Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

Miser sur le développement

Les Canadiens savent que le succès passe par la jeunesse

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Bien conscients que le succès d'une organisation passe souvent par le développement de ses joueurs, les Canadiens tiennent à offrir le meilleur encadrement possible à leurs espoirs

C'est pourquoi ils ont ajouté Francis Bouillon à leur équipe, à titre d'entraîneur, développement des joueurs. Ce poste était auparavant occupé par Rob Ramage, qui devient directeur du développement des joueurs. 

Pour l'ancien défenseur des Canadiens, son nouveau rôle ne sera pas nécessairement le même qu'un «vrai» entraîneur.

«C'est une job que je ne vois pas comme un entraîneur, mais comme un mentor, un grand frère. C'est important de bâtir une confiance avec le jeune. Une fois que c'est bâti, tout suit. C'est de faire partie du développement, de partager l'expérience, les aider du mieux possible à devenir des professionnels», a-t-il dit mercredi, au terme du camp de développement des Canadiens.

Bouillon s'occupera des défenseurs qui appartiennent à l'organisation. Il voyagera beaucoup pour aller les rencontrer, mais passera aussi beaucoup de temps à Laval, près de sa famille.

«On connaît un peu les villes de Montréal et de Laval, ce sont des grosses villes et c'est facile de se perdre là-dedans. Cette semaine, on a passé beaucoup de temps avec les joueurs; beaucoup de rencontres, avec des psychologues, nutritionnistes, alors je pense que les jeunes ont les ressources nécessaires disponibles pour aller jusqu'au bout», a-t-il précisé.

Ce rôle de grand frère, Bouillon est déjà habitué à le remplir et il se servira de sa propre histoire pour le faire.

«C'est un poste qui me va bien. Je suis un gars qui a toujours aidé les jeunes et souvent à la fin de ma carrière, quand un joueur se faisait rappeler, il était jumelé à moi. Je suis bien content. Ce sera une belle expérience, une belle continuité. J'ai hâte d'arriver quelque part et de passer beaucoup de temps avec le jeune», a dit celui qui a pris part à 776 matchs dans la LNH.

Bien sûr, le Tricolore offrira toutes les ressources à ses joueurs, mais encore faut-il que ceux-ci sachent en tirer profit.

«Une fois que le jeune est repêché, on est là pour l'appuyer, pour lui donner des outils. Cette semaine, c'est un peu comme s'ils étaient à l'école, ils ont appris énormément. C'est ma job d'aller voir le jeune et d'essayer de lui montrer plein de choses, mais en même temps, s'il ne veut pas le faire, ce n'est pas moi qui vais l'emmener par la main jusqu'à la Ligue nationale. Ça prend du vouloir de la part du jeune et nous, on va faire tout ce qui est possible pour l'aider à réussir, à atteindre son but», a mentionné Bouillon, qui fait un retour à Laval après y avoir joué son hockey junior dans les années 1990.

Video: Francis Bouillon sur sa nomination

Martin Lapointe, nouveau directeur du personnel des joueurs, rappelle de son côté que ce ne sont pas tous les joueurs qui arrivent à maturité en même temps.

«On essaie d'aider les jeunes le plus possible, mais c'est sûr qu'il y a un niveau de maturité que chacun doit atteindre pour comprendre comment devenir un pro. Il y en a pour qui ça prend plus de temps que d'autres, des fois c'est un ou deux ans, d'autre fois quatre ou cinq», a-t-il dit.

C'est pourquoi le mot clé est «encadrement».

«Dans le développement, notre job est de les encadrer le mieux possible. S'il un gars a besoin d'une personne ressource au niveau de la nutrition, ils ont le numéro de téléphone d'une personne qu'ils peuvent consulter. Pour l'entraînement, on a Pierre Allard et son équipe. On invite les jeunes à venir s'entraîner ici», a souligné Lapointe, ajoutant que le but de tous ceux qui travaillent au développement est de voir leurs protégés atteindre la grande ligue.

Video: Martin Lapointe sur son nouveau poste

Le premier choix des Canadiens au dernier repêchage, Ryan Poehling, a rapidement saisi l'ampleur de ce que sa nouvelle équipe avait à offrir.

«Tu réalises à quel point ils sont bons avec ça et c'est ce que tu veux. Ça t'aide à y mettre tout ce que tu as. J'essaie de me rendre à ce stade-là. J'ai adoré le camp de développement, j'en ai profité. Je ne suis pas habitué à avoir toutes ces choses, alors c'était assez cool d'expérimenter ça cette semaine», a mentionné le jeune de 18 ans.

En voir plus