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Site officiel des Canadiens de Montréal

Les Canadiens honoreront le défenseur Guy Lapointe

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL (19 juin 2014) – Le Club de hockey Canadien rendra hommage à un des plus grands défenseurs de son histoire au cours de la saison 2014-2015 en retirant le chandail numéro 5 qu’a fièrement porté Guy Lapointe au cours de sa carrière avec les Canadiens.

Cette initiative, qui a débuté dans le cadre des célébrations du Centenaire des Canadiens en 2009, a vu les chandails de plusieurs autres joueurs être retirés, soit ceux de dix joueurs qui ont ainsi été honorés entre 2005 et 2009. Guy Lapointe deviendra le 18e joueur à voir son chandail être hissé dans les hauteurs du Centre Bell aux côtés des plus grands noms de la glorieuse histoire des Canadiens.

Au fil de son histoire, le Club de hockey Canadien a déjà retiré les chandails de 17 des plus grands joueurs qui, par leurs performances, ont grandement contribué aux succès des Canadiens, soit :

Howie Morenz numéro 7, le 2 novembre 1937

Maurice Richard numéro 9, le 6 octobre 1960

Jean Béliveau numéro 4, le 9 octobre 1971

Henri Richard numéro 16, le 10 décembre 1975

Guy Lafleur numéro 10, le 16 février 1985

Doug Harvey numéro 2, le 26 octobre 1985

Jacques Plante numéro 1, le 7 octobre 1995

Dickie Moorenuméro 12, le 12 novembre 2005

Yvan Cournoyer numéro 12, le 12 novembre 2005

Bernard Geoffrion numéro 5, le 11 mars 2006

Serge Savard numéro 18, le 18 novembre 2006

Ken Dryden numéro 29, le 29 janvier 2007

Larry Robinsonnuméro 19,le 19 novembre 2007

Bob Gaineynuméro 23,le 23 février 2008

Patrick Roynuméro 33,le 22 novembre 2008

Elmer Lachnuméro 16,le 4 décembre 2009

Émile Bouchardnuméro 3,le 4 décembre 2009

Guy Lapointe

Né le 18 mars 1948 à Montréal, près du parc La Fontaine, Guy Lapointe a déjà 12 ans lorsqu’il commence à jouer au hockey organisé, lui qui fréquente l’école Saint-François-Xavier, dans le sud-est de la métropole. Le deuxième de trois garçons dans la famille de Gérard et Rollande Lapointe, Guy gravit les échelons du hockey mineur évoluant avec les équipes midget et juvénile des Alouettes de l’Immaculée-Conception avant de joindre le junior de Maisonneuve puis les Maple Leafs de Verdun en 1965-1966, avec qui il sera le meilleur défenseur du circuit. Sa prestance sur la glace et particulièrement son lancer frappé lui valent une invitation à évoluer avec les Canadiens juniors alors dirigés par Roger Bédard. La saison 1967-1968 est concluante pour Lapointe qui enfile 11 buts et 27 aides en 51 matchs en plus de purger 147 minutes de pénalité, ce qui lui vaut un contrat professionnel dans l’organisation des Canadiens de Montréal.

Lapointe prend part à son premier camp d’entraînement avec les Canadiens en septembre 1968 pour ensuite se joindre aux Apollos de Houston, le club-école des Canadiens dans la Ligue centrale de hockey. Loin du domicile familial dans un environnement qui lui est étranger, Lapointe sera ralenti par une pneumonie qui l’affaiblira considérablement. En dépit de cela, il dispute son premier match dans la LNH le 27 octobre 1968 contre les Bruins au Garden de Boston. Lapointe inscrit son nom sur la feuille de pointage, purgeant les deux premières minutes des 893 qui lui seront décernées au cours de sa carrière dans la LNH. Après la saison, les Canadiens rapatrient leur club affilié qui sera maintenant les Voyageurs de Montréal au sein de la Ligue américaine de hockey. Ce retour au bercail est salutaire pour Guy Lapointe qui connaît une saison du tonnerre amassant 38 points, dont huit buts, en 57 matchs alors que les Voyageurs terminent la saison au premier rang de la division est. Pendant la saison, une blessure au défenseur Jean-Claude Tremblay lui vaut un rappel pour cinq matchs avec le grand club et l’essai est concluant puisque, quelques mois plus tard, pour la saison 1970-1971, Lapointe sera dorénavant un membre régulier de la brigade défensive des Canadiens de Montréal.

Dès sa première saison complète, en 1970-1971, il récolte 44 points en 78 matchs et ses 15 buts, dont son premier en carrière réussi le 15 octobre contre les Sabres, à Buffalo, constituent un record d’équipe pour un défenseur recrue. L’exploit était tel qu’aujourd’hui, soit 43 ans plus tard, cette marque lui appartient encore. Pour couronner cette première campagne, Lapointe grave son nom sur la coupe Stanley pour la première fois de sa carrière après avoir amassé neuf points en 20 matchs éliminatoires.

Au cours de ses 12 saisons complètes dans l’uniforme des Canadiens, Guy Lapointe a accumulé plus de 50 points et à trois autres reprises il a obtenu plus de 40 points. Possédant un tir dévastateur qui le sert bien en avantage numérique, Lapointe inscrit 28 buts au cours de la saison 1974-1975 établissant du même coup un record d’équipe qui lui aussi tient encore près de 40 ans plus tard. À l’époque, Lapointe est seulement le quatrième défenseur dans l’histoire du circuit à réussir 20 buts en une même saison après Flash Hollett, en 1944-1945, Bobby Orr, à quelques occasions, et Brad Park, en 1971-1972.

