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Parlons tennis

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Tomas Plekanec a eu la piqûre du tennis bien avant de faire le saut en Amérique du Nord.

Il a commencé à le pratiquer alors qu’il n’était encore qu’un enfant, en République tchèque, après avoir vu quelques-uns de ses compatriotes se faire un nom sur la scène internationale tennistique.

Aujourd’hui âgé de 33 ans, le joueur de centre des Canadiens a d’excellents souvenirs du temps passé à s’échanger des balles pendant des heures et des heures sur les terrains de terre battue dans les environs de Kladno.

« J’ai commencé à jouer à l’âge de neuf ou dix ans. Je jouais souvent. Parfois je passais mes matins et mes après-midis sur le terrain à m’amuser en jouant. À l’époque il n’y avait pas vraiment d’ordinateurs ou d’autres distractions qui nous empêchaient de jouer dehors. Il y avait bon nombre de terrains dans ma ville et dans les alentours. Nous jouions également quand je m’alignais dans la Ligue tchèque, dans le cadre de nos entraînements », se souvient Plekanec, qui a toujours apprécié regarder des compatriotes comme Petr Korda et Karel Novacek affronter les meilleurs sur la planète.

« En fait, j’ai regardé du tennis à la télé et j’ai aimé ça dès le départ. Des gars comme Korda et Novacek étaient si bons à ce moment-là. Je n’ai jamais pris de cours, alors j’apprenais par moi-même. Je regardais des matchs puis je sautais sur le terrain pour appliquer ce que j’avais vu. La technique n’a jamais été mon fort, mais je sais jouer. Je ne dis pas que je fais les choses de la bonne façon par contre », ajoute Plekanec en riant, qui suivait les activités de la Coupe Davis dans sa jeunesse, un titre que les Tchèques ont remporté à trois reprises, la dernière fois en 2013.

De nos jours Plekanec limite ses activités de raquette aux mois d’été. Il saute sur le court une à deux fois par semaine, tout de suite après ses entraînements sur glace et hors glace au Complexe sportif Bell de Brossard. C’est une routine que suit religieusement le vétéran de 11 saisons dans la LNH et qui le sert bien.

« Ça m’aide vraiment. Il y a d’un côté l’aspect cardiovasculaire, mais il y a aussi beaucoup de coordination main-œil. C’est si important au hockey. Quand tu affrontes quelqu’un du même calibre que toi, tu dois réagir rapidement à ce qu’il fait et tu dois réfléchir et te concentrer. Tu veux envoyer la balle au bon endroit sur le retour ou faire ton service au bon endroit alors il faut être intelligent », explique Plekanec, qui croit fermement que la pratique d’autres sports aide ultimement dans le sport principal. « Les habiletés nécessaires au tennis peuvent se traduire sur la glace. C’est aussi amusant et c’est une saine compétition. Tu veux t’améliorer et tu veux gagner. »

Le joueur favori de Plekanec, Roger Federer, en connaît tout un rayon lorsqu’il est question de gagner. Ce ne sont toutefois pas uniquement les 37 titres majeurs et les 88 tournois remportés qui impressionnent le plus le hockeyeur.

« Je suis un grand fan de Roger. Ce n’est pas seulement à propos de sa façon de jouer, mais aussi sa façon d’être en tant que personne. Ses entrevues sont toujours excellentes », souligne Plekanec, qui est également un grand partisan des gros noms tchèque sur le circuit de l’ATP que sont Tomas Berdych et Radek Stepanek. « J’aime regarder des joueurs qui ont un style intelligent, qui utilisent des amortis et qui foncent au filet. J’aime mieux ça que des gars qui se tiennent le long des lignes et qui attendent une erreur de l’adversaire. Roger utilise sa tête pour battre ses adversaires au lieu de seulement tenter d’avoir le dessus par la force brute. »

Il y a de cela trois ans, Plekanec a voyagé à New York pour assister au US Open, le premier tournoi qu’il voyait en personne. Ça a été une expérience fascinante pour le double olympien qui a eu l’occasion de se familiariser avec du tennis en direct dans un des plus beaux stades au monde.

« J’ai tellement aimé ça. Je ne savais pas à quoi m’attendre parce que c’était ma première fois. L’atmosphère [au USTA National Tennis Center] est incroyable avec tous ces gens qui marchent dans cet immense endroit à Flushing Meadows. Je ne vais jamais oublier ça », confie celui qui n’a pas encore eu l’occasion d’assister à la Coupe Rogers à Montréal, puisqu’à ce moment de l’année il est généralement de retour en République tchèque avec sa famille. « Puisque j’y ai été, je dirais que le US Open est mon tournoi favori. Je le vois d’une façon différente maintenant. Wimbledon est aussi assez spécial, surtout que c’est joué sur gazon. »

Même s’il a un partenaire régulier, son ami Mauricio, Plekanec a également affronté certains anciens coéquipiers, comme Roman Hamrlik, qui demeure également dans la région de Montréal.

« Il m’a battu. C’est un bon joueur de tennis », confesse Plekanec, qui a eu l’occasion de jouer avec son compatriote défenseur de 2007 à 2011. « Tous ces gars tchèques de la vieille école de plus de 35 ans sont très bons au tennis. Le sport est tellement populaire outre-mer. Aujourd’hui on dirait que les gars dans le vestiaire ne sont pas intéressés au tennis. Ils jouent tous au golf. »

Le plus vieux fils de Plekanec, Matyas, aujourd’hui âgé de quatre ans, aime bien le tennis par contre, ce qui a surpris le joueur de centre.

« Mon fils joue beaucoup. Il adore ça. C’est bon de le voir jouer. En fait, j’ai été surpris de voir à quel point il adore ça », de conclure Plekanec, ajoutant que son plus jeune fils, Adam, est encore à quelques années de pouvoir tenir une raquette, n’étant âgé que d’un an.          « Matyas s’améliore chaque jour en jouant contre d’autres enfants. Le plus important par contre, c’est qu’il aille du plaisir. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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