Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

À la défense du capitaine

Les joueurs ne sont pas du tout inquiet de la production de Pacioretty en séries

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Le capitaine des Canadiens Max Pacioretty n'a pas encore trouvé le fond du filet en séries éliminatoires. Si certains partisans ou membres des médias sont près d'appuyer sur le bouton panique, c'est loin d'être le cas pour ses coéquipiers et son entraîneur.

 

Au lendemain de la défaite de 2 à 1 à New York qui permettait aux Rangers d'égaliser la série à deux victoires partout, quelques joueurs du Tricolore se sont portés à la défense de leur capitaine, qui a inscrit une mention d'aide en quatre rencontres éliminatoires cette année.

«Il travaille extrêmement fort. C'est notre catalyseur, qui joue aussi 20 minutes par match. Ce sont des choses qui arrivent. C'est le hockey de séries. Il est opposé au meilleur trio adverse à chacune de ses présences», a souligné le vétéran Steve Ott.

Video: Steve Ott sur Max Pacioretty

Le défenseur Nathan Beaulieu a également mentionné que les Rangers avaient probablement mis beaucoup d'efforts sur la préparation afin de contrer le meilleur buteur du Tricolore.

«C'est un joueur exceptionnel et je suis certain qu'il est le sujet principal de leurs réunions. Il faut neutraliser un joueur comme ça, alors il n'y a pas de panique quant au jeu de Max. Il veut contribuer et il fait plusieurs choses que les gens ne voient pas», a dit Beaulieu, un de ses très bons amis.

La pression est tout de même grande sur les épaules de l'Américain de 28 ans, qui a connu une saison de 35 buts. Les partisans s'attendent à ce qu'il fasse scintiller la lumière rouge très souvent. Selon Beaulieu, les critiques envers son coéquipier ne sont pas justifiées.

«Je pense qu'il sent de la pression en raison de ce qu'il entend et ça, on ne peut pas le contrôler. C'est malheureux, mais c'est hors de contrôle. Les gens critiquent son jeu, mais il n'est pas mauvais du tout. Il fait des choses que les gens ne remarquent parfois pas. C'est facile d'écrire sur ça, de se moquer ou de dire ce qu'on veut, mais il en fait beaucoup sans avoir la reconnaissance qu'il devrait. Il est le premier à essayer de trouver des solutions. On a une confiance absolue en lui et on s'attend à de grandes choses pour la suite», a affirmé Beaulieu.

Paul Byron est du même avis. Selon lui, tous les joueurs sont derrière le numéro 67.

«Il sait qu'il est le leader de cette formation. Tous les grands joueurs veulent aider leur équipe et ils savent à quel point ils sont importants pour elle. Mais en même temps, il fait toutes les petites choses autour du vestiaire pour que l'attitude soit la bonne et qu'elle soit positive. C'est un travaillant, il étudie les vidéos. Il cherche toujours à améliorer son jeu. Je pense qu'il se met beaucoup de pression parce qu'il veut que l'équipe gagne et il veut en être une raison. On est tous derrière lui dans ce vestiaire. On croit en lui. Il s'agit juste de marquer un premier but et la pression tombera», a expliqué Byron, qui a marqué un but face aux Rangers.

Video: Paul Byron sur la confiance des Canadiens

Du côté de l'entraîneur-chef Claude Julien, on rappelle que ce n'est pas parce qu'il n'a pas encore marqué en séries que Pacioretty est soudainement «devenu un mauvais joueur».

«Il sera bon à nouveau. Ce gars-là n'est pas devenu mauvais. On sait qu'on peut en attendre plus de sa part, qu'il peut marquer, mais ça ne fait pas de lui un mauvais joueur. Il y a des hauts et des bas en séries. J'ai choisi d'être le celui qui le supporte et qui va l'aider à être meilleur, parce qu'il va aider tout le monde dans le vestiaire à son tour. On aura une bien meilleure équipe en l'aidant que si on doutait de lui. Il a été bon depuis que je suis ici, c'est un bon capitaine, il tient à son équipe et fait tout ce qu'il peut pour nous aider à gagner», a défendu le pilote.

Un travail d'équipe

Si les Rangers réussissent à faire taire le gros canon des Canadiens, c'est aux autres joueurs à se lever. En séries, c'est en équipe qu'on signe des victoires, a rappelé Ott.

«On est tous ensemble là-dedans. On voit des héros inattendus depuis le début des séries, des gars comme Torrey Mitchell qui marquent des gros buts. C'est parce qu'il y a beaucoup de pression sur les meilleurs joueurs. C'est un jeu d'équipe. Max est un bon tireur et lorsqu'il aura la chance, je suis certain qu'il va compter, mais c'est aussi à nous, collectivement, d'élever notre jeu d'un cran», a indiqué Ott.

Byron note que ce sont les équipes qui ont le plus de profondeurs qui réussissent à aller loin au printemps, puisqu'il arrive souvent que les meilleurs joueurs d'une équipe soient muselés. Et l'attaquant ontarien croit en la profondeur de son équipe.

«On a trois bons trios qui peuvent marquer et hier, c'est notre quatrième qui a mis l'épaule à la roue avec un gros but. Ils sont capables d'apporter ça à l'équipe, alors on croit en tout le monde dans ce vestiaire. On ne se fiera pas à Max pour être notre sauveur. C'est un effort d'équipe et les 20 gars doivent collaborer», a mentionné Byron, qui vit ses premières séries à Montréal.

Par ailleurs, le défenseur Alexei Emelin a patiné pour la première fois en compagnie de quelques coéquipiers en après-midi à Brossard. Son cas sera réévalué avant le match de jeudi et une décision sera prise quant à son retour au jeu à ce moment. 

En voir plus