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Les hommes du Michigan

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Bien que les séjours de Max Pacioretty, Greg Pateryn et Mac Bennett à l’Université du Michigan soient terminés, le légendaire entraîneur-chef Red Berenson sera toujours un grand fan de ses anciens joueurs.

Berenson, qui dirige le programme ayant remporté le plus de titres dans l’histoire du hockey de la NCAA depuis 1984, porte toujours une attention particulière à ses anciens qui portent aujourd’hui les couleurs des Canadiens de Montréal, et il ne pourrait être plus fier.

Contrairement à Pateryn et Bennett, les deux ayant passé quatre ans sous la tutelle de Berenson à Ann Arbor, Pacioretty a choisi de ne pas rester avec les Wolverines après une solide saison recrue, alors qu’il était toujours éligible pour trois autres années. Ce dernier a signé un contrat de trois ans avec les Canadiens en juillet 2008 après avoir aidé la formation du Michigan à atteindre le Frozen Four de la NCAA pour la 23e fois de l’histoire de l’établissement, mettant au passage la main sur le titre de recrue de l’année de la CCHA.

Sept ans plus tard, Berenson garde toujours de bons souvenirs du son passage dans le sud-est du Michigan du numéro 67 du Tricolore.

« Je me souviens qu’il dégainait rapidement et qu’il avait un tir lourd, même à ce moment. Il avait un flair pour le filet. Il jouait de façon intelligente, comme s’il avait plus d’expérience. Il avait un style abrasif, aussi. C’était un attaquant de puissance classique et nous le faisions jouer sur notre premier trio avec deux de nos meilleurs joueurs seniors, Kevin Porter et Chad Kolarik. Il devenait meilleur au fur et à mesure que l’année avançait », s’est remémoré Berenson, faisant référence à la saison recrue de Max Pacioretty, lors de laquelle il a accumulé 15 buts et 39 points à 19 ans. « Il était peut-être réputé pour son tir, mais c’était également un bon passeur. Il faisait des passes intelligentes. Il pouvait jouer avec des joueurs intelligents. Max semblait avoir l’esprit, le sens du hockey pour jouer avec des gars plus âgés. Ce n’était pas comme s’il en avait trop sur les épaules lorsqu’il jouait avec de bons joueurs. Il a fait de bons jeux sur ce trio et a marqué des buts importants. Je crois qu’il a prouvé lors de sa première année au Michigan la raison pour laquelle il était un choix de première ronde des Canadiens. »

Berenson a rapidement remarqué un je-ne-sais-quoi chez Pacioretty. Pour un joueur ayant été sélectionné au 22e rang du repêchage de la LNH avant même d’avoir porté les couleurs des Wolverines, le jeune homme natif de New Canaan n’est pas arrivé sur le campus avec une grosse tête, se démarquant plutôt de par son engagement. Pacioretty faisait partie des 12 joueurs participant à leur année recrue au Michigan cette année, ce dernier réussissant à tirer son épingle du jeu rapidement parmi ce groupe.

« Max s’entendait bien avec tout le monde. Il avait un bon mélange de confiance et d’humilité. C’est ce que j’appréciais chez lui. Il s’entendait bien avec les autres joueurs. Ils l’aimaient. C’était facile de l’entraîner, comme personne et comme joueur. Il était conscient qu’il était bon, mais il continuait à se pousser. On voyait qu’il avait une bonne chance de devenir un bon joueur professionnel », a décrit Berenson, avant de poursuivre sur d’autres qualités démontrées par l’ancien joueur de la USHL sur une base régulière. « Il avait un bon sens de l’équipe. Ce n’était pas seulement à propos de lui. Il défendait ses coéquipiers. C’était important. Il n’allait pas se laisser intimider et je ne crois pas qu’il aurait laissé ses coéquipiers se faire intimider, non plus. Je crois que, s’il était resté au Michigan durant ses quatre années, il aurait probablement été nommé capitaine à un certain point. »

Bien que Berenson admette que le passage bref de Pacioretty n’était pas suffisant pour lui permettre de juger si ce dernier avait ce qu’il fallait pour éventuellement devenir capitaine d’une équipe de la LNH, l’entraîneur-chef n’est pas surpris de voir comment les choses se sont déroulées pour le vétéran de huit saisons à Montréal. Tous les ingrédients pour que Pacioretty obtienne du succès étaient déjà présents lorsqu’il jouait pour les Wolverines. Il suffisait simplement de les mettre ensemble après son départ du Michigan.

