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Les hauts et les bas d'un capitaine

L'apprentissage de Max Pacioretty comme capitaine s'est poursuivi en 2016-2017

par Hugo Fontaine @canadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Max Pacioretty aurait préféré que sa deuxième saison comme capitaine se termine beaucoup plus tard.

Les attentes étaient élevées à l'endroit du numéro 67 avant même qu'il ne se présente au camp d'entraînement, en septembre dernier.

Après une première année à titre de 29e capitaine dans l'histoire du Tricolore qui s'est conclue par une exclusion des séries de son équipe, Pacioretty s'est de nouveau entraîné comme un forcené au cours de la saison estivale pour éviter qu'une telle catastrophe ne se répète en 2016-2017.

Arrivé en santé au camp, comparativement à l'année précédente, à la suite d'un court passage à la Coupe du monde, l'attaquant américain connaissait mieux l'ampleur du défi qui l'attendait avec le «C» brodé sur son chandail. Avec l'arrivée de plusieurs nouveaux visages au sein de la formation au cours de l'automne, il a pu compter sur un d'entre eux particulièrement pour l'épauler dans ses responsabilités; Shea Weber.

Capitaine des Predators de Nashville au cours des six saisons précédentes, l'imposant défenseur a vanté à plus d'une reprise les qualités de meneur de Pacioretty au cours des derniers mois. Ces commentaires de la part de son nouveau coéquipier, qui ne le connaissait pas vraiment avant de débarquer à Montréal, sont loin d'être passés inaperçus du côté du numéro 67.

«Shea a joué avec plusieurs des meilleurs joueurs au monde au cours de sa carrière. C'est un très gros morceau de notre équipe et j'ai beaucoup appris de lui cette année. Il a amené une expérience qu'on ne possédait pas vraiment dans ce vestiaire auparavant. D'entendre ça de sa part signifie beaucoup pour moi», a admis Pacioretty, au sujet de celui qui a été nommé adjoint au capitaine peu de temps après son acquisition par les Canadiens.

Alors que son apprentissage en tant que capitaine est en constante progression, la capacité de trouver le fond du filet du franc-tireur de 28 ans est un aspect de son jeu qui n'est plus méconnu de personne. Malgré un premier quart de saison un peu plus tranquille, Pacioretty a tout de même réussi à inscrire 35 buts, lui permettant d'atteindre le plateau des 30 pour une quatrième saison consécutive et pour une cinquième fois au cours des six dernières saisons. 

Ne voulant jamais prendre le crédit pour ses prouesses offensives - dont le fait d'avoir égalé son sommet personnel de 67 points -, le vétéran de huit saisons a plutôt préféré lancer des fleurs à l'ailier droit qui a été à ses côtés pour la grande majorité des derniers mois, Alexander Radulov, pour expliquer ses succès. 

La chimie n'a pas pris de temps à s'installer entre les deux attaquants réunis au sein du même trio quelques semaines après le début du calendrier. Alors que le Russe pourrait devenir libre comme l'air le 1er juillet prochain, Pacioretty espère revoir le numéro 47 à ses côtés l'automne prochain, pour ainsi poursuivre ce qu'ils ont commencé ensemble.

«J'ai adoré jouer avec Radu. Il est complètement différent de tout ce qu'on entendait sur lui auparavant. Il a été un excellent coéquipier. Comme compagnon de trio, je ne pouvais pas en demander plus. Il travaillait très fort, effectuait de très beaux jeux, réussissait à m'aider à marquer - surtout en début de saison lorsque j'avais de la difficulté à le faire. On adore jouer avec lui et on espère le voir de retour», a mentionné Pacioretty, qui a notamment réussi son premier match de quatre buts et cinq points, le 10 décembre face à l'Avalanche, avec l'aide de Radulov. 

Même si Pacioretty est le quatrième buteur le plus prolifique de la LNH depuis 2011-2012 avec 189 buts à son actif, ce qui le place derrière respectivement Alexander Ovechkin (257), Steven Stamkos (202) et Joe Pavelski (192), plusieurs font état de son manque de production lorsqu'arrivent les séries éliminatoires. 

Conscient qu'il aurait pu en faire plus lors de la confrontation face aux Rangers de New York au premier tour, Pacioretty ne s'est jamais défilé devant les questions concernant ses récents insuccès au printemps. Maintenant un vétéran aguerri, il a appris à garder la tête froide face à tout cela, sachant bien que les critiques à son endroit ne provenaient pas uniquement des médias qu'il rencontre sur une base quotidienne.

«Oui c'est important de tout faire pour bien performer, mais c'est également important, d'un point de vue mental, de ne pas laisser le reste vous affecter. Je sais que je n'ai pas les résultats pour parler en termes de buts dans les séries. Je sais que je suis principalement jugé sur le nombre de buts et de victoires. Nous sommes dans une industrie de résultats, a reconnu celui qui n'a amassé qu'une aide en six parties face aux Rangers.

«Une des choses que l'entraîneur m'a dite en partant [à la suite de l'élimination] est que j'ai des choses dans ma vie qui sont beaucoup plus importantes que le hockey et c'est ma famille, a-t-il poursuivi. Le hockey est notre travail, on aime ce qu'on fait et on s'y dévoue entièrement, mais au bout du compte, on peut devenir fou si on ne pense qu'à ça 24/7. J'ai appris à prendre du recul. En le faisant, on réalise ce qui est vraiment important dans la vie.» 

Video: Pacioretty marque 4 buts contre l'Avalanche

Pacioretty est parti passer quelques semaines loin de Montréal en compagnie de sa femme et de ses deux enfants pour recharger ses batteries, mais il reviendra au Québec prochainement pour poursuivre sa préparation estivale en vue de la saison 2017-2018. 

Sachant que les attentes ne feront qu'augmenter à son endroit, il a déjà très hâte de reprendre le boulot dans l'espoir d'écrire une meilleure fin à la prochaine saison. Il pourra compter sur plusieurs sources de motivation et le fait de pouvoir offrir aux loyaux partisans des Canadiens plusieurs victoires sur une longue période en est une qui l'incitera à vouloir se défoncer encore plus dès l'automne.

«Je suis tout aussi motivé à revenir fort que les autres années où nous n'avons pas réussi à réaliser ou atteindre notre but ultime. Je suis prêt à revenir et être un meilleur joueur, un meilleur coéquipier et un meilleur capitaine. Nous avons tous vu comment c'est spécial de gagner en séries dans cette ville et d'amener un peu de bonheur dans la vie des gens. Nous allons travailler aussi fort que possible pour nous améliorer et le faire l'an prochain», a conclu le capitaine.

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