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Un bon investissement

Phillip Danault a incorporé un nouvel outil dans sa routine d'entraînement d'été dans l'espoir d'améliorer sa production offensive

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Le programme d'entraînement de Phillip Danault comprend beaucoup de travail à la maison cette année.

Lorsque l'attaquant de 24 ans ne s'entraîne pas au PEPS sur le campus de l'Université Laval à Québec ou ne patine pas à l'aréna de son quartier, il y a de grandes chances de le trouver dans son garage. Mais pas pour réparer sa voiture.

«Je me suis acheté une grande surface glacée synthétique au début de l'été, donc j'essaie de pratiquer mes habiletés aussi souvent que possible. Je veux m'améliorer. J'ai toujours voulu être meilleur offensivement, a indiqué Danault, qui a inscrit 13 buts et récolté 40 points à sa première saison complète dans la LNH en 2016-2017.

«Je ne peux pas patiner dessus, donc c'est vraiment juste pour mes mains. J'ai un faux gardien aussi. Je peux lancer des vraies rondelles et je peux lancer aussi fort que je veux. J'ai également un passeur. Mais je manie surtout la rondelle, plus que je ne tire.»

L'achat a déjà porté ses fruits, selon le Victoriavillois.

«J'ai remarqué une bonne différence sur la glace, a dit Danault, qui a incorporé son travail sur la surface synthétique à sa routine d'entraînement lorsqu'il ne patine pas.

«Je dois continuer, mais je me sens déjà plus à l'aise.»

Le groupe d'entraînement de Danault inclut Patrice Bergeron, Marc-Édouard Vlasic, Antoine Vermette, Alex Chiasson, Steve Bernier et les anciens des Canadiens David Desharnais et Mark Barberio, alors que les sessions sont supervisées par l'entraîneur de conditionnement physique Raymond Veillette.

«On s'entraîne chaque jour. Il y a toujours une petite compétition interne. Mais c'est le fun parce que tout le monde se pousse. On veut aller encore plus loin, a ajouté Danault, à propos de la dynamique de groupe durant l'été, son deuxième avec Veillette et compagnie.

«Raymond est incroyable. Je suis chanceux qu'il m'ait accepté dans son programme.»

Même si l'intensité des entraînements hors et sur glace monte d'un cran en août, Danault ne s'en plaint pas. En fait, il l'apprécie. Ses performances de la dernière saison le motivent à être encore meilleur en 2017-2018.

«Je crois que je ne serai jamais satisfait de ma saison, sauf si on gagne la coupe. Encore là, tu veux toujours être meilleur, en tant qu'équipe et en tant que joueur. La surface synthétique était indispensable pour moi, pour m'améliorer. J'aime le hockey aussi, c'est ma passion. Il n'y a pas de meilleur sentiment que celui de performer. Je ne veux pas avoir une carrière de hauts et de bas. Je veux juste m'améliorer année après année, a expliqué Danault.

Video: MTL@TBL : Danault capitalise sur une rondelle libre

«Je ne veux pas terminer ma carrière en me disant "J'aurais dû faire ceci, j'aurais dû faire cela". Je veux le faire maintenant et ne pas perdre de temps.»

Avec cela en tête, Danault a identifié quelques facettes de son jeu qui ont besoin d'amélioration.

«Je veux être plus calme et plus confiant avec la rondelle. Je veux jouer en avantage numérique aussi, donc je dois être meilleur dans cette situation. Tu dois gagner cette confiance, a indiqué Danault, le huitième joueur le plus utilisé avec l'avantage d'un homme en 2016-2017.

«Je veux également m'améliorer défensivement. L'an passé, on a marqué beaucoup de buts, mais on s'en est aussi fait marquer. Je veux être comme Patrice Bergeron. C'est un très bon modèle pour moi. C'est probablement le meilleur joueur dans les deux sens de la patinoire dans la Ligue. Je suis chanceux de pouvoir m'entraîner avec lui.»

Si le champion en titre du trophée Jacques Beauchamp-Molson a beaucoup de travail à faire, il a aussi toutes les raisons d'être confiant à l'approche de la nouvelle saison.

«Ma confiance est bien meilleure. Le groupe d'entraîneurs m'a donné beaucoup de confiance toute l'année. J'étais un ailier de quatrième trio au début de la saison et je me battais pour un poste. J'étais prêt à me battre pour ça. Puis, on a changé d'entraîneur et j'ai dû me battre encore, a mentionné Danault, qui a fait sa place jusqu'au centre du premier trio.

«C'était stressant au début [de pivoter le premier trio], mais c'était le fun. J'ai aimé la pression. Je me suis assurément amélioré.»

En attendant le début du camp, Danault profite du calme dans sa maison dans la région de la capitale provinciale, avec sa fiancée Marie-Pierre.

«Il n'y a que des arbres ici. C'est très calme. On voit toutes les étoiles, on ne peut pas voir pas ça au centre-ville. C'est vraiment cool. La lune sur le lac, c'est vraiment beau. On voit le soleil se coucher. C'est un bon endroit pour se reposer et relaxer durant l'été», a conclu Danault.

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