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Une preuve de caractère

Les Canadiens ne baissent pas les bras s'ils tirent de l'arrière

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

MONTRÉAL - Samedi soir, les Canadiens sont venus de l'arrière pour remporter leur match 3 à 2 en prolongation contre les Red Wings à Détroit.

Si vous avez eu une impression de déjà vu, c'est tout à fait normal! Le Tricolore a signé 11 de ses 47 victoires cette saison après avoir tiré de l'arrière après deux périodes. Ils ont également encaissé quatre revers en prolongations dans les mêmes circonstances.

Ces 11 gains sont d'ailleurs un sommet pour les Canadiens depuis que la LNH compile ces statistiques, soit depuis la campagne 1987-1988. Leur précédente marque datait de 2006-2007, alors qu'ils avaient effacé 10 fois un déficit après deux périodes de jeu pour finalement l'emporter.

Samedi, lors de leur dernier match de la saison avec huit joueurs réguliers absents de la formation, les Canadiens n'ont pas effectué une remontée lors du dernier tiers, mais presque. Les Red Wings menaient 2 à 1 lorsque la recrue Artturi Lehkonen a créé l'égalité à 18:30 de la deuxième période. Alex Galchenyuk a complété la remontée avec son cinquième but en prolongation cette saison, égalant du coup un record de la LNH depuis l'instauration du format de cinq minutes supplémentaires, en 1983-1984. Il a ainsi rejoint Steven Stamkos et Jonathan Toews dans cette catégorie.

Video: MTL@DET : Galchenyuk marque sur réception en surtemps

Mais tous ces retours signifient une chose : les joueurs ne baissent pas les bras.

«On voudrait évidemment être en avance après deux périodes - et on doit se concentrer sur ça -, mais je pense que ça démontre l'envie de se battre et le caractère qu'il y a dans ce vestiaire, a indiqué le défenseur Jeff Petry.

«Peu importe les circonstances, on va se battre jusqu'à la fin. Le meilleur exemple est notre match à Edmonton. On a très bien joué tout le match sans être capables de marquer, mais on n'a pas lâché et on a trouvé une manière de gagner, alors ça démontre le caractère», a ajouté Petry.

En effet, ce match contre les Oilers le 12 mars dernier en est un bon exemple. La troupe de Claude Julien s'était butée tout au long du match à un gardien en pleine forme en Cam Talbot et les Oilers avaient été les premiers à s'inscrire. Ils se dirigeaient vers un gain par jeu blanc, mais le vent a viré de bord et les Canadiens ont marqué deux fois très rapidement, en plus d'ajouter deux autres buts dans un filet désert pour quitter l'Alberta avec une autre victoire après avoir tiré de l'arrière après 40 minutes de jeu.

Brendan Gallagher, lui, a bien résumé la situation : «Un match dure 60 minutes et peu importe ce qui arrive, tu dois continuer à te battre.»

L'entraîneur-chef est aussi heureux de voir que ses joueurs sont capables d'aller chercher des victoires, même lorsqu'ils se retrouvent dans des positions qu'ils préféreraient éviter. 

«Même dans les situations qui sont pénibles pour des équipes, on trouve le moyen de revenir dans le match. On garde notre sang-froid, même en troisième période. Notre concentration reste sur le travail qu'on a à faire. Éventuellement, ça nous porte fruit», a-t-il dit lors d'un de ses points de presse d'après-match.

Bien sûr, les Montréalais aimeraient mieux ne pas se retrouver dans une telle situation, surtout avec les séries éliminatoires qui commencent dans quelques jours.

«On a du caractère, oui, mais en même temps, il faut trouver un moyen de marquer le premier but. Ça nous arriverait peut-être un peu moins souvent. On est une équipe qui joue très bien défensivement, alors on se concentre sur ça et quand les chances offensives viennent, on doit les prendre. On a une équipe de caractère et le fait de revenir après deux périodes comme ça, c'est important à l'aube de séries», a dit Danault, qui a terminé la saison avec trois buts gagnants.

Le joueur de centre fait bien de mentionner que de tels résultats sont très importants avec les séries éliminatoires qui cognent à nos portes. Son coéquipier Petry en est aussi conscient.

«En séries, les matchs seront plus serrés - comme ils l'ont été en cette fin de saison -, on pourra utiliser à notre avantage ce qu'on a vécu et ce qu'on a réussi à faire, sachant que peu importe les circonstances, on est capable de revenir», a conclu le numéro 26.

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