« Je regarde beaucoup de matchs des Canadiens. C’est incroyable de voir à quel point il est devenu un joueur clé à Montréal. Il y a plusieurs bons joueurs dans l’organisation des Canadiens, mais Max a toujours été constant d’année en année. Il continue de faire ses preuves, même à ce niveau. Il réalise son potentiel », a offert Berenson, qui a observé Pacioretty obtenir trois campagnes de 30 buts avec le Tricolore, incluant une saison de 39 buts en 2013-2014, et mener l’équipe dans la colonne des points lors de chacune des quatre dernières saisons. « J’aime la manière dont il joue. Il jouait de façon similaire lorsqu’il était ici. Nous pouvions l’utiliser pour écouler des pénalités, comme le fait Montréal maintenant, ou comme attaquant de puissance sur l’avantage numérique. Il pouvait jouer contre les meilleurs joueurs des autres équipes, parfois plus vieux et avec plus d’expérience que lui. Il a continué à faire la même chose dans la LNH. Il est devenu l’ultime attaquant de puissance. »

Alors qu’il était au Michigan, Pacioretty plaçait les intérêts de ses coéquipiers des Wolverines au-delà des siens, chose qu’il a continuée de faire à Montréal. Il s’agit de l’une des nombreuses raisons qui ont fait en sorte que ses coéquipiers votent pour qu’il devienne le 29e capitaine de l’histoire des Canadiens de Montréal à la mi-septembre. Sans surprise, Berenson était heureux d’apprendre la nouvelle.

« Je suis très fier de Max. Ce n’est pas un petit exploit d’être nommé capitaine des Canadiens de Montréal. Je suis convaincu que l’honneur est bien mérité. Je sais qu’ils ont d’autres joueurs qui étaient eux-aussi de bonnes options, mais qu’ils aient choisi Max Pacioretty, ça en dit long sur la personne qu’il est. C’est le capitaine, maintenant. C’est spécial », a louangé Berenson, qui a disputé près de 1 000 matchs dans la LNH et remporté une coupe Stanley avec les Canadiens en 1965. « Je sais que Max a pris de la maturité, comme tous les jeunes joueurs, depuis qu’il est arrivé au Michigan à l’âge de 18 ans. Il a fait ses preuves dans la LNH – à ses coéquipiers, aux partisans et même aux médias, j’en suis certain. Il a certainement prouvé quelque chose que j’aurais moi-même eu de la difficulté à imaginer il y a sept ans. Il a toujours dégagé une aura spéciale. Je peux voir comment, en restant avec les mêmes joueurs pour une bonne période de temps, il aurait laissé sa marque en tant que leader. »

Voir Pateryn commencer à faire sa marque à la ligne bleue des Canadiens en 2015-2016 constitue également un élément de fierté pour Berenson, qui a montré au jeune de Sterling Heights, au Michigan, le monde du hockey entre 2008 et 2011 – et qui a vu son jeu s’améliorer en chemin.

« J’ai toujours pensé que Greg avait une attitude de guerrier. Il a dû améliorer son coup de patin, sa possession de rondelle et son sens de la défensive avec nous, mais il a continué à être une présence physique – ça fait partie de lui. À sa dernière année, il était aussi bon que n’importe quel joueur de l’équipe. Il a assemblé toutes les pièces de son arsenal. C’était une force défensive, notre joueur de choix. C’était un joueur que tu voulais voir sur la glace lors de la dernière minute de jeu et pour des moments importants, autant défensivement que physiquement », a partagé Berenson, qui croit fermement que Pateryn démontrera qu’il est aussi important pour les Canadiens qu’il l’a été pour les Wolverines à la fin des années 2000. « Montréal a le luxe de compter sur un joueur comme lui, qui pourrait probablement jouer à tous les soirs. Je crois que c’est son année. Il prouve qu’il peut jouer à tous les soirs. C’est un joueur qui était prêt à jouer lorsqu’il a quitté le Michigan, contrairement à ce que certains croyaient, et il le démontre lorsqu’il a la chance de jouer à Montréal. Il doit simplement passer par une route un peu plus difficile. »

De son côté, Mac Bennett continue de perfectionner son jeu avec les IceCaps de St. John’s après avoir terminé sa carrière universitaire au Michigan en 2014. Berenson a de grands espoirs pour le joueur natif de Narragansett, dans le Rhode Island, qui était le capitaine des Wolverines lors de sa dernière année.

« Ce sera intéressant. Je crois que si Mac peut jouer comme il le faisait avec nous, il peut être un défenseur intéressant. Il peut porter la rondelle hors de sa propre zone assez facilement s’il obtient la liberté de le faire. Il peut très bien bouger la rondelle. Il est intelligent défensivement », a offert Berenson, qui est curieux de voir le progrès de Bennett à sa deuxième saison dans la LAH sous les ordres de Sylvain Lefebvre. « Il doit continuer à améliorer son coup de patin, sa mobilité et sa rapidité avec la rondelle, de pouvoir la sortir rapidement et d’être en mesure de la reprendre rapidement et de jouer défensivement. Mac est un bon joueur d’équipe. C’est une bonne personne. Il est engagé. Il détient tous les bons ingrédients. Il lui suffit désormais de s’ajuster au niveau professionnel. Je crois qu’il y arrivera. Nous verrons comment il progresse cette année. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Élise Robillard.

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