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Rendez-vous CH #6 : Marc Bergevin

Marc Bergevin explique les gestes qu'il a posés lors de la date limite des transactions

par Canadiens de Montréal @canadiensmtl / HabsTV

Rendez-vous CH #6: Marc Bergevin

RVCH: Une entrevue exclusive avec Marc Bergevin

Marc Bergevin explique à l'animateur Marc Denis les gestes qu'il a posés lors de la récente date limite des transactions

  • 05:48 •

Dans l'épisode 6 de Rendez-vous CH, le directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, revient sur ses décisions à la date limite des échanges avec l'animateur Marc Denis.

MARC DENIS : En compagnie du directeur général des Canadiens de Montréal, Marc Bergevin. La période de transactions est maintenant terminée dans la Ligue nationale de hockey, d'emblée j'aurais envie de te demander : tu reçois ton bulletin aujourd'hui, quelle note te donnes-tu à toi-même pour cette période-là, qui est très occupée pour la haute direction ?

MARC BERGEVIN : Dans l'ensemble, je crois que nous avons fait le mieux qu'on pouvait dans les circonstances. C'est certain qu'on aurait aimé ajouter de l'attaque, de l'offensive, mais avec tout ce qui s'est passé dans la Ligue nationale, il n'y a rien qui a vraiment bougé. Les prix étaient vraiment élevés et il y a tellement d'équipes qui sont encore en compétition pour accéder aux séries, donc il n'y avait pas grand-chose sur le marché. On y est allés avec de la grosseur sans se ralentir. En général, on est très satisfaits de notre journée.

MD : Outre l'attaque, c'était le besoin principal que vous aviez identifié?

MB : Oui, sans trop donner de choix au repêchage. On a donné deux choix de quatrième et un de sixième tour. Nous avons encore nos deux choix de deuxième tour, puis, l'an prochain, nos trois choix de deuxième tour et encore nos choix de premier tour. Pour nous, c'est très important pour l'avenir de l'équipe.

MD : Tu as mentionné, il y a quelques saisons, qu'il y avait des joueurs qui t'aidaient à passer au travers des saisons régulières, où vous aviez connu beaucoup de succès. Mais après l'élimination, vous aviez dit qu'il y avait des joueurs qui nous faisaient à passer au travers des séries éliminatoires. Et ça, ils vous en manquaient peut-être un peu. Est-ce que ce sont le genre de transactions que vous avez l'impression avoir effectuées comme organisation?

MB : Je te dirais aujourd'hui que oui. Si tu retournes en arrière avec l'acquisition d'Andrew Shaw et aussi de Dwight King, ce sont des joueurs qui ont remporté des coupes Stanley. Avec aussi des Steve Ott, on a plus de gabarit, plus de profondeur, plus de hargne et plus d'expérience pour les séries. Alors pour nous, c'est important.

MD : On semble donc avoir réglé les problèmes du gabarit, du caractère et du leadership. Maintenant à l'attaque, l'accent est clairement sur des joueurs comme [Alex] Galchenyuk, [Max] Pacioretty et [Alexander] Radulov. Est-ce que ça t'inquiète de voir le manque d'attaque ou d'apport offensif secondaire ou périphérique, à l'extérieur des joueurs principaux des Canadiens?

MB : C'est certain qu'en ce moment on a de la difficulté de ce côté-là, surtout au cours du dernier mois. Mais si tu regardes au début de la saison jusqu'à peut-être au mois de décembre, nos trois trios produisaient beaucoup. Alors je crois que nous sommes capables de revenir à ça avec un peu de confiance et avec le système de jeu et les ajustements que Claude [Julien] a faits. D'ici la fin de l'année, ça va être des joutes de 2 à 1, 1 à 0 ou 3 à 2. Ça va être vraiment serré. On va devoir les avoir à l'usure le long des bandes, on va aller au filet, et c'est comme ça qu'on va avoir des buts dans la Ligue nationale dans le dernier mois.

MD : Tu viens de m'ouvrir la porte pour les deux prochaines questions. Tu as parlé du début de la saison et tu as parlé de Claude Julien. Tout d'abord, au début de la saison, quels sont les éléments entre le début de cette saison-là - qui a vraiment été incroyable avec une fiche de 13-1-1 - et le mois de février - où vous n'avez pas été en mesure de remporter un match en temps réglementaire ? Quels sont les éléments qui t'ont soit forcé à faire des transactions, apporter des changements à l'organisation ou qui t'ont fait réaliser que ton évaluation a changé?

MB : Premièrement, nous avons connu de très bons débuts de saison au cours des deux dernières années avec Michel [Therrien]. Je ne veux rien enlever à Michel parce qu'il a fait de l'excellent boulot. Même avec des blessés en décembre et en janvier on a réussi à passer au travers. Mais après ça, j'ai vu un manque de confiance et peut-être que le message ne passait pas pareil comme avant. J'ai vu des joueurs qui déconnectaient avec leurs performances. On a fait un changement en amenant Claude et tu vois que tranquillement, ça revient, spécialement lors des quatre dernières parties où l'intensité a monté. Je crois qu'on a pris la bonne décision. Mais encore là, Michel a fait de l'excellent boulot pendant presque cinq années ici à Montréal.

MD : Sans rien enlever à Michel Therrien, Claude Julien était disponible. Tu as mentionné à plusieurs reprises que les Canadiens n'opèrent pas selon les décisions des autres formations. Le fait d'avoir un entraîneur de la trempe de Claude Julien, avec une longue feuille de route, que tu avais côtoyé à la Coupe du monde, est-ce que, pour l'instant, tu juges qu'il a accompli tout le travail que tu anticipais en l'embauchant?

MB : C'est certain qu'un homme d'expérience, qui avait gagné une coupe Stanley à Boston, un francophone - c'est important pour l'organisation -, c'est un entraîneur de premier plan. Alors comme tu as mentionné, on ne prend pas de décisions en se basant sur les autres organisations, mais le fait qu'il était disponible, le « timing » avec le fait que l'équipe n'allait pas dans la bonne direction, le changement a été plus facile à faire. Encore là, chapeau à Michel Therrien pour ce qu'il a fait ici durant cinq ans à Montréal.

MD : Avant de terminer, encore une fois je voulais te mentionner des paroles que tu as dites. Tu avais indiqué que tu voulais refaçonner cette équipe et que tu voulais prendre le temps de la mettre au niveau de ton identité. Est-ce que tu as l'impression, avec l'arrivée de Claude Julien, avec la récente période de transactions, que l'équipe qui est sur la patinoire commence à ressembler à l'étiquette de Marc Bergevin, le directeur général?

MB : Oui. Pour changer l'image d'une équipe, ça prend beaucoup de temps. Tranquillement, on s'en va dans la bonne direction que j'anticipais, c'est-à-dire avoir une équipe qui peut compétitionner dans les séries. À ma deuxième année, on est allés en finale d'association, et on sait ce qui était arrivé avec Carey Price. D'une année à l'autre, l'important c'est d'amorcer les séries et en santé. On va toucher du bois, mais on espère la même chose cette année en plus d'avoir un long parcours durant les séries. 

MD : Bonne chance dans les séries éliminatoires et bonne chance pour le reste de la saison. Merci Marc Bergevin.

MB : Merci Marc.

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