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Partout à sa place

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Du premier au quatrième trio. Du quatrième au premier. Peu importe pour Dale Weise, tant qu’il joue.

Au cours de la présente campagne, le numéro 22 des Canadiens a été trimballé d’un trio à l’autre et jamais il ne s’est plaint de son sort, acceptant chaque fois le rôle qui lui était confié par son entraîneur. Il a ainsi pu cumuler 15 points jusqu’à présent, égalisant son sommet en carrière, en plus de présenter un différentiel de plus-11, le deuxième meilleur du Tricolore.

S’il a passé du temps au sein d’un quatrième trio en compagnie de Manny Malhotra et de Brandon Prust ou Eric Tangradi, il a passé autant de temps au sein de trios plus offensifs, notamment avec David Desharnais et Max Pacioretty et plus récemment, en compagnie de Tomas Plekanec et Desharnais.

«J’aime le fait que chaque fois que je viens à l’aréna, je ne sais pas avec qui je vais jouer », lance celui qui a joué avec 11 partenaires différents depuis le début de la saison 2014-2015. «Ça s’applique même durant les matchs. Tout le monde a ses forces. En jouant avec tout le monde, ça se voit et c’est apprécié par plusieurs joueurs. »

Jumelé récemment à Plekanec et Desharnais, Weise connaît d’excellents moments, ayant récolté au moins un point lors de ses trois derniers matchs.

«Avec certains gars, ça peut prendre un bout avant d’avoir une chimie. De mon côté, je garde le même style de jeu et je travaille dur. Davey, Patch et moi avons connu du succès. Avec Pleky et Davey, même lors du dernier match, nous avons bien joué », souligne Weise qui a trouvé le fond du filet pour une cinquième fois cette saison dans la défaite de 4 à 2 de mardi contre le Lightning. «C’est amusant de jouer avec eux. Il y a des fois où tu peux passer une année complète à jouer avec les mêmes partenaires. Je suis passé par là. J’ai du plaisir et j’apprécie l’expérience. »

Confiné à des rôles plutôt secondaires avec les Canucks, passant en moyenne moins de 10 minutes par match sur la surface glacée, Weise a vu son utilisation passer au-dessus de la barre des 10 minutes depuis qu’il est à Montréal. D’ailleurs, cette saison, il dispute en moyenne 11 :47, ce qui a tout pour lui plaire.

«Au cours de mes premières années, j’ai été catégorisé comme un gars de quatrième trio. La corde n’était pas vraiment longue et le temps de glace non plus. Mais j’ai toujours eu confiance en moi », insiste l’attaquant de 26 ans qui dispute sa cinquième saison sur le circuit Bettman. «Cette année, j’ai finalement l’occasion de jouer plus et ça me donne l’occasion d’avoir encore plus confiance. »

Envoyé dans la mêlée dans toutes les situations par Michel Therrien, Weise remercie grandement le pilote du Tricolore de lui avoir donné sa chance, et ce, depuis son arrivée avec l’équipe en février 2014.

«Depuis que je suis ici, il a toujours cru en moi et a toujours pensé que je pouvais être bien plus que ce que j’étais à l’époque. Ça a été toute une étape, de seulement avoir cet appui », avoue Weise. «Il m’envoie en fin de match, il me fait jouer contre les meilleurs trios adverses. Ça m’a beaucoup apporté. Quand quelqu’un croit en toi comme ça, tu veux jouer pour lui, tu veux gagner pour lui. Ça m’a apporté de la confiance. Je ne pourrai jamais assez le remercier.»

Cette confiance, elle vient également du fait que l’organisation a décidé de lui offrir, au cours de l’été 2014, son tout premier contrat d’une durée de plus d’un an.

Ne bouge pas Dale !

«L’équipe m’a fait confiance en m’accordant un contrat de deux ans. D’avoir des ententes d’un an pendant quatre saisons de suite, c’est difficile. C’est bien d’avoir de la stabilité», avoue le père de famille qui s’est marié en juillet dernier et qui a eu son premier enfant, Hunter. «J’ai pu installer ma maison ici et avoir ma famille auprès de moi.»

Si d’avoir sa famille près de lui a un impact sur son jeu, d’avoir des partisans aussi impliqués que ceux des Canadiens a aussi un impact certain, ayant cumulé 11 de ses 15 points au Centre Bell.

«Chaque fois que je viens au Centre Bell, il y a quelque chose de plus. J’ai de l’énergie supplémentaire. D’être moi-même partisan des Canadiens depuis longtemps a peut-être quelque chose à y voir parce que j’ai attendu toute ma vie le moment où j’allais jouer ici », explique Weise, qui a grandi à Winnipeg, entouré d’affiches, de photos et d’objets des Canadiens, son père étant un partisan de la première heure du Tricolore. «C’est un rêve devenu réalité. »

«Quand tu es confortable et heureux hors de la glace, ça se traduit sur la glace », poursuit Weise. «Pour la première fois dans ma carrière, je suis extrêmement heureux là où je suis.»

Les partisans sont aussi heureux de t’avoir avec eux, Dale.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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