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Objectif: impressionner

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – À sa première saison en tant que gardien partant dans l’OHL, Michael McNiven prouve qu’il y est à sa place.

Le jeune gardien de 18 ans de l’Attack d’Owen Sound, qui s’est entendu sur les termes d’un contrat de trois ans avec les Canadiens en septembre après avoir été snobé lors du dernier repêchage, impressionne grandement depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe ontarienne.

Meilleur gardien recrue dans l’OHL en 2014-2015, McNiven n’a pas perdu de temps à montrer aux bonzes des Canadiens qu’ils ont fait une bonne affaire en l’invitant au camp de développement en juillet, puis en lui offrant un contrat. McNiven a été particulièrement efficace lors du tournoi des recrues disputé en septembre à London, en Ontario, alors qu’il a stoppé les attaques des jeunes des Maple Leafs dans un gain de 6 à 4. Au total il a effectué 47 arrêts lors de cette soirée au Budweiser Gardens.

«D’avoir cette chance avec les Canadiens après un repêchage décevant pour moi, ça voulait dire beaucoup. Ça a été énorme pour ma confiance de savoir que quelqu’un regardait mes performances. Le travail acharné finit par payer », mentionne McNiven, qui présente une fiche de 16-14-10, une moyenne de buts alloués de 2,88 et un pourcentage d’arrêts de 0,907 jusqu’ici cette saison avec Owen Sound. «J’ai tenté de mettre en pratique tout ce que j’avais appris lors du camp de développement, du camp des recrues et du camp principal. J’ai assimilé les informations et continué de faire mon travail. Je crois qu’il y a encore plus de motivation maintenant que j’ai un contrat. C’est un nouveau défi où je dois me surpasser et j’en suis fébrile. »

Les statistiques de McNiven démontrent qu’il est sur la bonne voie. Faisant partie du top-5 de la ligue au chapitre des minutes jouées, du nombre d’arrêts et des blanchissages, le gardien originaire de Georgetown en Ontario est également dans le top-15 pour les victoires, la moyenne de buts alloués et le pourcentage d’arrêts, tout en gardant l’Attack dans la course aux séries dans la conférence de l’Ouest. Ce n’est pas une tâche facile lorsqu’on doit affronter des puissances de la division Midwest que sont Erie, London et Kitchener, trois formations qui sont déjà assurées de participer aux séries. Owen Sound est au sixième rang dans la conférence avec 14 matchs à faire en saison régulière.

«C’est certain que d’avoir le titre de gardien numéro un représente beaucoup pour moi. Je dois quand même me battre chaque soir pour conserver ce titre par contre. Je retire de la fierté et de la confiance de savoir que les autres gars dépendent de moi. J’aime cette pression et c’est dans ces circonstances que je suis meilleur », explique McNiven, qui a connu une impressionnante soirée de 45 arrêts dans une défaite en prolongation de 3 à 2 contre Kitchener, le 16 octobre. «J’essaie d’être constant. Nous avons connu des moments plus difficiles, mais le but est d’amorcer une bonne séquence, d’amasser des points et de grimper quelques échelons au classement pour être en meilleure position. »

Quelle a été la véritable différence pour McNiven à sa deuxième campagne dans l’OHL? C’est une combinaison de divers éléments avoue le numéro 40 de l’Attack, qui a représenté l’équipe de l’OHL lors de la Série Canada-Russie de la LCH en novembre dernier.

«La grosse différence c’est que je suis plus calme devant le filet qu’avant et que je suis plus patient dans les différentes situations de jeu. Une des choses que j’ai apprises à Montréal, c’est de garder ma tête constamment en mouvement pour m’assurer de savoir où est tout le monde à chaque instant. C’est un élément important de mon jeu pour être au courant des passes par en arrière et ce genre de choses. Ça rend les choses plus faciles aussi. Je pense, je ne fais pas qu’exécuter. D’être entouré des entraîneurs de Montréal a apporté une plus grande structure à mon jeu», explique McNiven, qui donne aussi un crédit énorme aux entraîneurs et au personnel d’Owen Sound.

«La saison dernière, le directeur général Dale DeGray m’a dit que l’Attack cherchait un nouveau numéro un. Je savais que je devrais prendre de la maturité. Pour ça tu dois apprendre de gars qui ont du leadership. J’ai été chanceux d’avoir dans mon entourage des anciens coéquipiers comme Zack Nastasiuk, Kyle Platzer et Chris Bigras » ajoute McNiven, qui était assis aux côtés du capitaine Natasiuk l’an dernier dans le vestiaire. «Tu voyais comment ils étaient concentrés et comment ils se préparaient pour les matchs. J’ai tout absorbé ces informations. Il y aussi le nouvel environnement autour de l’équipe, créé par notre nouvel entraîneur, Ryan McGill. Tout le monde a une bonne attitude et est heureux à l’aréna. »

McNiven a toutes les raisons d’être heureux, lui qui poursuivra sa saison parmi les meilleurs joueurs de niveau junior au monde avant de se diriger de nouveau vers le Complexe sportif Bell, dans environ cinq mois.

«D’être à Montréal est spécial. J’ai vraiment hâte à ma prochaine visite. En voyant ce que j’ai appris cette saison, ça va être intéressant de me mettre au défi face à des joueurs de l’AHL et de la NHL », de conclure McNiven, qui porte les inscriptions #ComingInHot et #LittleSpicy sur son casque en raison de son amour pour la sauce piquante, mais aussi par superstition. «Ça va être bon de voir ce que je suis en mesure d’accomplir après ce que j’ai pu faire l’an dernier. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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