, à l’occasion de la première séance de questions/réponses de la saison 2014-2015.

Étant un des trois éléments du légendaire Big Three des Canadiens en défensive aux côtés de Larry Robinson et Serge Savard, Lapointe a fait partie de la meilleure unité défensive de la LNH dans les années 1970. Obtenant à eux trois une récolte de 2 019 points en saison régulière, 282 en séries éliminatoires, un différentiel incroyable de plus-1,519 en plus d’un total combiné de 20 coupes Stanley, les trois membres du Temple la renommée font encore aujourd’hui partie du Top 5 des Canadiens au niveau des statistiques chez les défenseurs. Le numéro 18 de Savard a été retiré le 18 novembre 2006, le 19 de Robinson a été retiré le 19 novembre 2007 et Lapointe, qui portait le numéro 5, les rejoint dans les hauteurs du Centre Bell le 8 novembre 2014.Tous les trois étaient réunis spécialement pour les membres de la Première Ligne. Voici quelques extraits de la séance exclusive de Questions/Réponses.

Les membres du Big Three, Serge Savard, Larry Robinson et Guy Lapointe.

Serge a été le premier de vous trois à jouer avec les Canadiens alors j’imagine qu’il était comme un grand frère pour vous. Serge, qu’est-ce que ça représentait pour toi?

SERGE SAVARD : Je vais partager une anecdote avec vous à propos de Guy. Il jouait pour les Voyageurs, notre club-école à l’époque. Un jour, les Canadiens le rappellent pour une journée, pour qu’il puisse s’entraîner avec nous. Durant l’échauffement, je vais à côté de lui et je lui dis «Guy, tu sais notre gardien, Gump Worsley, il aime beaucoup travailler les tirs hauts avec sa mitaine à l’entraînement ». Guy m’a écouté et il a envoyé un boulet de canon dans la partie supérieure. La rondelle est passée juste à côté du visage de Worsley. À l’époque, les gardiens ne portaient pas de masque. Worsley a laissé tomber son bâton et ses gants et a poursuivi Guy sur la glace. Il était furieux! C’était notre façon d’initier Guy à la LNH. C’est un véritable farceur, mais au début, c’était moi qui lui jouais des tours.

Larry, comment as-tu été accueilli dans l’équipe? Serge et Guy étaient déjà là quand tu es arrivé. Peux-tu nous parler de tes débuts.

SS : Il était très poli à l’époque.

LARRY ROBINSON : Oui, et je le suis encore aujourd’hui! (rires) Je connaissais mieux Serge que Guy à l’époque, alors Serge m’a beaucoup aidé. Je me souviens que lors de mon premier camp, j’enfilais mon équipement et mes jambières ne recouvraient que la moitié de mes jambes. Je les ai enlevées et je me suis rendu compte que le numéro 9 y était inscrit. La seule personne à les avoir portées, à part moi, était le Rocket. Guy a été assez gentil pour aller voir Eddy Palchak en lui disant qu’il y avait une petite différence de taille entre le Rocket et moi, m’amenant une nouvelle paire de jambières. C’est la première bonne chose qu’il a faite pour moi. Après ça, ça n’a fait qu’aller en s’aggravant! (rires) Je devais vérifier mes shorts pour m’assurer qu’il n’y avait rien dedans qui pouvait m’irriter, je devais changer mes lacets chaque jour parce qu’il les coupait. Un soir, après un entraînement, je mets en marche mes essuie-glaces et je me rends compte qu’il y avait mis de la Vaseline. À part ça, Guy a toujours été bon avec moi.

On a entendu beaucoup d’histoire de coups pendables de M. Lapointe, mais pour chacun de vous, quel est votre meilleur souvenir du temps où vous jouiez ensemble?

GUY LAPOINTE : Il y en a beaucoup. Mon moment préféré, c’était quand il restait quelques minutes à un match et que Larry, Serge et moi-même étions sur la glace pour ces minutes. Un de nous était sur le banc, en attendant qu’un autre débarque. Nous étions toujours sur la glace. Quand on enlevait le gardien,  nous étions les trois sur la glace. Serge écoulait des pénalités avec sa grande portée.  J’ai de bons souvenirs des années passées ensemble.

Il y a un match dans les années 1970 où les Flyers de Philadelphie étaient en ville. Il y avait eu une dispute sur la glace et les joueurs s’étaient rencontrés, sur la glace. Larry, je me souviens de t’y avoir vu. Tu voulais avoir une conversation avec un certain Dave Schultz. Tu te tirais bien d’affaire il me semble, au point où ses coéquipiers sont venus l’aider. Dirais-tu que ça a été un moment tournant dans l’histoire des Broadstreet Bullies? Le moment où les Canadiens et les autres équipes se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas invincibles?

