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Les meilleurs restent les meilleurs

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – La plupart des joueurs des Canadiens n’étaient même pas nés quand Guy Lapointe a pris sa retraite. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne connaissent pas les exploits du célèbre #5 des Canadiens, qui verra son chandail être hissé dans les hauteurs du Centre Bell samedi soir.

Guy Lapointe, lors de la cérémonie du 4 décembre 2009.

«J’ai appelé mon père hier pour lui parler du retrait de Guy Lapointe. Il était vraiment très excité. De faire partie d’une telle cérémonie c’est tout un honneur et j’ai vraiment hâte à demain soir», a lancé P.K. Subban, qui a grandi en entendant son père, Karl, parler du Big Three, ce dernier étant partisan des Canadiens depuis son arrivée au Canada dans les années 1970. «Le sport est totalement différent. Mais ça ne change en rien ce que Guy Lapointe a fait pour le hockey, pour le sport et surtout pour les Canadiens de Montréal. C’est un pilier de cette organisation. Il a aidé à créer une dynastie et à laisser un héritage qui est toujours aussi glorieux aujourd’hui. C’est spécial de faire partie de cette célébration.»

Pour tous les membres de l’organisation des Canadiens, en particulier pour les défenseurs, de voir le Big Three réuni dans les hauteurs du Centre Bell est quelque chose de spécial dont ils se souviendront pour toujours, autant que les montées à l’emporte-pièce d’antan de Lapointe.

«Quand on regarde ce qu’ils ont accompli, c’est incroyable. C’est difficile de se mettre dans leur position et d’imaginer ce qu’ils ont pu vivre. Mais de seulement regarder les faits saillants de l’époque et de les voir accomplir de si grandes choses, c’est fascinant », a lancé pour sa part le défenseur Tom Gilbert, qui a disputé deux saisons dans l’uniforme du Wild du Minnesota, équipe pour laquelle Lapointe travaille à titre de chef du dépistage amateur.

Si les amateurs auront droit à un spectacle rempli d’émotions avant la rencontre, les joueurs assurent que la charge émotive risque fort bien de se transposer au match, surtout que quelques légendes risquent d’être présentes dans l’assistance.

«C’est amusant d’avoir autant d’anciens. C’est bien de pouvoir leur parler et d’entendre leurs histoires d’une autre époque, alors qu’ils jouaient. Leurs conseils sont toujours bienvenus », a ajouté Gilbert, qui était jumelé à Nathan Beaulieu lors de l’entraînement de vendredi matin.

Ayant participé à une cérémonie de la sorte la saison dernière au Colorado, Pierre-Alexandre Parenteau sait à quel point l’ambiance risque d’être électrisante. Surtout que cette fois-ci, ce sera à Montréal.

«C’est spécial. Je ne me souviens pas de l’avoir vu jouer, mais ça va être un moment extraordinaire pour nous. J’ai eu la chance de vivre une expérience similaire avec le retrait du chandail d’Adam Foote au Colorado. Guy est une légende du hockey, surtout à Montréal », a lancé celui qui a grandi en banlieue de Montréal, à Boucherville. «Il faisait partie du Big Three, il a gagné six coupes Stanley. Je sais que tout le monde est très excité. »

Ayant récemment célébré son 51e anniversaire de naissance, le pilote des Canadiens a eu la chance lui, contrairement à la plupart de ses joueurs, de voir Lapointe en action.

«Mes souvenirs de Guy Lapointe sont plutôt limités puisque j’étais assez jeune. Ce dont je me souviens le plus, c’est du Big Three. Samedi, j’aurai l’occasion de les voir réunis. C’est plutôt spécial. Ça va être génial de les voir réunis sur la glace pour le retrait du chandail de Guy. C’est un honneur bien mérité. Je suis content pour lui. Je suis content pour sa famille. Il mérite amplement cet honneur», a laissé tomber Michel Therrien, qui aurait bien aimé voir le Big Three évoluer dans le hockey d’aujourd’hui.

«Ils seraient dominants. Le sport a changé, les joueurs ont accès à plein de nouvelles technologies et tout est plus rapide », a poursuivi Therrien. «Mais si tu donnes à ces gars les mêmes opportunités que les gars d’aujourd’hui ont, ils seraient encore le Big Three. Ils seraient même meilleurs. Les meilleurs resteront toujours les meilleurs. »

Et samedi, la preuve en sera une fois de plus faite, lorsque la bannière de Guy Lapointe sera hissée doucement dans les hauteurs du Centre Bell.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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