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Marquer l’histoire

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL - Faire sa marque dans plus de 100 ans d’histoire n’est pas une mince tâche. C’est pourtant ce qu’a réalisé Carey Price jeudi soir.


Devant une foule qui n’attendait que ce moment magique, Carey Price a mérité sa 43e victoire de la saison lorsque Lars Eller a scellé l’issue du match en prolongation grâce à un tir bas qui a surpris le gardien des Red Wings, Jimmy Howard. Du coup, le cerbère du Tricolore venait de dépasser Jacques Plante et Ken Dryden au chapitre deu nombre de victoires en une saison pour un gardien et inscrivait un nouveau record d’équipe.

« J’en suis très fier. Je dois remercier mes coéquipiers pour la façon dont ils ont joué tout au long de la saison. Ça aurait été impossible sans ces gars-là devant moi », s’est réjoui Carey Price au terme de la rencontre que les Canadiens ont remporté 4 à 3.

Si Carey Price a été fidèle à lui-même en démontrant la modestie qu’on lui connait, Michel Therrien ne manquait pas de qualificatifs pour décrire son gardien qui venait d’entrer dans l’histoire du club.

« C’est phénoménal. Nous sommes vraiment privilégiés de faire partie de cet exploit. C’est une personne exceptionnelle, un bon leader. Il le mérite »,  a affirmé l’entraîneur-chef lors de son point de presse d’après-match. « On parle quand même de l’histoire des Canadiens, de plus de 100 ans d’histoire. »

Cent ans d’histoire, marqués par les exploits des Richard, Lafleur, Béliveau, Lach, Plante, Dryden… et maintenant Carey Price.

« J’ai assurément beaucoup de respect pour ce qu’ils ont accompli durant leur carrière », d’ajouter le principal intéressé en faisant référence aux portiers qu’il venait de surpasser, Jacques Plante et Ken Dryden. « Ils ont gagné des coupes Stanley. C’est mon but ultime. »

Questionné à savoir si le nouveau recordman méritait le titre de joueur le plus utile à son équipe, Therrien ne pouvait pas être plus franc.

« Je crois certainement qu’il mérite le trophée Hart », a répondu le pilote du Tricolore sans équivoque.  « Selon moi, il est le meilleur joueur de la Ligue en ce moment. C’est celui qui a le plus d’impact sur son équipe. Même s’il y a plusieurs joueurs qui connaissent de bonnes saisons, Carey Price mérite le trophée. »

« J’ai dirigé plusieurs bons joueurs, des joueurs exceptionnels, dans le passé, et il se trouve assurément dans ce groupe », de poursuivre Therrien, en faisant notamment référence à Sidney Crosby du temps où il était entraîneur à Pittsburgh. « C’est toujours spécial pour un entraîneur de diriger ce genre de joueur. Il est unique. »

« Il y a une chose dont je suis sûr : nous sommes très contents de l’avoir », a conclu le pilote du Tricolore.

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Un sentiment partagé par P.K. Subban, qui tenait à aller chercher la victoire pour tout ce que son coéquipier avait accompli pour l’équipe cette saison.

« Il a très bien joué tout au long de l’année pour nous. Il ne veut pas vraiment en parler, mais on savait qu’il voulait le record et nous le voulions pour lui. Il mérite tout ce qui lui arrive et tout ce qui va lui arriver dans le futur », a plaidé l’arrière qui s’est fait complice sur deux des quatre buts des siens.

Les coéquipiers de Price n’ont pas manqué de célébrer l’exploit. Alors qu’il était de retour du vestiaire, tout comme le reste de ses coéquipiers, pour remettre à quelques partisans chanceux son chandail, Alexei Emelin en a profité pour entarter solidement le cerbère qui ne s’y attendait pas du tout. Une scène qui en a fait rire plus d’un dans un Centre Bell déjà hystérique.

Entouré d’une vingtaine journalistes, la vedette de la soirée a commenté la blague avec le sourire en coin et son air décontracté et peu préoccupé habituel. « C’est plutôt cool. C’est spécial. Ça démontre à quel point nous sommes un groupe tissé-serré. Nous formons un groupe remarquable et les gars rendent le fait de venir à l’aréna très agréable. Ils ont tout donné tout au long de la saison et je ne peux pas les remercier assez. »

« C’est drôle qu’un gars qui ne parle pas beaucoup arrive par derrière et m’entarte comme ça. Je vais laisser passer celle-là cette fois-ci. »

Et qui l’aurait incité à pareil tour?

« Son compatriote Markov, assurément. »

Une scène qui rappelait que même en réécrivant le livre des records, Carey Price restera toujours Carey Price.

Vincent Régis écrit sur canadiens.com

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