LR : Merci, mais je ne crois pas que c’était ce moment précis. En fait, Serge a eu quelques altercations avec Schultz aussi. Je me souviens plus d’un moment à Philadelphie où Scotty [Bowman] avait mis Sean Shanahan, Pierre Bouchard, Doug Risebrough et Gilles Lupien sur la glace. Le plus petit sur la glace était Risebrough. Une mêlée s’en est suivi et certains joueurs allaient voir Scotty pour lui dire qu’ils en avaient assez.  Nous avions créé un précédent. Une de mes coupes Stanley favorites est celle de 1976, puisque nous les avions battus en quatre matchs. C’était spécial parce qu’on sentait que la Ligue tout entière était derrière nous. Ils malmenaient tout le monde dans la Ligue. Nous les avions battus sur la glace et en dehors de celle-ci. C’était ça le tournant, je crois.

Après le Big Three, c’était au tour du propriétaire des Canadiens, Geoff Molson, de répondre aux questions des membres de la Première Ligne présents dans l’assistance.

Dernièrement, on entend parler que la Ligue veut augmenter ses revenus, mais vous, que pensez-vous de la commandite sur les chandails?

Geoff Molson, en compagnie de l'hôte de la rencontre, Michel Lacroix.

Geoff Molson : Je suis fier de notre chandail, du fait que c’est un chandail qui est reconnu partout à travers le monde comme étant celui de l’équipe qui a gagné le plus dans l’histoire du hockey. Je pense que le jour va venir où les Ligues, que ce soit la NBA, la MLB, la NFL ou la LNH vont ouvrir cette porte. Ça va être une décision à prendre pour nous parce que notre chandail est spécial. Je ne pense pas que ça va être comme au soccer par contre où la compagnie et non l’équipe est sur le devant. Ça me surprendrait beaucoup de voir ça. Je ne crois pas que ça va venir de l’équipe, mais ça va éventuellement venir comme opportunité pour la Ligue. Par contre, on ne sera pas les premiers, c’est certain. Quand on prend une décision comme ça, c’est la Ligue qui amène l’idée et les propriétaires votent. Pour une décision comme ça, ça prendra une majorité de propriétaires qui vote en faveur.

J’étais vraiment heureuse de voir que vous avez souligné le 2500e match de Pierre Gervais. Je me demandais si vous aviez une histoire à nous raconter à ce sujet?

GM : C’était une merveilleuse cérémonie. J’ai eu beaucoup de commentaires positifs de la part de gens qui me disaient qu’aucune autre organisation n’aurait fait quelque chose comme ça. Nous sommes très fiers de ce moment. Il est probablement le meilleur gérant d’équipement de l’histoire du hockey. Quand d’autres équipes sont en ville, ils veulent lui parler. Quand le Canada participe à une compétition internationale, il est le premier à recevoir un appel pour faire partie de l’équipe. Quand j’ai appris que c’était son 2500e match, la décision a été plutôt facile à prendre. Il est extrêmement respecté dans le vestiaire. Je ne sais pas si vous avez vu l’épisode de 24CH qui a suivi et à quel point les joueurs étaient contents pour lui. C’était un grand moment, vraiment mérité.

Comment entrevoyez-vous la possibilité du retour du hockey dans la ville de Québec?

GM : Je ne sais pas quand. Je pense qu’il y aura un jour l’opportunité d’y avoir une équipe à Québec. La construction de l’aréna est presque terminée. Ils seront prêts. Il y a 16 équipes dans l’Est et 14 équipes dans l’Ouest. J’entends, et vous l’entendez probablement autant que moi, qu’il y a des villes dans l’Ouest qui sont intéressées aussi. C’est quelque chose que la LNH amène à la table des propriétaires. Soit quand ils veulent déménager une équipe ou faire une expansion. Ça va venir un jour. Québec est un bon marché et nous serions en faveur. La rivalité serait vraiment intense, comme c’était le cas avant. Ce serait vraiment bon pour le hockey.

Je voulais savoir à quel point vous êtes impliqués dans l’entourage des joueurs. Est-ce que vous parlez aux joueurs, vous vous tenez près du vestiaire ou vous êtes plus à l’écart, dans votre bureau avec Marc Bergevin?

GM : Je suis proche de notre organisation. Que ce soit les joueurs, les thérapeutes, les docteurs, le DG, je suis près de tout le monde. Mais je garde mes distances aussi. Les deux sont importants. Je pense que tout le monde dans la grande famille sait comment je les supporte. Je les connais tous et ils savent que je vais tout faire pour leur donner les moyens de gagner. La culture que nous avons est extraordinaire. Le support va à travers tout le monde, mais ça commence avec moi. Je suis derrière eux. Je reste en contact avec tout le monde. Mais je ne sors pas avec les joueurs et je ne leur parle par de leurs performances sur la glace. Ils me voient et quand ils font un bon coup, je les félicite. Quand ça va mal, via Marc, je fais passer des messages.

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