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Site officiel des Canadiens de Montréal

Un signe du destin

Montréal a charmé le clan Alzner de plusieurs façons

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Karl Alzner était un des défenseurs les plus convoités en cette première journée du marché des joueurs autonomes de la LNH. Et chez les Canadiens, avec les récents départs de Nathan Beaulieu et d'Alexei Emelin, la ligne bleue avait besoin de renfort.

C'était donc un «match» parfait.

De toutes les équipes qui ont courtisé le joueur de 28 ans, seul le Tricolore a eu droit à une visite officielle d'Alzner et de sa femme. Et le charme de la métropole a rapidement opéré.

«Montréal est la seule ville qu'on a décidé de visiter. On a parlé à plusieurs d'équipes au téléphone, mais on n'est allés qu'à Montréal. On y a pas mal vu tout ce qu'on recherchait. Je suis content d'y être allé parce qu'on a vu un autre côté de la ville que je n'avais pas remarqué en jouant là-bas. C'était très cool. On en a vu assez pour réaliser qu'on aimait la ville. Elle est géniale, les gens sont super et les installations de l'équipe aussi», a-t-il dit en conférence téléphonique, samedi après-midi.

Un certain Shea Weber a également vanté les mérites de la métropole québécoise.

«J'ai parlé à Shea la journée de notre départ de Montréal, après notre visite. Tu peux avoir beaucoup de réponses de la part de la direction, des entraîneurs et des thérapeutes, mais d'en entendre parler par un gars qui est dans le vestiaire et sur le banc et qui a aussi une famille, c'est différent. C'était des choses que j'avais besoin d'entendre. Ç'a fait en sorte que je me suis senti à l'aise et que la décision a été plus facile à prendre», a raconté Alzner.

Côté hockey, le vétéran de neuf saisons - toutes avec les Capitals de Washington - aime beaucoup ce qu'il voit chez le Tricolore.

«Je pense que l'organisation est prête à tout faire pour nous aider à atteindre l'objectif ultime. J'ai le sourire aux lèvres juste à penser à la possibilité de gagner à Montréal. Ça me fait rire d'imaginer à quel point ce serait fou, pas juste à Montréal, mais au Canada. Je veux gagner. C'est le but, c'est pourquoi on joue au hockey et jouer pour les Canadiens, c'est incroyable. C'est une des six équipes originales et pas n'importe laquelle. C'est celle à qui tout le monde pense lorsqu'on pense au hockey», a dit celui qui n'a pas vraiment digéré l'élimination au deuxième tour - encore une fois - des Capitals au printemps.

Sur la glace, Alzner voit un grand potentiel chez les Canadiens et c'était important pour lui dans le choix de sa nouvelle équipe.

«Il y a beaucoup de bons joueurs, de bons jeunes joueurs, des gars qui peuvent marquer, un des meilleurs gardiens de la ligue, un des meilleurs défenseurs de la ligue. Il y a des piliers dans cette équipe, ce qui m'emballe quant à l'avenir. J'imagine que ce qu'il y a de plus excitant encore, c'est que cet avenir, c'est déjà la saison prochaine . On aura une occasion d'être une sérieuse menace. On avait de bonnes équipes à Washington, mais on n'a jamais pu aller plus loin. J'ai la chance de le faire avec une nouvelle équipe, alors je la prends», a poursuivi le cinquième choix au total de l'encan 2007.

Selon lui, la troupe de Claude Julien a un solide noyau et beaucoup de profondeur. Des choses qui se trouvaient sur sa liste d'épicerie en ce 1er juillet.

«En parlant à la direction, en les entendant dire où ils veulent aller, les joueurs qu'ils aimeraient avoir, le style de joueurs qu'ils aimeraient voir s'amener et de voir leur désir de se battre pour obtenir tout ça, c'est quelque chose d'extrêmement important», a dit celui qui a accepté une entente de cinq ans.

Video: Conférence téléphonique : Karl Alzner

Mais pour Alzner, il ne fallait pas seulement trouver une bonne équipe sur la glace. Il fallait aussi qu'elle le soit en dehors.

«Une des choses que j'ai réalisées au fil des ans, c'est à quel point c'est important qu'une équipe et une organisation deviennent une famille. J'ai réalisé à quel point ça semble être une grosse famille à Montréal, pas juste avec l'équipe, mais avec la communauté au grand complet et la ville. On m'a présenté une très belle vision d'ensemble et j'étais heureux de l'accepter. Je suis prêt à jouer avec n'importe quel compagnon à la ligne bleue. Je pense que la chimie et le plan de l'équipe sont très clairs. Ce sera facile de passer d'un partenaire de jeu à un autre, tout dépendant des situations», a mentionné Alzner, qui a pris part à tous les matchs des Capitals en saison régulière depuis 2010-2011.

En arrêtant son choix sur Montréal, le défenseur de 6 pi 3 po et 219 lb sait qu'il a opté pour un marché exigeant.

«L'impression que j'ai, c'est qu'il y a d'énormes projecteurs sur l'équipe. Il y a des attentes, ce qui est compréhensible dans une ville qui investit tellement émotionnellement et financièrement. Il y a donc espoir d'avoir quelque chose en retour. C'est ce à quoi je m'attends et je suis un gars qui s'investit tout autant dans mon équipe et dans mon jeu. Ce sera parfois difficile, mais quand les choses vont bien, Montréal est le meilleur endroit où jouer, a-t-il admis.

«Quand tu as autant de support, c'est un très grand feeling. Ce sera très amusant. J'ai hâte de relever ce défi», a ajouté le natif de Burnaby, en Colombie-Britannique.

Mais cette nouvelle vie qui attend la famille Alzner, c'est peut-être aussi seulement dû… au destin.

«Les Canadiens ont été la première équipe à nous téléphoner. Je crois beaucoup au destin. Si c'est le premier endroit qui se présente, c'est habituellement un bon signe et tu dois vraiment explorer cette option», a conclu le nouveau défenseur du Tricolore. 

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