Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Projets extracurriculaires

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Sur la glace la spécialité de Mike Brown est de démolir ses adversaires. Hors de la glace, il est plutôt spécialiste pour bâtir des choses.

Brown, qui s’est joint aux Canadiens après avoir été réclamé au ballotage des Sharks à la date limite des échanges, a développé une passion pour le travail du bois alors qu’il jouait pour l’équipe de développement des États-Unis, au début des années 2000. C’est un passe-temps que l’attaquant de 30 ans originaire de Chicago a conservé depuis, améliorant ses connaissances en faisant quelques projets au cours de la saison morte.

«Tout a commencé lorsque j’étais hébergé chez l’ancien joueur de la LNH Moe Mantha Jr., qui était entraîneur du programme américain à l’époque. Il a décidé de m’héberger puisqu’il n’y avait pas assez de familles disponibles. Nous avons bâti ensemble le sous-sol. C’était sur le béton au départ. Nous revenions de l’aréna et je le suivais pour apprendre comment fonctionnaient les différents outils. Nous avons monté les murs et posé le gypse. Quand j’ai atteint les rangs professionnels, j’ai eu assez d’argent pour m’acheter mes propres outils », explique Brown, qui a également porté les couleurs des Canucks de Vancouver, des Ducks d’Anaheim, des Maple Leafs de Toronto et des Oilers d’Edmonton.

«J’ai commencé en construisant une table à café avec une scie à main, ainsi que quelques vis et clous. C’était vraiment pas mal. J’avais pris quelques ateliers de menuiserie au secondaire. J’avais donc quelques connaissances de base. Puis j’ai essayé de me construire un bar à la maison, une étape à la fois. Tu peux apprendre un peu n’importe quoi en regardant sur YouTube de nos jours. Au final, mon bar était vraiment réussi. J’ai pas mal amélioré mes connaissances au cours de la saison morte, il faut croire », a ajouté Brown, qui compte bon nombre de réalisations de meuble à sa fiche, incluant une rallonge à sa maison de San Jose, un lit et sa tête, une table de cuisine, des tables de salon et un meuble pour la télé, pour n’en nommer que quelques-uns.

Selon Brown, ce passe-temps lui a permis de passer au travers des années d’abus physiques et mentaux qui viennent avec le fait de jouer dans la LNH de nos jours. Il faut se souvenir que ce père de deux enfants a également à son actif 95 combats depuis ses débuts dans la LNH en 2007-2008, en plus d’avoir amassé 778 minutes de pénalité et distribué 800 mises en échec.

«J’aime construire. J’aime le produit fini. Quand je construis des choses, ça me garde actif. J’ai eu à composer avec de nombreuses blessures au cours de ma carrière et bâtir des choses m’aide à me garder actif et en forme. De marteler, de sortir la scie et de tenir de gros morceaux de contreplaqué tout seul, c’est un bon entraînement pour le haut du corps et les jambes », souligne Brown, qui a obtenu 56 mises en échec dans l’uniforme des Canadiens. «Quand je tombe en mode construction, il n’y a que ça qui compte. C’est une excellente façon de canaliser son énergie sur quelque chose de positif. »

Bien avant que Mantha ne lui démontre les rudiments de la construction, Brown a eu la chance d’apprendre d’un autre passionné, son père Barry, à propos de la passion des grosses cylindrées, des Harley-Davidson plus précisément. Anciennement revendeur autorisé de Harley Davidson, ainsi que collectionneur et spécialiste de la restauration à Chicago, M. Brown et sa femme, Audree, en compagnie de leur plus vieux, Danny, sont aujourd’hui à la tête d’une entreprise de location de motos à Woodstock, en Illinois. Ils offrent aux voyageurs de prendre la mythique Route 66 qui va de Chicago à Los Angeles. Leur flotte de plus de 500 motos Harley est la plus grande au monde pour un locateur autorisé.

«J’ai grandi avec ça. Nous adorions ça mon frère, ma sœur [Cindy] et moi. Nous avions toujours hâte de pouvoir sauter sur notre quatre roues Suzuki Quad Runner. On faisait des tours dès l’âge de deux ans. Ça a toujours fait partie de notre famille », expose Brown qui, bien qu’il soit détenteur d’un permis en règle, ne voyage pas en moto pour des raisons de sécurité. «Je me souviens de courir partout dans le magasin quand j’étais jeune. En vieillissant, à l’école secondaire et au collège, je travaillais là durant l’été. Je m’occupais de la préparation des motos. Je les sortais des boîtes, j’assemblais les dernières pièces, branchait les derniers fils, puis je testais le tout dans le magasin. Les touches finales, un peu de gaz et elle était prête. »

Si Brown appréciait le temps passé avec ses parents au concessionnaire, il y a quelques années en particulier qui ont particulièrement laissé de bons souvenirs.

«J’aimais bien voir nos clients. Il y avait tellement une variété de gens. Tu avais le gars clairement identifié comme motard qui était suivi quelques minutes plus tard par un avocat ou un docteur en complet. Je n’oublierai jamais ces contacts. Mes parents ont toujours eu de bons mécaniciens et de bons employés. On les connait depuis tellement longtemps. C’était amusant de côtoyer tout ce monde », explique Brown, qui a également vu quelques figures connues de la LNH dont Jeremy Roenick, Chris Chelios ou Tony Amonte au concessionnaire, figures qu’il a appris à connaître au fil du temps.

«Nous faisions également des portes ouvertes une fois par année, avec environ 1 000 motos à l’extérieur. Nous nous tenions sur le coin et nous attendions que tout le monde parte. On pouvait entendre les moteurs et les tuyaux d’échappement caractéristiques des Harleys crier. On attendait ça. C’était excitant, tout ce bruit », poursuit Brown qui a rencontré son agent, Neil Abbott, par l’entremise de Roenick plus tôt dans sa carrière.

Cela étant dit, Brown ne planifie pas faire de moto avant d’avoir accroché ses patins. Être père et être joueur de hockey, voilà ses priorités pour l’instant.

«Je vais probablement enfourcher ma moto quand ma carrière sera terminée, mais avec tous les mouvements dernièrement et mes deux garçons à la maison, le temps est limité », mentionne celui qui a vu ses fils de quatre ans et demi et deux ans le rejoindre à Montréal en compagnie de sa femme Katrina. «Par contre j’ai des motos Hot Wheels pour eux pour qu’ils puissent jouer lorsqu’ils le désirent. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

VOIR AUSSI
Jeunesse d'aujourd'hui 
L’effet domino 
Rapport des IceCaps – 19 avril 
Profiter de chaque minute 

En voir plus