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Site officiel des Canadiens de Montréal

Les sceptiques seront confondus

par Staff Writer / Montréal Canadiens
WASHINGTON – Est-ce qu’il y a quelque chose de plus satisfaisant que d’accomplir ce dont personne ne vous en pense capable? Les Canadiens peuvent certainement dire oui.


La liste était longue. Les Capitals avaient récolté 33 points de plus que le Tricolore en saison régulière. Les Capitals avaient présenté le meilleur jeu de puissance dans la LNH en 2009-2010. Les Capitals avaient la plus redoutable machine offensive du circuit avec les Ovechkin, Semin, Backstrom, Green. Aucune équipe classée première n’avait perdu une avance de 3 à 1 dans une série. Pourtant, grâce à une victoire de 2 à 1 mercredi, ce sont les Canadiens qui passent à la ronde suivante.

« Avant la série, personne ne nous accordait de chance de gagner un seul match dans cette série », a expliqué Jaroslav Halak, qui a de nouveau survécu à un bombardement en règle. « En retard 3 à 1 dans la série, nous avons démontré beaucoup de caractère. La victoire lors du match 6 était énorme, mais cette victoire dans leur propre amphithéâtre l'est encore plus.»

Le pilote des Capitals Bruce Boudreau ne croyait pas encore ce qui venait d’arriver et quel train avait frappé sa formation.

« Je croyais que nous avions ce qu’il fallait pour gagner la coupe Stanley », a expliqué Boudreau. « J’aurais parié ma maison qu’ils n’aillaient pas nous battre trois matchs de suite et que nous aurions marqué que trois buts sur 140 tirs. J’ai dit à mes joueurs que je n’avais aucune raison d’en ajouter, car notre moral est au plus bas qu’il pourrait être.  Si leur gardien continue de livrer de telles performances, tout peut arriver pour eux.»

Le secret était peut-être finalement de perdre le match 4 et tirer de l’arrière 3 à 1 dans la série. Les Canadiens ont alors renversé la vapeur pour effectuer la deuxième remontée du genre de leur histoire, faisant du même coup subir aux Capitals cet affront pour la quatrième fois de leur histoire, un record dans les annales de la LNH.

« Je crois que tout est finalement tombé en place », a expliqué Brian Gionta. « Nous étions dans le coup dès le début de la série. Nous les avons chauffés les quatre premiers matchs et même si nous n’étions pas avance, nous étions contents de notre jeu. Nous savions que nous pouvions améliorer certains aspects et c’est exactement ce que nous avons fait dans les trois derniers matchs. »

Avec son flegme habituel, l’entraîneur-chef Jacques Martin a tout de même souhaité profiter du moment avant de commencer à s’attaquer à son plan de match pour contrer les Penguins dès jeudi matin.

« Je suis surtout joyeux pour notre organisation et aussi heureux pour nos partisans qui nous ont grandement supportés », a expliqué Jacques Martin, qui s’était retrouvé du côté des vaincus lors des quatre premiers matchs numéro 7 qu’il avait dirigés « Nous avons démontré beaucoup de caractère et de détermination. Je dois donner le crédit à la façon dont nous avons joué et à notre gardien qui a été superbe. »

Alors que l’ultime victoire se concrétisait malgré le constant assaut des Capitals sur le filet de Halak, tant dans les chaumières du Québec que sur le banc des joueurs, les dernières secondes ont paru une éternité avant de finalement pouvoir laisser échapper un soupir de soulagement.

« C’est tout un renversement », a admis Maxim Lapierre. « Revenir 3 à 1 dans une série, faut le faire. Je n’ai absolument rien vu de la dernière minute de jeu. J’ai gardé mes yeux fermés et j’ai prié. »

Le Tricolore devra toutefois avoir les yeux grands ouverts dès vendredi pour affronter Crosby et sa bande.

Alexandre Harvey écrit pour canadiens.com.

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