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Niemi et Carr ont célébré des victoires importantes à Philadelphie

Antti Niemi et Daniel Carr auront toujours une relation spéciale avec la ville de l'amour fraternel

par Matt Cudzinowski, traduit par Vincent Régis @CanadiensMTL / canadiens.com

PHILADELPHIE - Une visite au Wells Fargo Center fait toujours revivre de bons souvenirs à Antti Niemi et Daniel Carr.

Le 9 juin 2010, Niemi a conclu un parcours remarquable en série à sa première saison complète dans la LNH, en menant les Blackhawks de Chicago à leur première coupe Stanley en 49 ans.

Mais lorsque Patrick Kane a inscrit le but victorieux de la série après un peu plus de quatre minutes de jeu en prolongation du sixième match et s'est dirigé vers Niemi pour célébrer, le gardien finlandais n'était pas encore prêt à sauter de joie.

«Je n'avais pas vu la rondelle entrer dans la filet, mais j'espérais que ce soit le cas, a indiqué Niemi, à propos du but décisif qui a pris tout le monde par surprise sauf son auteur à ce moment.

«Je n'étais pas certain et je ne voulais pas trop commencer à célébrer. Si on avait dû rejouer après ce jeu, ça aurait été difficile. Lorsque les entraîneurs sont venus sur la glace pour célébrer, je savais qu'il était bon.»

La reprise vidéo a clairement démontré que le tir avait battu le gardien des Flyers Michael Leighton du côté rapproché, mais c'est arrivé tellement rapidement - et d'un angle tellement serré - que Niemi ne pouvait dire si Kane avait mis fin à la rencontre.

«Le plus j'y pense, le plus ça me revient, a dit Niemi, qui n'a joué qu'un seul match dans la ville de l'amour fraternel - en octobre 2015 avec Dallas - depuis sa victoire il y a sept ans et demi.

«C'était quelque chose de spécial, quelque chose d'inattendu. On a eu une bonne saison, des bonnes séries, une bonne équipe, tout était bien. C'était difficile de réaliser ce jour-là, le jour d'après et dans les semaines qui ont suivies qu'on avait réussi.»

Mais ils ont bel et bien réussi, obtenant la victoire décisive dans un édifice qui était tout sauf accueillant et dans lequel ils avaient perdu les troisième et quatrième matchs.

Le gardien de 34 ans a tout fait pour éviter les distractions qui venaient notamment de la foule lorsqu'est venu le temps de mettre un terme à la série en territoire ennemi.

«C'était presque hostile envers nous et nos fans. Toutes ces affiches que les gens avaient…, a mentionné Niemi. Je ne les ai pas vraiment regardées jusqu'à ce que la série soit terminée.»

On peut dire que Carr n'a pas été accueilli avec autant d'hostilité lorsque son équipe, les Dutchmen de Union College ont affronté les Golden Gophers de l'Université du Minnesota dans le match ultime du tournoi Frozen Four de la NCAA le 12 avril 2014.

Comme Niemi, Carr a vécu un dénouement heureux, son équipe l'emportant 7 à 4, permettant du même coup au natif de Sherwood Park en Alberta de terminer sa carrière collégiale sur une bonne note avec un des programmes universitaires américains les plus prolifiques. 

La victoire contre Boston College lors de la demi-finale nationale deux jours plus tôt n'était pas un mince accomplissement non plus.

«On avait quelque chose de spécial que les autres équipes n'avaient pas. On n'était peut-être pas aussi talentueux qu'eux, mais on jouait tellement plus un jeu d'équipe. C'était quelque chose de spécial, a dit Carr. Je n'ai pas de mots pour décrire comment on jouait ensemble. C'était incroyable.»

Quant à son moment préféré de cette soirée mémorable à Philadelphie… un, en particulier, sort du lot.

«On était cinq joueurs de dernière année cette année-là. C'était un chiffre pratique, parce que notre entraîneur nous a mis les cinq sur la glace pour terminer la rencontre. Il restait à peu près une minute et on menait par trois buts à ce moment, s'est souvenu Carr, à l'époque un coéquipier du défenseur des Flyers Shayne Gostisbehere. 

«On a passé nos quatre années ensemble, on vivait ensemble. C'était génial.»

L'attaquant de 26 ans se remémore cette expérience chaque fois qu'il remet les pieds à Philly.

«Tu marches là-bas et tu souris chaque fois. C'est ce qui est arrivé la dernière fois que j'y étais. Je parle encore à ces gars-là tous les jours. Tout le monde est très proche. C'est une vraie famille», a conclu Carr.

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