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Site officiel des Canadiens de Montréal

Un été qui s'annonce chargé

Marc Bergevin et Claude Julien ont effectué leur bilan de fin de saison lundi

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

BROSSARD - Dès le moment où la saison des Canadiens a pris fin samedi à New York, Marc Bergevin savait qu'il aurait beaucoup de pain sur la planche au cours des prochains mois.

La saison morte ne devait pas s'amorcer aussi rapidement à Montréal. 

Fort d'une récolte de 103 points et du championnat de la section Atlantique au terme du calendrier régulier, le Tricolore prévoyait effectuer un bon bout de chemin lors des séries éliminatoires. Possédant une formation aguerrie, avec un bon mélange de jeunes et de vétérans, ainsi que sur probablement le meilleur gardien de la Ligue, Marc Bergevin et Claude Julien savaient tout de même que la tâche n'allait pas être de tout repos face aux Rangers de New York au premier tour. 

Deux jours après avoir vu leur équipe être éliminée après seulement six parties, les dirigeants montréalais n'ont pas caché leur déception lorsqu'ils ont rencontré les membres des médias à l'occasion de leur bilan de fin de saison, lundi à Brossard.

Video: «On ne va pas chambarder l'équipe»

«Premièrement, nous sommes extrêmement déçus de notre élimination au premier tour aux mains des Rangers. Nous avions des attentes élevées. Nous avions connu une bonne saison dans l'ensemble, mais ça ne diminue pas notre déception face à notre tenue en séries», a indiqué Marc Bergevin, lors de son cinquième bilan à titre de directeur général des Canadiens.

«Les séries sont une saison complètement différente. On était septième au classement général de la Ligue. En ce moment, quatre des 10 meilleures équipes au classement sont éliminées. Lorsque vous accédez aux séries, c'est une saison complètement différente, a poursuivi Bergevin. Ils n'avaient qu'un point de moins que nous. Ils sont une très bonne équipe. Les gars ont donné tout ce qu'ils avaient. Ils ont travaillé fort. On était compétitifs, on ne peut pas être déçu de ça. On est déçus du résultat, mais de la façon qu'on a compétitionné.»

Si le résultat lors du tournoi printanier n'a assurément pas été celui souhaité par l'état-major du Tricolore, personne au sein de l'organisation n'est d'avis qu'il faudrait appliquer des solutions drastiques pour améliorer la situation la saison prochaine. 

Le fait de pouvoir compter sur la présence de Claude Julien derrière le banc à partir du camp d'entraînement pourrait justement rapporter des dividendes encore plus importants que la fiche de 16-7-1 qu'il a présentée depuis son retour à Montréal, le 14 février dernier.

Video: «Je prendrai une décision après les avoir rencontrés»

«Lorsque vous arrivez dans une situation comme celle dans laquelle je suis arrivé, la dernière chose que vous voulez faire est de tout chambarder. J'ai dû faire quelques ajustements et redonner confiance aux joueurs parce que je savais que c'était une bonne équipe. Avec de la confiance et de petits changements, nous avons accédé aux séries et honnêtement, nous avons échoué parce que nos attentes étaient beaucoup plus hautes que le niveau où nous sommes», a laissé entendre l'entraîneur-chef du Tricolore, au sujet de ses premiers mois avec sa nouvelle équipe. 

«J'ai vu une progression dans l'équipe en peu de temps, mais aussi au niveau de la chimie. Nous avons développé une chimie qui laisse entrevoir de bonnes choses pour le futur. L'an prochain, j'ai hâte d'avoir un bon camp avec une bonne structure, pour établir de bonnes bases pour connaitre une saison couronnée de succès.»

Galchenyuk à l'aile à court terme

Le sujet sur toutes les lèvres lors de la dernière rencontre en 2016-2017 entre les membres des médias et l'état-major de l'organisation a été la tenue d'Alex Galchneyuk au cours des derniers mois. 

Après avoir fait partie du Top 10 des meilleurs pointeurs de la LNH en début de saison avant de tomber au combat en raison d'une blessure à un genou, l'attaquant de 23 ans a perdu ses repères en deuxième moitié de saison.