Pendant sept ans, celui qui sera amicalement surnommé « Pointu » par ses coéquipiers, formera avec ses coéquipiers Serge Savard et Larry Robinson le redoutable « Big Three », un trio de défenseurs de grand talent qui s’imposait tant sur le plan défensif qu’à l’offensive, permettant aux Canadiens de dominer leurs adversaires de manière déconcertante. Entre 1973 et 1980, le « Big Three » aide les Canadiens à remporter la coupe Stanley quatre saisons de suite, de 1976 à 1979, alors que les trois joueurs obtiennent un total combiné de 1 140 points, dont 289 buts. En 1974-1975, Larry, Serge et Guy récoltent tous trois plus de 60 points, dont 75 pour Lapointe qui termine la saison au quatrième rang des marqueurs de son équipe. Les Canadiens, avec Guy Lapointe qui en revendique 11 à lui seul, inscrivent 82 buts en supériorité numérique établissant un record de la LNH.

En carrière, dans l’uniforme des Canadiens, puis des Blues de St. Louis et des Bruins de Boston, Lapointe a disputé 894 matchs inscrivant 171 buts et fourni 451 aides pour un total de 622 points en plus de se voir décerner 893 minutes de punition. En séries éliminatoires, il a ajouté 70 points en 123 matchs, dont 26 buts. Un joueur d’équipe, il avait à cœur les intérêts de l’équipe avant les honneurs individuels. Mais son talent a tout de même été reconnu, lui qui a fait partie de la première équipe d’étoiles de la LNH en 1973, lui qui a également mérité une sélection en seconde équipe d’étoiles en 1975, 1976 et 1977. De plus, en 1972-1973, il prenait le second rang au scrutin pour l’obtention du trophée James-Norris remis au défenseur par excellence du circuit, étant devancé par un certain Bobby Orr. Guy Lapointe a également gravé son nom sur la coupe Stanley à six reprises en carrière, en 1971, 1973 et de 1976 à 1979.

Un joueur dominant dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, Guy Lapointe s’est aussi illustré en représentant son pays sur la scène internationale. C’est lors de la Série du Siècle, face aux représentants de l’Union Soviétique, en 1972, que Lapointe s’affirme comme l’un des défenseurs les plus complets au monde, grâce à son coup de patin fluide, ses passes précises et ses solides coups d’épaule. Quatre ans plus tard, cette fois pour la première édition de la Coupe Canada on fait appel à lui et une fois de plus il s’impose parmi l’élite internationale. Il amasse quatre aides et contribue à la victoire du Canada contre la Tchécoslovaquie en finale. Enfin, Lapointe, qui comptera 55 points à sa fiche au terme de la saison 1978-1979, pour occuper le 7e rang des pointeurs chez les Canadiens, prendra part à la Coupe du Défi devant les étoiles soviétiques.

Après deux saisons complètes avec les Blues puis les Bruins au cours desquelles il sera blessé plus souvent qu’à son tour, Guy Lapointe tire sa révérence au terme de la saison 1983-1984. Mais il ne fera pas ses adieux au hockey pour autant. En 1984, il devient l’adjoint de Michel Bergeron derrière le banc des Nordiques de Québec avant d’accepter de diriger les Chevaliers de Longueuil, de la LHJMQ, pour les mener au tournoi de la coupe Memorial en 1987. Il retourna chez les Nordiques en tant qu’entraîneur-adjoint de 1987 à 1990. Un homme de hockey dans l’âme, il travaille depuis près de 25 ans dans le recrutement de jeunes espoirs, ayant passé neuf saisons au sein de l’organisation des Flames de Calgary, dont sept au recrutement, avant de se joindre au Wild du Minnesota en 1999 comme coordonnateur du dépistage amateur.

FAITS MARQUANTS DE LA CARRIÈRE DE GUY LAPOINTE AVEC LES CANADIENS

1er match27 octobre 1968 vs Bruins à Boston

100e match14 novembre 1971 vs Sabres à Buffalo

200e match27 janvier 1973 vs Maple Leafs à Montréal

300e match7 avril 1974 vs Rangers à New York

400e match19 novembre 1975 vs North Stars au Minnesota

500e match12 janvier 1977 vs Blues à St. Louis

600e match15 novembre 1978 vs Rockies au Colorado

700e match15 octobre 1980 vs Capitals à Washington

1er but15 octobre 1970 vs Sabres à Buffalo

100e but14 février 1976 vs Kings de Los Angeles (Gary Edwards)

1ere aide11 octobre 1970 vs Flyers à Philadelphie

100e aide17 mars 1973 vs Sabres à Montréal

200e aide15 novembre 1975 vs Blackhawks à Montréal

300e aide17 février 1978 vs Capitals à Washington

400e aide19 janvier 1982 vs Sabres à Buffalo

1er point11 octobre 1970 vs Flyers à Philadelphie (aide)

100e point1 novembre 1972 vs Penguins à Pittsburgh (aide)

200e point7 avril 1974 vs Rangers à New York (aide)

300e point17 décembre 1975 vs Kings à Los Angeles (but)

400e point27 février 1977 vs Rangers à New York (aide)

500e point25 février 1979 vs Capitals à Washington (aide)

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