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L'étape suivante

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD -- Jérémy Grégoire apprend tranquillement, mais sûrement, à faire sa place.

Après sa première saison dans les rangs professionnels avec les IceCaps de St-John’s, le choix de sixième ronde des Canadiens en 2013 reconnait que la période d’ajustement a été plus longue et ardue qu’anticipé.

« Tu arrives du niveau junior avec des bonnes statistiques, mais tu te rends compte rapidement que certains gars ici ont fait la même chose que toi, mais deux, trois ou même cinq ans avant. Ça a été un processus d’adaptation, c’est certain », de confier Grégoire, qui a inscrit six buts et récolté cinq passes en 62 rencontres en 2015-2016. « C’est de l’ajustement, il faut découvrir nos forces et écouter nos entraîneurs. Je n’ai pas vraiment changé mon style. Je me suis adapté. »

Une des têtes d’affiche du circuit Courteau lors de son passage dans la LHJMQ entre 2011 et 2015, Grégoire a appris à se battre pour chaque minute de jeu la saison dernière.

« Dans la LHJMQ, peu importe ce que je faisais durant un match, j’avais toujours du temps en avantage et en infériorité numérique », d’expliquer l’ancien capitaine du Drakkar de Baie-Comeau. « La saison dernière, tu devais connaître un bon match pour jouer à court d’un homme. Je devais me battre pour ma place. Je devais être plus constant. »

« Avant Noël, je me disais que j’avais tout le temps su m’adapter pour marquer des buts, que je ne voyais pas pourquoi j’aurais de la difficulté à ce niveau », de confier Grégoire, qui a inscrit près d’une centaine de buts au niveau junior en quatre saisons. « Mais tu réalises après un moment que les joueurs qui ont performé au niveau junior sont tous rendus ici. Il faut prendre et accepter son rôle pour connaître du succès. »

Après un début de saison plus lent, Grégoire a repris du gallon en deuxième moitié de campagne et s’est dit satisfait de sa progression - tout comme son entraîneur d’ailleurs. Ce regain de production laisse présager de bonnes choses pour l’an prochain.

« La première saison en est une d’adaptation. À ta deuxième année, tu veux faire ta marque. Je connais mon rôle et je sais ce qui est attendu de moi. C’est à moi de performer », d’assurer Grégoire, qui a aussi dû s’adapter en-dehors de la glace à son premier séjour à l’extérieur du Québec.

« C’était la première fois que je n’étais pas en pension. Je me faisais à manger, je faisais mon ménage, j’étais dans mes affaires. J’aimais ça », de confier Grégoire, qui vivait avec Zachary Fucale et Morgan Ellis. « La chimie entre nous était excellente - un attaquant, un défenseur et un gardien. C’était moi le chef cuisinier et eux ramassaient et faisaient la vaisselle. J’aimais ça!»

Repêché il y a trois ans, Grégoire en est à son quatrième camp de perfectionnement et s’attend maintenant à subir la pression des plus jeunes… comme lui il y a quatre ans.

« C’est moi qui poussait dans le dos de certains joueurs avant et cette année c’est à mon tour de subir le même sort », de conclure Grégoire. « J’en suis à ma quatrième année au camp de perfectionnement des Canadiens. Il y a des gars qui ont été repêchés après moi qui s’en viennent. C’est ça le hockey, c’est une compétition interne. Ça ne me fait pas peur. Je sais ce que je suis capable de faire. »

Vincent Régis écrit pour canadiens.com.

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