Auteur de 30 buts en 2015-2016, beaucoup d'espoirs avaient été fondés sur Galchenyuk afin qu'il devienne le joueur de centre dominant tant recherché à Montréal. Mais au cours des derniers mois, il n'a pas été l'ombre de lui-même, forçant son entraîneur à lui faire faire la navette entre le centre et l'aile, au sein de plusieurs trios différents. 

Video: «Alex peut aider l'équipe à l'aile en ce moment»

En cette heure de bilan, Bergevin a indiqué que la meilleure solution à court terme pour aider le choix de premier tour du Tricolore au repêchage de 2012 serait de le faire évoluer à l'aile pour le moment. 

«Alex n'a pas répondu à nos attentes cette saison. La LNH est une ligue de très haut niveau, la meilleure dans le monde. La position de centre, comme celle de gardien, est l'une des plus importantes et une des plus difficile. Les bonnes équipes font ressortir vos faiblesses. Pour aider Alex et l'équipe, Claude a pris la décision de le placer à l'aile. On a eu une bonne rencontre avec Alex ce matin. Il sait qu'il a des choses à apprendre pour devenir le type de joueur de centre qu'on voudrait avoir et qu'il voudrait devenir. Pour l'instant, le meilleur endroit où il pourrait aider l'équipe sera à l'aile», a souligné Bergevin au sujet de celui qui deviendra joueur autonome avec compensation le 1er juillet prochain.

Que réserve l'avenir à Radulov?

Si Galchenyuk ne sera pas libre comme l'air au début juillet, Alexander Radulov pourrait l'être et aura la possibilité de quitter les Canadiens s'il ne réussit pas à s'entendre avec eux avant le 1er juillet.

Deuxième meilleur pointeur du Tricolore en saison régulière avec une récolte de 54 points en 76 rencontres, en plus d'en avoir ajouté sept autres en six parties éliminatoires - un sommet chez le Bleu-Blanc-Rouge, l'attaquant russe a prouvé hors de tout doute au cours de la dernière saison qu'il pouvait avoir un impact dans la LNH, après un exil de quatre ans dans la KHL.

Ne cachant pas qu'il souhaite prolonger le séjour de Radulov au Québec un peu plus longtemps, Bergevin voudra le faire, mais pas à n'importe quel prix.

«C'est certain que c'est un joueur qu'on veut ramener à Montréal, mais il y a des limites à ce qu'on peut faire à cause de l'aspect financier, du plafond, de la durée - il a quand même 31 ans, pas 25-26 ans. On l'aime beaucoup. Il a amené beaucoup de points positifs à l'organisation. Les autres joueurs l'aiment. Les joueurs parfaits n'existent pas, mais il y a beaucoup de choses d'Alex qu'on aime. Nous allons tout faire en notre possible pour le ramener, mais il y a des choses qu'on ne pourra pas faire. J'espère que les deux partis vont s'entendre pour qu'il reste à Montréal», a admis Bergevin concernant celui qui sera assurément un des joueurs les plus convoités sur le marché des joueurs autonomes cet été.

Garder Price à Montréal pour très longtemps

De quoi auraient l'air les Canadiens sans Carey Price? C'est une question à laquelle Marc Bergevin ne souhaite aucunement répondre. 

Alors que le gardien de 29 ans écoulera en 2017-2018 la dernière année d'un contrat de six saisons, le directeur général montréalais pourra commencer à négocier une nouvelle entente avec sa super-vedette à partir du 1er juillet prochain. 

Video: «On va faire tout notre possible pour le garder ici»

Si certains se demandaient si le Tricolore devrait tester la valeur de Price sur le marché, Bergevin a été sans équivoque lorsqu'il a été interrogé sur ses intentions à l'endroit de son gardien numéro un : ce dernier n'ira nulle part.

«Carey est un très gros morceau de notre équipe. Nous avons vu la saison dernière ce qui est arrivé lorsqu'il n'était pas là. Nous trouverons un moyen de faire fonctionner ça avec le plafond salarial. Je ne veux pas m'avancer trop loin, mais mon intention, et je crois que celle de Carey aussi, est de rester à Montréal. On va tout faire dans notre possible pour qu'il reste à Montréal jusqu'à la fin de sa carrière», a conclu Bergevin.

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