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Site officiel des Canadiens de Montréal

L’homme de fer

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Si les joueurs des Canadiens sont parmi les plus en forme de toute la LNH, le fait qu’ils peuvent compter sur un Ironman pour les aider joue pour beaucoup.

Allard a complété le parcours Ironman de Mont-Tremblant en 13:22:05.

Depuis son arrivée en poste à titre d'entraîneur en préparation physique de l’équipe en 2010, Pierre Allard a travaillé sans relâche pour permettre aux joueurs du Tricolore d’être à leur summum de leur condition physique au moment où ils sautent sur la glace. Mais malgré son horaire de travail très chargé qui lui permet de faire ce qu’il aime durant toute l’année, l’athlète de 42 ans s’est toujours gardé du temps pour son autre passion : sa préparation en vue du championnat nord-américain Ironman.

« J’ai toujours voulu faire cette compétition. Les premières fois que j’ai vu ça, c’était à la télévision et je devais avoir 12 ou 13 ans. Depuis ce temps-là je me disais que c’était quelque chose que je voudrais faire au moins une fois dans ma vie », explique Allard, qui a participé à la deuxième édition de l’épreuve de Mont-Tremblant, la semaine dernière. « Quand j’ai pris ma retraite sportive, j’avais besoin d’un nouveau défi, et c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire. Un de mes objectifs était que je ne voulais pas finir la course détruit. Je voulais être capable d’être fonctionnel dans la semaine qui a suivi et non couché dans mon lit. Je soutire beaucoup de fierté là-dedans. »

Comme le dit le nom, les personnes qui complètent ce parcours sont réellement des hommes et des femmes de fer. En effet, lorsque les participants franchissent le fil d’arrivée, ils auront parcouru 2,4 miles (3,8 km) à la nage, 112 miles (180 km) en vélo et 26,2 miles (42,2 km) à la course! Consacrant environ une quinzaine d’heures par semaine à son entraînement et n’ayant pas trop à changer son mode de vie puisqu’il est déjà très discipliné, Allard ne s’est pas laissé impressionner par ce défi et l’a relevé avec succès. Il s’est même permis d’améliorer son temps de l’année précédente alors qu’il en était à une toute première expérience de la sorte.

« J’ai retranché presque une heure de mon temps de l’année précédente et la principale raison qui explique cette amélioration c’est l’expérience que j’ai acquise par rapport à l’an passé », mentionne celui qui a complété l’éreintante course avec un temps de 13:22:05. « C’était la première fois que je faisais une longue distance comme ça. Je gérais donc un peu plus mon énergie cette fois-ci. J’ai été très prudent, je voulais être certain de pouvoir finir. Cette année, je savais qu’en gérant mieux ma course, je ferais mieux. »

Possédant déjà de nombreuses années d’expérience dans le domaine du conditionnement physique après avoir lui-même évolué professionnellement au hockey, Allard sait que dans chacune de ces expériences il y a un dénominateur commun : la préparation. Que vous soyez hockeyeur ou un employé de bureau, chacun peut arriver à ses fins, mais ils doivent être conscients que les résultats n’apparaitront pas par magie. Il faut mettre le temps nécessaire et la patience doit être de mise. C’est d’ailleurs l’un des principaux messages sur lequel le gourou de la préparation physique met beaucoup d’emphase lorsqu’il discute avec les joueurs du Tricolore, qu’ils soient des vétérans aguerris ou des jeunes fraîchement repêchés par l’organisation.

« Ce que j’aime de l’expérience Ironman, et je l’ai expliqué à nos joueurs au camp de développement cet été, c’est que les jeunes de nos jours vivent dans un monde où tout est rapide. Ils veulent tout instantanément. Ils veulent des résultats tout de suite », souligne Allard. « Cette compétition, comme n’importe quoi d’autre, ça ne l’est pas. La préparation pour ça ne se fera pas en moins d’un mois. Ce sont des années et des années de préparation qui seront nécessaires. Si tu veux atteindre ce niveau, tu dois faire beaucoup de préparation. Je comparais ça à leur carrière en leur expliquant que ça peut prendre deux, trois, quatre, cinq ou six ans avant qu’ils atteignent la LNH. Quand tu as un but ans la vie, il faut mettre ton focus à la bonne place et prendre les bonnes décisions. »

Hugo Fontaine écrit pour canadiens.com.

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