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Pacioretty a un impact maximal comme capitaine

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD (LNH.com) – Max Pacioretty était ému quand il a été nommé capitaine des Canadiens de Montréal au début du camp d’entraînement.

Il a d’ailleurs essuyé une larme lors de la conférence de presse en exprimant ce que ce poste signifiait pour lui.

Peu de temps après, les Canadiens connaissent le meilleur début de saison de leur histoire. Ils présentent une fiche de 13-2-2, le meilleur dossier dans la LNH.

Ce n’est vraiment pas une mauvaise façon d’entreprendre sa carrière de capitaine.

Quand on parle à ses coéquipiers ou à l’entraîneur-chef Michel Therrien, ils sont d’avis que Pacioretty n’a pas beaucoup changé depuis qu’il porte la lettre « C » sur son chandail.

« Il est demeuré le même, a dit le joueur de centre David Desharnais. On ne devrait jamais changer quand on remplit ce rôle, et je pense que c’est ce qu’il fait. Il a toujours été un leader, mais il est aussi émotif. C’est ce qu’il faut et il est un bon exemple à suivre pour tout le monde. »

« Il n’a pas à changer, a ajouté Therrien. C’est d’abord un privilège d’être le capitaine des Canadiens, et je n’ai vu aucune différence dans son comportement avec ses coéquipiers ou avec l’équipe. »

Même si tout va bien pour les Canadiens, Pacioretty admet cependant qu’il a essayé de changer en tant que capitaine et qu’il continue de progresser dans son rôle.

« Je pense beaucoup plus avant d’agir ou de parler, et c’est très bien sur la glace ou lorsque nous ne jouons pas, a révélé Pacioretty. Mais sur la glace, je dois penser un peu moins et juste essayer de réagir comme avant. Souvent, je pense que je me trouve dans une situation où j’ai le sentiment de devoir exercer un contrôle alors que tout ce que je dois faire, c’est de me préoccuper de mon jeu quand je suis sur la patinoire.

« Je fais de mon mieux sur la glace et je laisse parler mes performances. C’est la meilleure façon de pouvoir être un meneur. Parfois, je m’éloigne de ça, mais ça fait partie du processus d’apprentissage. Je ne m’attendais pas à ce que tout soit parfait dès le départ. »

Pacioretty a réussi huit buts et six passes en 16 matchs après avoir subi une blessure à la jambe durant la saison morte qui a presque retardé son début de saison. Il connaît un départ formidable cette saison, mais il a aussi connu une séquence de cinq matchs sans point qui a mis en évidence un de ses points faibles. Il est son pire critique.

Après une défaite de 2-1 en prolongation contre les Sénateurs d’Ottawa le 3 novembre où il avait commis une erreur qui a mené au but gagnant, Pacioretty a discuté brièvement avec les médias avant de retraiter dans la zone privée du vestiaire des Canadiens. Une fois hors de vue, il a exprimé sa frustration sur sa performance.

Pacioretty a toujours été ainsi, mais c’est probablement un aspect de sa personnalité qu’il voudrait changer en tant que capitaine

« Je suis un psychopathe, a lancé Pacioretty en esquissant un grand sourire. Mon épouse pense que je suis vraiment fou. Je ne suis jamais satisfait. Je parle de hockey, évidemment. Je suis satisfait de ma femme et de ma famille. Mais au hockey, je ne suis jamais satisfait.

« C’est un problème, mais je pense que c’est aussi ce qui m’a mené aussi loin. »

Pacioretty dit que ce ne sont pas les statistiques ou encore un manque de production qui peuvent l’ennuyer, mais plutôt l’idée de laisser tomber ses coéquipiers. Mais ses coéquipiers regardent la manière dont il se comporte et ils sont rarement déçus de leur capitaine.

« Il est aussi dur envers lui-même qu'envers tous les autres, a souligné son compagnon de trio Brendan Gallagher. Il s’attend à marquer des buts. Mais il ne fait pas en sorte que ça change son jeu et c’est ce qui est le plus important. Bien qu’il aimerait marquer tout le temps, c’est la ligue la plus difficile au monde et on ne sera jamais capable de marquer tout le temps. Quand on en est incapable, il faut faire autre chose. Il est utilisé en désavantage numérique et il a la chance de créer des occasions.

« Il a des attentes élevées pour lui, mais ça ne change pas son jeu. C’est une des raisons pour lesquelles nous l’avons choisi pour être le capitaine. »

Ses coéquipiers et son entraîneur sont aussi emballés par l’évolution de Pacioretty. Il est devenu un véritable joueur complet sur la patinoire, un joueur à la fois responsable dans sa propre zone et dangereux en zone adverse

Pacioretty a été sur la glace à 5-contre-5 pour cinq buts seulement contre son équipe même s’il est le deuxième joueur le plus utilisé des Canadiens à égalité numérique après son joueur de centre Tomas Plekanec. La saison dernière, Pacioretty a terminé à égalité au sommet de la LNH avec un différentiel de plus-38, et il est encore parmi les meneurs à ce chapitre dans la ligue cette saison avec une fiche de plus-10.

« Quand on voit au cours des dernières années le peu de buts qui ont été marqués contre l’équipe quand il est sur la glace, je pense que c’est très impressionnant, a dit Gallagher. On s’attend à ce qu’il marque, mais il ne triche pas. Il joue de la bonne manière. Nous disons toujours que ce n’est pas toujours le nombre de buts qui importe. Il y a d’autres façons d'apporter sa contribution. La plupart des gens vont toujours regarder ça. Quand on ne compte pas, c’est difficile de s’en souvenir, mais il y a d’autres façons de contribuer aux succès d’une équipe. »

Ses capacités à s’adapter et à ne pas délaisser ses responsabilités sont mises en évidences à Montréal où Therrien prêche un concept d’équipe où on s’attend à ce que chaque joueur contribue et suive le même plan de match, peu importe son salaire ou son nombre de participations au Match des étoiles.

Pacioretty est un brillant exemple, et c’est ce qui en fait le capitaine idéal des Canadiens.

Néanmoins, ce titre dans l’équipe met beaucoup de poids sur les épaules de Pacioretty et c’est une lourde responsabilité qu’il apprend toujours à gérer au début de sa première saison avec le « C » sur son chandail.

« C’est très difficile, mais c’est ce qui rend ce titre très spécial, a dit Pacioretty. Si c’était facile, ce serait uniquement une lettre sur un chandail. Mais ce n’est pas facile et c’est ce que j’aime. »

Author: Arpon Basu | Directeur de la rédaction LNH.com

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