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Meilleurs moments du balado: Stéfano Lanni

Le coordonnateur de la préparation physique du Rocket était l'invité de Marc Dumont dans le cadre du balado «L'histoire s'écrit»

par Pierre-Antoine Mercier @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Le conditionnement physique joue un rôle majeur dans le succès du Rocket de Laval cette saison. 

Marc Dumont s'est alors entretenu avec Stéfano Lanni, le coordonnateur de la préparation physique de l'équipe, pour en savoir plus sur son travail, sa relation avec les joueurs, et comment il les garde en forme. Lanni donne aussi ses impressions sur certains espoirs tels que Ryan Poehling, Lukas Vejdemo et Jan Mysak.

Lisez ci-dessous quelques extraits de la discussion avec Lanni qui est aussi disponible en intégralité sur votre plateforme de balados de choix:

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MARC DUMONT: Quel est ton rôle avec l'équipe?

STÉFANO LANNI: J'en suis à ma troisième année dans l'organisation du Rocket. Mon rôle est assez simple. Durant le camp des recrues et le camp d'entraînement, je viens en soutien à Patrick Delisle-Houde et Pierre Allard au niveau de la préparation physique des Canadiens de Montréal. Une fois que le camp d'entraînement est terminé, je me dirige à Laval et je commence mon rôle de préparateur physique avec le Rocket. Mon rôle est de m'assurer que les joueurs peuvent performer à leur plein potentiel. C'est de mettre toutes les recettes ensemble pour que le joueur performe à son plein potentiel et d'améliorer sa situation personnelle dans un contexte d'équipe.

MD: À quoi ressemble une journée typique dans ton quotidien?

SL: Il y a des différences entre une journée d'entraînement et une journée de match. Si on prend une journée d'entraînement normal, les préparateurs physiques se lèvent très tôt et on est habituellement les premiers à arriver à l'aréna avec les thérapeutes et les gérants d'équipement. Je dirais que vers 7h00, je fais un entraînement d'environ 45 minutes pour que je sois prêt à opérer vers 8h00. Les premiers joueurs blessés vont arriver vers 8h00 pour aller en clinique avec nos thérapeutes sportifs. Environ 40 minutes plus tard, ils arrivent dans la salle d'entraînement. C'est à ce moment que mon carrousel commence. Je vais faire un entraînement plus spécifique avec eux puisqu'ils ont des restrictions en raison des blessures. Par la suite, vers 9h30, les premiers joueurs actifs de l'équipe vont arriver. Ils vont faire leur activation. On s'entraîne jusqu'à environ 10h45. Pendant que l'équipe est sur la glace, j'ai une autre vague de joueurs blessés qui va venir s'entraîner afin de réintégrer l'alignement le plus rapidement possible. Maintenant, on a un deuxième groupe qui fait partie de l'escouade de réserve. Ces joueurs doivent avoir le même encadrement, le même service et la même assiduité que le reste de l'équipe parce que tu vas avoir besoin de ces joueurs à un moment ou un autre durant la saison. L'horaire est tellement condensé cette année. C'est mon travail de m'assurer que ces joueurs peuvent nous aider au moment même qu'ils font partie de l'alignement. Ils doivent nous aider comme s'ils n'avaient manqué aucune répétition de l'équipe normale.

MD: L'aspect mental a toujours été important. Il y a une corrélation entre la santé physique et la santé mentale. On peut dire que c'est très relié?

SL: C'est très relié. C'est encore plus le cas cette année. C'est difficile pour nous, les joueurs et l'environnement. Pour être un bon préparateur physique à ce niveau, tu dois comprendre la culture du hockey. J'ai un gros entraînement aujourd'hui et j'ai un gars qui joue un match terrible. Ça ne va pas bien et ça fait deux semaines qu'il ne performe pas à son niveau. Il y a de bonnes chances que l'entraînement soit beaucoup moins intense que prévu, mais que j'ai une très bonne discussion humaine. C'est quelque chose de nécessaire. On veut avoir confiance l'un en l'autre. Pour moi, c'est important de comprendre ce que le joueur traverse. Je vais gagner beaucoup plus de respect de l'athlète et ça va me permettre de comprendre pourquoi ça ne lui tente pas vraiment dans la salle d'entraînement aujourd'hui. Ce n'est pas simplement de suivre des livres et appliquer des techniques. J'ai mon propre rôle. Je ne suis pas un entraîneur et je ne suis pas un joueur. Je suis entre les deux. Je peux me permettre des choses que les entraîneurs et les joueurs ne peuvent se permettre en prenant une prise d'informations. Il faut toujours être au courant de tout ce qui se passe.

MD: Qui est le maniaque d'entraînement actuellement au sein de l'équipe du Rocket?

SL: Je dirais Lukas Vejdemo. Si l'on regarde Lukas, selon ma perception des choses, je pense qu'il est l'un des plus beaux patineurs au sein de l'équipe. C'est toujours très fluide et il est rapide. C'est un vrai athlète. Lukas a pratiqué plusieurs sports. Si l'on regarde la tangente européenne, les Européens vont toujours être plus à l'aide dans leur déplacement. Ils ont pratiqué plusieurs sports durant leur jeunesse. La plupart du temps, ces athlètes vont être plus complets, mais ils ont une curiosité pour l'entraînement. Chaque jour, Lukas va venir me voir pour savoir ce qu'il peut faire. Pour sa part, Jan Mysak a une éthique de travail et un dévouement pour le hockey. Il adore le hockey. Il adore être à l'aréna. Il a toujours le sourire au visage. C'est impossible de ne pas aimer ce jeune. Il est très curieux et il veut toujours en apprendre plus.

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MD: As-tu eu la chance de travailler avec Cole Caufield? Il est actuellement en train de compléter sa quarantaine obligatoire. Quel est le processus dans son cas pour s'assurer qu'il est prêt à faire ses débuts chez les professionnels?

SL: J'ai rencontré Cole lors de son année de repêchage. Il avait passé la semaine au camp des Canadiens. On a déjà eu ce premier contact. Lorsque Cole va arriver ici, il connaît déjà le personnel d'entraîneurs et le préparateur physique. Il va se sentir beaucoup plus à l'aise. Chaque fois qu'un joueur est en quarantaine, on s'assure de lui envoyer de l'équipement. On s'assurait d'envoyer un vélo stationnaire, des poids ajustables et des élastiques. Patrick travaille également avec une application depuis deux ou trois ans. Les Canadiens étaient prêts à réagir à cette crise. Les joueurs peuvent suivre leur programme sur leur téléphone mobile. La première journée que Cole est arrivé à Montréal, il avait déjà un vélo stationnaire, des poids et un programme. Grâce à la plateforme, je peux aller voir si Cole a fait ses entraînements et comment cela a été. Il y a un questionnaire à la fin afin de connaître son intensité. Le joueur n'est pas laissé à lui-même.

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