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Les frères McCarron

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Le frère aîné de Michael McCarron, John, aura toujours une place spéciale au sommet de sa liste d’influences.

Comme l’espoir des Canadiens, John a joué au Michigan au cours de sa jeunesse, ce qui a inspiré Michael à en faire de même. Après avoir joué pendant quatre ans à l’Université Cornell, John, aujourd’hui âgé de 24 ans, a disputé la dernière saison dans la ECHL avec les Nailers de Wheeling, en plus de passer un peu de temps dans l’AHL avec les Penguins de Wilkes-Barre Scranton, lui qui avait signé une entente d’une saison avec le club-école des Penguins en septembre dernier.

Les frères McCarron ont célébré la victoire de Michael au tournoi de la coupe Memorial 2015 avec les Generals d'Oshawa l'été dernier.

Michael a toujours porté une attention particulière à la façon de faire de John, un imposant attaquant lui-même, par rapport à son rêve de devenir hockeyeur professionnel. Il a toujours admiré sa façon de se pousser et de réussir en prônant le dévouement.

« John a toujours été le gars le plus travaillant dans toutes les équipes où il a joué. En grandissant, nous étions meilleurs amis, toujours ensemble. C’est une bonne personne. Il était bon à l’école. J’ai vu comment il travaillait, comment il faisait les choses. J’ai toujours voulu être comme lui, c’était mon objectif », mentionne McCarron, qui a cumulé 17 buts et 21 passes en 58 matchs cette saison avec les IceCaps, en plus d’enfiler l’uniforme des Canadiens pour 20 matchs, à sa première année chez les professionnels.

Sachant très bien que Michael gardait un œil sur ses agissements sur la glace et en dehors de celle-ci, John a fait de son mieux pour donner l’exemple à un jeune homme qui avait tous les attributs physiques pour être un joueur d’impact, peu importe où il irait.

« Je n’ai jamais été une supervedette. J’ai toujours dû travailler un peu plus fort que tout le monde pour faire ma place dans les équipes où j’ai joué. Je crois que Mike a compris cette mentalité. J’étais plus un gars de troisième ou quatrième trio, alors si je voulais me retrouver sur le premier trio, je devais en donner plus. Ça a vraiment trouvé écho chez lui et l’a aidé à se développer en bas âge », souligne John, qui a été capitaine du Big Red de Cornell pendant deux saisons avant de faire le saut chez les professionnels.

« Ce qui nuisait à Mike était son coup de patin. Les gens lui disaient toujours qu’il devait travailler là-dessus. C’était ma faiblesse aussi. Je me souviens qu’il regardait tous les exercices que je faisais pour s’améliorer. Il me suivait toujours au gymnase et faisait les mêmes exercices que moi. C’est bon de voir que tout ce travail paye avec Montréal », ajoute McCarron ,qui a été repêché en sixième ronde par les Oilers d’Edmonton en 2012.

Ayant trois ans de différence, les frangins n’auront jamais eu la chance d’être réunis sur la glace avant de quitter la maison familiale pour amorcer leurs carrières. Ils ont toutefois déjà eu la chance de s’affronter une fois, dans un match qu’ils ne sont pas près d’oublier. En octobre 2012, John et le Big Red ont affronté Michael et l’équipe du programme de développement américain (USNTDP) dans un match hors-concours disputé au Lynah Rink à Ithaca, match que Cornell a remporté 6 à 2.

Une expérience comme celle-là a rappelé aux frères McCarron le temps où ils jouaient pour le plaisir dans leur ville natale de Grosse Pointe, à quelques 15 miles à l’est de Détroit.

« La meilleure amie de ma mère avait une grande cour et trois garçons. Chaque hiver elle créait une immense patinoire. John et moi y allions chaque vendredi soir et nous passions des heures et des heures là-bas. Il y avait des lumières. Nous avons fait ça jusqu’à ce que John ait 13 ans et moi 10. On y jouait jusqu’à 22h », se souvient McCarron, qui a plus tard joué pour les Knights de London et les Generals d’Oshawa dans l’OHL, après un passage de deux saisons avec l’USNTDP. « Déjà à cet âge, on pouvait voir à quel point nous aimions ce sport. On pouvait le voir dès le départ. »

La passion distinctive des deux frères – combiné à leur talent naturel – a été récompensée lorsque Michael a été choisi au 25e rang total par les Canadiens au repêchage de 2013 au New Jersey, un événement que n’aurait pas raté John pour tout l’or du monde.

