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Les rudiments du métier

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – L’attaquant Jake Evans fait des progrès constants à sa deuxième saison avec les Fighting Irish.



Après avoir enregistré 17 points dont sept buts en 41 matchs à sa première campagne avec l’Université Notre-Dame en 2014-2015, Evans est dominant présentement avec une récolte de 14 points en 16 matchs jusqu’ici, affichant au passage un différentiel de plus-8.

Plutôt impressionnant pour un jeune qui obtient une première occasion de jouer à sa position naturelle de centre dans la NCAA. Ce natif de Toronto a passé la dernière saison à l’aile droite tout en apprenant les bases du jeu au niveau collégial et en s’acclimatant à son nouvel environnement de South Bend en Indiana, autant sur qu’en dehors de la glace.

Crédit Photo: Fighting Irish Media

«Je crois que c’est juste une question de maturité. Quand il est arrivé l’an dernier à sa première année, il n’avait que 18 ans. Il affrontait souvent des gars de dernière année de 25 ans d’autres équipes. C’est tout un ajustement pour des gars qui arrivent en si bas âge et nous avons tendance à recruter des jeunes et les faire jouer dès leur arrivée. Je crois que le plus important c’est cette saison qu’il a passée, avec ses hauts et ses bas. C’est une question de confiance », offre l’entraîneur-chef Jeff Jackson, qui dirige les Fighting Irish depuis la saison 2005-2006. «De le remettre au centre a peut-être aidé un peu aussi. Il a joué du côté droit pour la majorité de la saison l’an dernier. Je fais ça avec nos gars de première année. Les bons joueurs arrivent généralement en pensant qu’ils sont des centres. C’est bien d’enlever une certaine pression en défensive et aussi sur les mises en jeu. Il fait du bon travail jusqu’ici par contre. »

Les résultats engrangés par Evans aussi tôt en saison suggèrent qu’il est à sa place. L’ancien de la GTHL et de l’OJHL doit encore en appendre beaucoup sur son rôle, mais il est certainement en confiance ces temps-ci, surtout avec l’appui indéfectible de Jackson.

«En jouant au centre, j’ai l’impression qu’il y a plus d’ouvertures pour passer. Ma vision fait partie de mes meilleurs attributs, alors être au centre m’aide vraiment. À l’aile, tu dois arrêter et repartir souvent, mais à titre de centre tu es en fond de territoire et tu t’ajustes avec tes attaquants, accumulant de la vitesse en traversant la glace. Je suis plus confortable pour prendre des mises en jeu et amorcer la séquence en possession de rondelle », convient Evans, qui a été repêché par les Canadiens en septième ronde à l’encan amateur de 2014, au 207e rang au total. «L’entraîneur Jackson démontre plus de confiance en toi après ta première saison. Il me fait plus confiance sur la glace. Je bâtis mon jeu autour de cette confiance cette saison. »

Si Jackson est bien content du rendement des six premières semaines de la saison d’Evans, il insiste sur le fait qu’il y a encore place à l’amélioration dans certains aspects clés de son jeu. Ce n’est toutefois pas une surprise, en raison de son jeune âge, lui qui n’a encore que 19 ans.

«Il doit être plus explosif. S’il veut jouer comme centre au prochain niveau, il doit améliorer grandement son coup de patin. C’est son plus gros défi. Il a aussi encore un corps de jeune homme. Il n’est pas petit à 6-pieds et 190 livres, mais il a beaucoup de place pour devenir plus fort », explique Jackson, qui a eu la chance de travailler avec des joueurs de la LNH comme Erik Condra, Ian Cole, Riley Sheahan, Kyle Palmieri et Anders Lee au cours de ses années à la barre de Notre-Dame. «On travaille également sur sa constance. Il a connu quelques excellents départs au cours des premières fins de semaine, puis il a connu plus de difficultés les samedis suivants. C’est là que son développement corporel peut jouer. En devenant plus fort, il aura plus de confiance et ça l’aidera à être plus constant soir après soir. »

Cela étant dit, Jackson est convaincu que le talent d’Evans est là. Il faut seulement le mettre de l’avant et travailler sur sa prise de décision pendant les matchs.

Crédit Photo: Fighting Irish Media

«Il a un excellent sens du hockey. Il n’a également pas peur de se salir le nez. J’aimerais toutefois le voir finir un peu plus ses jeux, parce que je crois qu’il peut marquer bien plus qu’en ce moment. Parfois il a d’excellentes occasions de marquer, mais il devient trop sélectif avec son choix de tir », admet Jackson qui utilise Evans au centre de son troisième trio, tout en l’utilisant en avantage et en désavantage numérique. «Défensivement il a un bon bâton. Il est très intelligent et il n’a pas peur de bloquer des tirs. Il aime jouer dans le trafic. S’il améliore un peu son patin, sa mobilité sera meilleure et il sera excellent dans sa propre zone. »

Evans est prêt à accepter le défi, afin de contribuer aux succès des Fighting Irish chaque fin de semaine.

«Je veux aider l’équipe autant que possible. Je veux continuer à accumuler des points et être un bon centre. En tant qu’équipe on veut finir dans le Top 4 de la division Hockey East, remporter la division et aller au tournoi de la NCAA cette année », mentionne Evans qui est venu au camp de développement des Canadiens en juillet dernier, à Brossard. «Pour l’instant, j’apprends les petites choses qui me permettront d’atteindre le prochain niveau, surtout dans des matchs serrés. Bloquer des tirs et faire de bons replis défensifs, ce sont deux choses sur quoi l’entraîneur Jackson met l’accent, des choses qui vont de pair avec une mentalité qui met l’équipe de l’avant. Ça m’aide jusqu’ici. »

Jackson est tout à fait du même avis.

«Notre espoir, c’est que Jake devienne tranquillement un centre numéro 1 ou 2 et qu’il évolue contre les meilleurs trios adverses, tout en continuant de produire. Si ça va arriver cette année ou l’année suivante, on verra. Mais il fait tout ce qu’on demande de lui. Il va avoir ce rôle éventuellement », de conclure Jackson qui croit qu’Evans a tous les atouts pour connaître du succès dans les deux sens de la patinoire. «S’il continue son développement, il a une bonne chance d’être un centre d’un trio d’impact au niveau universitaire. Je crois fermement qu’il fait de grands pas en ce sens. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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