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Site officiel des Canadiens de Montréal

Une question de confiance

Marc Bergevin a rencontré les médias pour commenter le rendement de son équipe, mercredi

par Joanie Godin @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Marc Bergevin aurait certainement aimé rencontrer les médias dans d'autres circonstances, mais le directeur général des Canadiens a «fait face à la musique», mardi, en répondant aux questions des journalistes au lendemain de la première victoire de son équipe en huit matchs.

Bergevin n'a pas caché son insatisfaction quant à la fiche de 2-6-1 que présente le Tricolore. Mais il croit que la solution se trouve dans le vestiaire. C'est surtout une question de confiance et on sait que le sport se joue autant sur la glace que dans la tête.

Après avoir rappelé l'allure de tous les matchs depuis le début de l'année et tous les moments où son équipe a trop rapidement baissé les bras après avoir accordé un ou des mauvais buts, le D.G. a affirmé que la seule explication était la confiance et non le manque de talent. C'est pourquoi faire une transaction ne fait pas vraiment partie de ses plans pour le moment.

«C'est une période difficile et les gens veulent en tirer avantage. On sait que quelques joueurs sont meilleurs que ce qu'ils démontrent. Ce qu'on pourrait obtenir en retour n'aiderait pas. Faire une transaction juste pour en faire une ne fera pas la différence. Je ne le ferai pas juste pour paniquer. Je l'ai dit aux gars, la réponse est dans le vestiaire, a expliqué Bergevin.

«Les entraîneurs travaillent fort, plusieurs heures chaque jour. On regarde des vidéos et on voit où ça bat de l'aile. Parfois, ce sont de toutes petites failles et la rondelle se retrouve dans notre filet et ça affecte notre confiance. Ce n'est peut-être pas ce que les gens veulent entendre, mais c'est la réalité. Tu peux jouer avec un pied ou une main en mauvais état, mais pas sans confiance, c'est évident. C'est ce qui arrive en ce moment», a-t-il poursuivi.

Il a ensuite donné l'exemple du match de mardi face aux Panthers. Si Carey Price n'avait pas été solide en début de rencontre et que les visiteurs avaient rapidement profité de leurs chances, le résultat aurait probablement été complètement différent. Mais les Canadiens ont marqué un but, puis un deuxième très rapidement et le vent avait tourné.

«Après leur but, on ne pouvait même pas faire une passe de 10 pieds. Mais deux buts plus tard, c'est une équipe totalement différente et ça se transporte en troisième période. C'est ce qui me dit que ce n'est pas le talent, mais la confiance. C'est ce dont ils ont besoin et je crois qu'ils l'auront», a-t-il affirmé.

Et pour ça, les joueurs doivent arrêter de penser au lieu d'agir.

«Comme ancien joueur, je sais que ce n'est pas si facile que ça. La seconde où tu penses, il est trop tard. C'est ce qui arrive et ç'a un effet boule de neige. Quand tu as de la confiance, tout va de ton bord et quand ça va mal, ça va mal», a admis le grand patron.

Video: Marc Bergevin sur le rendement de son équipe

Parlant de confiance, Bergevin a aussi parlé d'Alex Galchenyuk, qui se cherche depuis quelque temps. Malgré des performances en deçà des attentes pour cet ancien choix de premier tour, le directeur général le perd pas espoir. Le jeune n'a que 23 ans et a déjà marqué 30 buts au cours d'une saison, alors il est évident qu'il a ce qu'il faut pour réussir. Il suffit qu'il retrouve ses repères. 

«On voit son talent, ce qu'il est capable de faire. J'espère que ce qui est arrivé hier soir est le commencement. Parfois, je vois un jeune joueur qui cherche des réponses ailleurs au lieu de les trouver chez lui. Lorsqu'on s'arrête et qu'on en parle au jeune, il comprend. Il est conscient, mais parfois, c'est plus facile à dire qu'à faire. Il a besoin de trouver les petites choses qui le font marquer. Ne pas penser à marquer, mais plus au processus - comment je vais marquer, ce que j'ai à faire. Parfois, tu penses que tu travailles, mais tu ne le fais pas aussi fort que tu le peux. Le seul endroit où le succès vient avant le travail, c'est dans le dictionnaire. Il faut travailler pour ensuite avoir du succès», a rappelé Bergevin.

Les entraîneurs ont essayé quelques approches avec le jeune Américain. Lui montrer beaucoup de vidéos, lui donner beaucoup d'informations, prendre un peu de recul, etc. 

«On a fait toutes les choses et on espère qu'éventuellement ça va rentrer et qu'il va comprendre parce qu'il l'a déjà fait. C'est vrai que ça fait six ans qu'il est ici, mais il a juste 23 ans. Alors oui, des fois c'est frustrant, mais je sais aussi que le kid est fâché, il veut avoir du succès. Il ne se lève pas le matin en se disant "J'espère que je ne jouerai pas bien"», a mentionné le D.G.

Il garde donc espoir, même s'il avoue que la situation est parfois frustrante. Mais Galchenyuk n'est pas le seul à blâmer pour ce début de saison ordinaire, puisque c'est un sport d'équipe. Le bateau a peut-être un peu pris l'eau, mais il n'a pas coulé. 

«On n'était peut-être pas aussi bons [que notre fiche en début de saison l'an passé], mais on n'est pas aussi mauvais que ce que démontre notre dossier en ce moment», a conclu Bergevin.

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