Toute la famille McCarron était sur place lorsque Michael et John se sont affrontés lors d'une partie hors-concours sur le campus de Cornell en   octobre 2012.

« C’était un moment surréel pour toute notre famille. Mike et moi avons grandi en regardant les repêchages de la LNH à la télé. Je n’y étais pas lorsque j’ai été repêché parce qu’il était prévu que je sois choisi plus tard. Mike faisait toutefois partie de ces joueurs qui peuvaient être repêchés en première ronde ou tôt en deuxième ronde », mentionne John, qui n’a pas hésité à étreindre son frère après avoir entendu Trevor Timmins prononcer les mots magiques. « D’être là était spécial. De voir Mike aller sur la scène et enfiler le chandail des Canadiens, c’était incroyable à vivre en tant que grand frère. »

D’avoir la possibilité de voir Michael dans l’uniforme des Canadiens deux ans et demi plus tard était encore mieux. Après avoir assisté au deuxième match de Michael, à Nashville, en décembre, John a eu de la chance lorsque les Nailers ont eu une journée de congé à Kalamazoo, au Michigan, le soir même où les hommes de Michel Therrien affrontaient les Red Wings à Détroit, le 24 mars. C’était seulement quatre jours après que le numéro 34 ait marqué son tout premier but dans la LNH, contre les Flames de Calgary au Centre Bell.

« À Nashville, c’était juste surréel de le voir jouer. À Détroit par contre, je regardais le match plus attentivement, le comparant à certains gars qu’on idolâtrait en grandissant comme Pavel Datsyuk ou Henrik Zetterberg. Nous étions de grands partisans des Red Wings dans notre jeunesse alors de le voir dans le cercle des mises en jeu avec certains de ces gars, c’était incroyable. Je pouvais voir qu’il était un peu nerveux. Il pense probablement avoir joué un mauvais match, mais de mon côté, je crois qu’il a bien joué », a partagé l’aîné des McCarron qui estime qu’environ 50 membres de la famille et des amis étaient au Joe Louis Arena ce jeudi soir de mars. « La loyauté pour les Red Wings n’existait plus. C’était un peu bizarre. Détroit marquait sans arrêt. C’était 4 à 0, mais je continuais d’encourager les Canadiens et Mike. Puis ils ont amorcé une remontée. J’étais le seul dans ma section à les encourager. Quand je leur ai dit que mon frère jouait, ils ont compris », rigole McCarron au sujet de la défaite des Canadiens 4 à 3 lors de leur ultime visite dans la ville de l’automobile.

Si le duo n’a pas souvent eu la chance d’être réuni au cours de la saison, ils tentent de garder le contact grâce à la technologie. Puis l’été, ils planifient leurs entraînements ensemble, à London en Ontario, pour se préparer pour la campagne 2016-2017.

« Nous nous contactons après presque chaque match. Si nous connaissons des difficultés, John et moi en parlons un peu. C’est bon d’avoir quelqu’un qui sait exactement ce que tu vis pour t’appuyer. Il n’y a pas de meilleure personne à qui parler que ton frère dans ce genre de situation », explique McCarron, qui luttera certainement pour un poste régulier à Montréal lorsque le camp d’entraînement débutera en septembre.

La communication a une importance capitale, autant pour Michael que pour John, qui s’habitue tranquillement à ce que veut dire être un professionnel.

John ne pourrait être plus fier de voir Michael réaliser son rêve, atteindre la LNH.

« Je faisais mes premiers pas dans l’AHL en même temps que Mike commençait dans la LNH, alors nous étions un peu dans le même bateau. Nous étions tous les deux le "nouveau" gars. Nous demeurions dans des hôtels, alors discuter nous permettait de passer le temps », souligne McCarron, qui a eu d’innombrables questions pour son petit frère après que ce dernier ait été rappelé dans les grandes ligues. « Je me demandais comment les gars de la LNH se préparaient et ce qu’ils faisaient lors de leurs journées de congé. Il a partagé ça avec moi. »

En raison du lien fraternel incroyable qui existe entre les frères McCarron, on peut dire qu’ils sont les plus grands partisans l’un de l’autre.

« Nous avons grandi en rêvant de jouer dans la LNH. Mike a toujours été plus rapide que moi. Ce n’est pas impossible pour moi non plus. Nous sommes fiers un de l’autre », de conclure John. « Nous avons le plus grand respect un pour l’autre. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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