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Monsieur Personnalité

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL - Tantôt adulé, tantôt critiqué, P.K. Subban ne laisse personne indifférent.

Si, en 2015, le défenseur vedette s’était hissé dans le Top 10 des personnalités qui ont fait le plus la nouvelle au Québec*, on peut facilement l’imaginer intégrer le Top 5 en 2016. Don substantiel à la Fondation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, sa reconduite à titre d’adjoint au capitaine, présence remarquée au Match des étoiles, blessure, rumeurs d’échange : P.K. Subban a fait parler de lui cette saison. Parfois un peu trop, de son propre aveu.

« J’aime mon travail et je me considère très chanceux de pratiquer ce métier, donc je profite de chaque moment, mais j’aimerais des fois que l’attention soit plus dirigée vers l’équipe et pas seulement sur moi-même », d’avouer le défenseur au moment de faire le bilan de la saison 2015-2016.

« Des fois, je souris et les gens me demandent d’enlever mon ‘sourire stupide’ de mon visage parce qu’ils n’aiment pas ça », de poursuivre Subban, lorsque questionné sur sa forte personnalité. « Ça ne veut pas dire que je ne peux pas continuer à sourire. Les gens ne vont pas toujours tout aimer à propos de toi, tout simplement. Tout le monde est différent. »

Sur la glace, même s’il a raté les 14 derniers matchs de son équipe, Subban a accompli un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis plus de trois décennies à Montréal.

En obtenant une passe sur le but de Lars Eller en troisième période le 3 mars dernier face aux Kings de Los Angeles, il inscrivait un 50e point pour une troisième saison consécutive. Le dernier à avoir obtenu de pareilles statistiques? Larry Robinson, il y a de cela plus de 30 ans.

Après des saisons de 38 points (en 42 matchs), 53 points, 60 points et 51 points, plus personne ne doute de ses capacités offensives et de la stabilité qu’il amène à la ligne bleue montréalaise. À commencer par lui-même.

« J’ai confiance en moi-même. J’ai confiance en mes habiletés pour jouer à un haut niveau de compétition. Ma confiance est basée sur ce que j’ai accompli dans cette Ligue et avec cette équipe, sur ce que nous avons accompli ensemble », d’admettre Subban, récipiendaire du trophée Norris en 2013 et finaliste à ce même honneur en 2015. « Tant et aussi longtemps que j’aurai l’appui de mes coéquipiers dans le vestiaire et que je sentirai que je fais tout pour aider l’équipe à gagner, je serai un homme heureux. Pour moi, tout ce qui compte est d’avoir le soutien de mes coéquipiers. »

Et ce soutien, il l’a eu tout au long de cette saison, qui a malgré tout parfois pris des allures de téléroman. Chroniqueurs, animateurs de tribunes téléphoniques et panélistes ont rempli bien du temps d’antenne en parlant des relations supposément tendues entre coéquipiers. Mais il n’en est rien, assure le principal intéressé, sourire en coin.

« Il y a toujours des spéculations lorsque les choses ne se déroulent pas comme prévu », d’expliquer Subban, de nature plutôt extravagante. « Il y a dans ce vestiaire des personnalités plus fortes, d’autres plus calmes. Il faut simplement s’assurer que tout le monde soit sur la même longueur d’ondes. Les bonnes équipes dans le sport professionnel trouvent toujours le moyen de s’entendre. Je sens que nous avons un groupe très serré dans ce vestiaire. »

Parfois encensé, d’autres fois critiqué, P.K. Subban a probablement fait plus parler de lui qu’un chef de parti en campagne électorale ou qu’une finale controversée de La Voix. Sa dernière campagne aurait aussi très bien pu inspirer l’écriture d’une autre saison de Lance et compte.

« Il faut avoir la couenne dure pour pratiquer ce métier et je crois que je l’ai », d’insister le numéro 76. « Ce n’est jamais ennuyeux [à Montréal]. Tous les jours, il y a quelque chose de nouveau, et que ce soit vrai ou non, ça fait jaser. C’est ce qui fait de Montréal un endroit plaisant et excitant où jouer. Personne ne se plaint lorsque les histoires sont bonnes à propos de notre équipe, mais il faut aussi réaliser qu’il y en aura des moins bonnes, ça fait partie du marché. »

Si quelques-unes de ces histoires l’envoient aux quatre coins de l’Amérique du Nord d’ici les prochains mois, lui entend bien rester au Québec pour encore longtemps.

« Je crois que j’ai été très clair par rapport à mon attachement envers la ville et l’organisation. Ça ne changera jamais, peu importe la situation dans laquelle on se trouve, je serai toujours attaché à la ville de Montréal. Je voudrai toujours jouer ici », de plaider Subban, qui a signé à l’été 2014 une prolongation de contrat de huit ans avec les Canadiens. « Il n’y a pas un jour où je regrette d’avoir enfilé ce chandail. J’aime tout à propos de cette ville.

« Je sens que je peux aider l’équipe à gagner. Tant et aussi longtemps que l’équipe le sent aussi, je resterai ici », de conclure le choix de deuxième ronde en 2007. « J’ai toujours dit, depuis que j’ai été repêché, que mon but était de ramener la coupe Stanley ici et c’est mon objectif chaque saison, rien de moins. »

Vincent Régis écrit pour canadiens.com.

*État de la nouvelle Bilan 2015, Québec, Influence Communication.

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