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Eisenschmid : Répondre à l'appel d'une idole

L'une des idoles de Markus Eisenschmid est venue à Laval cette saison pour lui mentionner que son pays l'avait à l'oeil en vue du Championnat mondial

par Matt Cudzinowski. Traduit par Vincent Régis. @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Markus Eisenschmid n'oubliera jamais le moment où il a reçu un texto de l'ancien joueur de la LNH Marco Sturm l'automne dernier.

Sturm, l'entraîneur-chef de l'équipe nationale allemande, a contacté l'attaquant de 23 ans pour évaluer son intérêt à jouer une série de trois matchs préparatoires en prévision du Championnat mondial de hockey 2018 de l'IIHF au Danemark.

Eisenschmid était bien évidemment intéressé. S'il faisait bien, il aurait l'occasion de représenter son pays pour la première fois au niveau senior.

Les choses ont clairement fonctionné pour le mieux pour le natif de Marktoberdorf, qui a finalement obtenu une place dans la formation et a pris part aux trois rencontres de l'Allemagne jusqu'à présent au tournoi annuel.

«C'est un honneur, j'ai débuté dans le programme U16 et je suis passé par toutes les équipes nationales. Évidemment, c'était le but de jouer avec l'équipe nationale senior, a déclaré Eisenschmid, qui n'a toujours pas inscrit son nom sur la feuille de pointage avec quatre matchs à jouer au tour préliminaire. 

«Quand j'ai finalement eu l'appel, j'étais vraiment heureux parce que jouer au Championnat mondial contre tous ces grands joueurs sur une très grande scène, c'est génial.»

Tout comme l'est de jouer pour l'une de ses idoles en Sturm. L'entraîneur-chef de 39 ans mène tous les joueurs allemands ayant évolué dans la LNH avec 938 matchs joués, 242 buts et 487 points lors de son passage dans le circuit Bettman avec San Jose, Boston, Los Angeles, Washington, Vancouver et la Floride.

Il a également dirigé l'équipe allemande qui a remporté la médaille d'argent aux Jeux olympiques d'hiver de 2018 à PyeongChang.

«C'est une de mes idoles, je le suis depuis que je suis très jeune, a mentionné Eisenschmid, qui a rencontré Sturm en novembre à Laval alors que le vétéran de 14 ans était en tournée en Amérique du Nord pour rencontrer des joueurs potentiels de sa formation. 

«C'était bien de le voir, j'étais un grand fan quand j'étais petit. De savoir qu'il avait les yeux sur moi et que cela me donnerait l'opportunité de jouer pour mon pays, c'était génial.»

Avec la façon dont les choses se sont passées pour le Rocket cette saison, Eisenschmid espérait que Sturm lui offre de porter les couleurs de son pays. C'était le moyen idéal d'aider à mettre une année difficile avec le club-école des Canadiens derrière lui.

«Après la saison, je voulais jouer au hockey et montrer ce que je pouvais faire de plus, a insisté Eisenschmid, qui a inscrit six buts et récolté 16 points en 57 matchs dans la Ligue américaine en 2017-2018.

«Quand la saison avec le Rocket s'est terminée, je savais que je n'avais pas encore fini. C'est super de continuer à jouer.»

Cela ne nuira certainement pas à Eisenschmid d'apprendre de Sturm et des défenseurs chevronnés de la LNH comme Dennis Seidenberg et Korbinian Holzer. Retrouver son bon ami Leon Draisaitl est aussi un plus.

«Tous ces gars sont de bons leaders. J'ai joué avec Leon quand j'étais plus jeune parce que nous avons le même âge. Dennis et Korbinian, ce sont des gars qui travaillent dur et qui ont compris comment jouer et avoir un impact dans la LNH, a déclaré Eisenschmid. 

«Je peux apprendre beaucoup d'eux. Pour rester dans la LNH aussi longtemps, il faut travailler très fort et ils en sont des exemples parfaits.»

Draisaitl n'est toutefois pas le seul visage familier sur place pour Eisenschmid, puisque Charlie Lindgren fait également ses débuts internationaux pour les États-Unis.

«Chuck loge dans le même hôtel que moi, a déclaré Eisenschmid, qui n'a pas affronté Lindgren lorsque l'Allemagne a été blanchie 3-0 par les Américains lundi, le cerbère étant utilisé comme troisième gardien depuis le début du tournoi. 

«C'est génial de se voir ici, on rigole toujours en se voyant. On a joué dans la même équipe ces dernières années et maintenant on joue l'un contre l'autre, c'est drôle."

L'amitié mise de côté, Eisenschmid est au Danemark pour une raison, et une raison seulement... contribuer au succès de son pays.

«Je veux connaître un bon tournoi et aider mon équipe. On doit simplement s'en tenir à notre plan et construire sur ce que les gars ont fait aux Jeux olympiques, a conclu Eisenschmid.

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