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Profiter de ses chances

par Staff Writer / Montréal Canadiens

SYOSSET, NY – Si la défaite de jeudi face aux Flyers a été difficile à avaler chez les Canadiens, ils ont déjà les yeux rivés vers leur affrontement de samedi face aux Islanders.

Aucun match n’est une victoire assurée dans la Ligue nationale de nos jours. Avec la parité qui existe, même une équipe qui est un peu plus bas au classement peut causer des maux de tête aux meilleures formations. Le Tricolore l’a appris à ses dépens jeudi à Philadelphie et un scénario semblable pourrait survenir samedi lorsqu’il se frottera à l’avant-dernière équipe au classement dans l’Association de l’Est, les Islanders de New York.

En vrac: P.K. Subban

Bien que sa troupe n’ait trouvé le fond du filet qu’à une seule reprise à ses deux dernières sorties, Michel Therrien sait que ses hommes peuvent amplement rebondir de ses récents insuccès et que seuls des petits ajustements seront nécessaires pour retrouver le sentier de la victoire.

« Contre les Islanders, on va vouloir jouer un style particulier en zone neutre, on a voulu apporter quelques changements durant l’entraînement à notre jeu de transition ainsi qu’à notre échec-avant », explique l’entraîneur-chef du Tricolore, qui a d’ailleurs confirmé que Carey Price obtiendra le départ samedi soir au Nassau Coliseum. « Je ne crois pas que malgré les succès qu’on a connus dernièrement, que la confiance était fragile en offensive. Il faut quand même être très réaliste en ce qui a trait à quel genre d’équipe on est. Quand t’as tendance à te penser un peu trop bon et à écouter un peu trop les commentaires des gens qui t’entourent, tu oublies souvent la base et la raison pourquoi on est devenu une bonne équipe. »

Force est d’admettre que la séquence de neuf victoires en 10 rencontres qu’ils ont réussie récemment n’est pas le fruit du hasard. Cette séquence est provenue de l’effort collectif qu’ont démontré les joueurs montréalais et ils savent que la seule chose qu’ils ont à faire pour amorcer une nouvelle période fructueuse dès samedi, face à une formation qu’ils ont vaincue le 10 novembre dernier, est qu’ils doivent jouer avec l’énergie du désespoir et que leur intensité devra monter d’un cran.

« Lorsque nous avons connu cette bonne période où nous avons joué du très bon hockey, je sentais que nous avions ce feu sacré, cette passion, cette intensité dans notre jeu », explique P.K. Subban, qui est toujours au sommet des pointeurs du Tricolore avec une récolte de 24 points en 33 matchs. « Lorsque vous nous regardez maintenant, surtout que nous sommes sur la glace souvent, parfois ça peut faire en sorte que ce feu et cette passion peuvent s’estomper. Il faut apprendre à les gérer et à comprendre ce qu’il faut faire pour être une bonne équipe et une équipe faisant partie de l’élite. Nous passons par des moments difficiles, mais nous devons quand même nous présenter chaque soir. Ce n’est pas toujours facile. »

Occupant malgré tout le troisième rang dans l’Est avec ses 41 points, le Tricolore sait que les hauts et les bas au cours d’une saison de hockey seront fréquents. Sachant également qu’il ne compte pas nécessairement sur les mêmes effectifs que certaines des autres équipes considérées parmi l’élite, tout le monde chez les Canadiens sont conscients qu’ils devront lutter un peu plus que les autres s’ils souhaitent se retrouver là où ils sont aujourd’hui au classement lorsqu’arrivera le printemps.

C’est pour cette raison qu’ils doivent profiter des parties face à des adversaires comme les Islanders samedi et les Panthers dimanche, récolter le plus de points possible et surtout, ne pas regarder de haut ces équipes qui la plupart du temps au cours des dernières années, ont réussi à causer des surprises aux dépens de la formation montréalaise.

« On est conscients que nous étions un groupe qui devrait se battre pour participer aux séries éliminatoires, ça ne changera pas. Il y a des équipes puissantes dans notre association comme Pittsburgh et Boston, mais il faut rester réaliste et humble de savoir quel genre d’équipe on a », conclut Therrien. « Nos meilleurs joueurs se doivent d’être nos meilleurs joueurs, mais nos plombiers se doivent aussi d’être de très bons plombiers. Tout le monde a un travail à faire et ils se doivent de bien la faire. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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