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Site officiel des Canadiens de Montréal

L'inspiration

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD -- Si Carey Price compte son lot d’admirateurs à Montréal et à travers la Ligue, ses plus grands partisans se trouvent dans le vestiaire du Tricolore.

Le cerbère de 27 ans a remporté sa 39e victoire de la saison jeudi soir face aux Hurricanes de la Caroline – par blanchissage de surcroit – établissant du même coup une nouvelle marque personnelle pour le plus grand nombre de gains en une saison. À ce rythme, et avec encore dix matchs à disputer au calendrier, il pourrait surpasser le record d’équipe de 42 victoires, détenu conjointement par Jacques Plante et Ken Dryden.

De quoi inspirer ses coéquipiers.

« C’est une des meilleures saisons que j’ai vues dans la Ligue nationale [pour un gardien] », a lancé candidement l’attaquant Pierre-Alexandre Parenteau au terme de l’entraînement de vendredi matin. « C’est impressionnant de voir à chaque match la confiance qu’il démontre devant le filet. Ça nous motive quand on voit un gardien de ce calibre-là performer comme ça. »

Manny Malhotra, qui compte près de 1000 matchs d’expérience dans la LNH, abondait dans le même sens.

« Ce n’est pas de temps en temps, c’est chaque soir qu’il joue comme ça », de poursuivre le vétéran de 18 saisons. « Il nous donne une chance de gagner chaque soir. À ce point-là, ce n’est même plus un "facteur Wow", c’est juste normal pour Carey Price. C’est incroyable, je n’ai jamais vu ça. »

Les chiffres du cerbère montréalais parlent d'eux-mêmes : il se trouve au premier rang de la Ligue pour le nombre de victoires (39), pour la moyenne de buts alloués (1,89), pour le pourcentage d’efficacité (,937) et au deuxième échelon pour le nombre de blanchissages (8). Celui qui a effectué plus de 30 arrêts dans 29 matchs jusqu’ici cette saison a également alloué un but ou moins à 20 occasions.

Questionné à savoir s’il avait déjà joué devant un gardien aussi dominant, Malhotra a offert une réponse sans équivoque.

« Non, pas comme ça, et ce n’est pas négatif envers les autres gardiens avec qui j’ai joué », précise Malhotra, qui a entre autres joué devant Ed Belfour, récipiendaire de deux trophées Vézina, Mike Richter et Evgeni Nabokov. « Il fait des arrêts spectaculaires chaque soir, c’est tellement rare de le voir accorder un mauvais but. La chose la plus significative, c’est de le voir jouer chaque soir comme ça. »

Même son de cloche du côté de Dale Weise, qui avait pour coéquipier deux excellents cerbères à New York et Vancouver.

« Je n’ai jamais joué devant un gardien de ce niveau. J’ai joué un peu avec Henrik Lundqvist et avec Roberto Luongo, qui ne sont pas des pieds de céleri non plus. Mais le niveau de jeu que nous offre Carey cette saison est la meilleure performance de gardien que j’ai vue. Je suis un partisan depuis 20 ans et je n’ai jamais vu ça », d’analyser celui qui a inscrit le filet vainqueur face aux Hurricanes.

Comment Carey Price s’est hissé parmi l’élite de la LNH? Par sa constance, répondent à l’unanimité ses coéquipiers. Une constance qui permet à ses coéquipiers de jouer avec beaucoup plus d’aisance devant lui.

« À ce niveau-là, dans la LNH, c’est extrêmement difficile d’être constant chaque jour. Il l’est à chaque jour de pratique. À chaque match, tu sais ce que tu vas avoir de Carey Price. C’est tellement impressionnant. Je crois que c’est la chose la plus importante : tu sais toujours ce que tu vas avoir de lui chaque soir », d’ajouter Dale Weise.

Ainsi, lorsque les choses vont moins bien, pas besoin de chercher plus loin que devant le filet tricolore pour chercher de l’inspiration. Le brio de Price sert assurément d’inspiration pour la troupe de Michel Therrien, comme ce fut le cas récemment.

« On se devait de hausser notre jeu de cran, on n’avait pas l’intensité souhaitée lors des matchs. Nos gardiens jouent du bon hockey, c’est l’histoire de la saison, c’est à nous d’élever notre jeu d’un cran, surtout avec les séries qui s’en viennent », a soutenu Pierre-Alexandre Parenteau, en faisant référence au dernier passage à vide du Tricolore qui a depuis remporté trois de ses quatre derniers matchs.

Pour Brandon Prust, les récents insuccès se sont avérés être un avertissement essentiel à l’approche des séries éliminatoires : la victoire, ça se mérite.

« C’est le temps de l’année où nous affrontons des équipes qui se battent pour une place en séries. Des fois, on devient plus confortable par rapport à notre position, mais on ne peut pas faire ça. Je crois que nous l’avons réalisé. Nous avons une dizaine de matchs pour nous mettre en mode séries éliminatoires. »

Et ils pourront certainement compter sur Carey Price pour se motiver.

Vincent Régis écrit pour canadiens.com

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