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Le plus gros match de la saison

Les Canadiens feront face à l'élimination samedi soir à New York

par Vincent Régis @canadiensmtl / canadiens.com

NEW YORK -- Le Tricolore fera face à l'élimination samedi, mais n'est aucunement prêt à céder à la panique.

En retard 3 à 2 dans sa série face aux Rangers, la troupe de Claude Julien est arrivée à New York vendredi après-midi avec la confiance de pouvoir niveler la marque et de forcer la présence d'une ultime rencontre, lundi soir à Montréal. 

«Je suis passé à travers beaucoup en séries par le passé. Chaque fois que nous avons connu du succès, nous avons fait face à de l'adversité, a reconnu l'entraîneur-chef, qui s'est adressé aux médias en fin de journée dans un hôtel de New York.  

«À ma première année à Montréal [en 2003-2004], on perdait 3 à 1 contre les Bruins au premier tour et on est revenus de l'arrière pour gagner la série avec trois victoires consécutives. Je suis passé à travers de ça. Ça arrive souvent, mais ça ne veut pas dire que ça arrive automatiquement. C'est à nous à prendre la situation en mains.»

Video: Julien sur son expérience en situation de déficit

Plus récemment, le Tricolore a également comblé un retard de 3-2 en 2014 face aux Bruins de Boston, alors dirigés par un certain Claude Julien.

«C'est un bon exemple, mais ce n'est pas le seul déficit que nous avons surmonté, a indiqué Tomas Plekanec, qui a inscrit trois point en cinq matchs depuis le début des séries. Ce n'est pas inhabituel. On croit en notre groupe. On a montré beaucoup de caractère et je suis sûr que ce sera le cas encore demain.»

«La chose la plus difficile est de conclure, a ajouté Claude Julien, qui a remporté la coupe Stanley avec les Bruins en 2011 - après avoir tiré de l'arrière 3 à 2 en finale.

«La pression est sur eux, ils doivent terminer ça demain. Nous devons créer un match no 7 en jouant un bon match no 6. C'est comme ça qu'il faut voir les choses.»

Des propos corroborés par Dwight King, qui a soulevé la première de ses deux coupes Stanley un an plus tard, en 2012, avec les Kings de Los Angeles.

«Aller chercher la quatrième victoire, c'est la chose la plus difficile, a ajouté l'attaquant format géant qui a récidivé avec les Kings en 2014. De notre côté, on n'a rien à perdre. On doit tout donner. Il n'y a pas de secret. Tu dois offrir ta meilleure performance.»

Video: King à propos de la confiance dans le vestiaire

L'IMPORTANCE DE L'EXPÉRIENCE

Acquis à la date limite des transactions notamment pour sa feuille de route au printemps, King s'est amené à Montréal avec 69 match d'expériences en séries, qui s'ajoutent aux 109 de Julien, aux 67 d'Andrew Shaw - l'autre vainqueur de la coupe Stanley dans le groupe - ainsi qu'à la grande expérience et aux succès de Carey Price et de Shea Weber sur la scène internationale.

«Ça aide d'avoir été dans une situation semblable auparavant et ça te permet aussi d'aider tes coéquipiers, a expliqué Shea Weber, qui a joué son lot de match à élimination directe lors de ses deux conquêtes de l'or olympique, en 2010 et 2014.

«Je crois que tous les gars, que ce soit au niveau junior ou en Europe, ont déjà joué dans ce genre de situation et savent à quoi s'attendre.» 

Video: Shea Weber à propos de l'adversité

DANS UNE SITUATION FAMILIÈRE

Ce qui permet à Julien d'aborder la rencontre de samedi avec confiance, c'est aussi la fiche du Tricolore lorsqu'il a été acculé au dos du mur cette saison. 

«Nous sommes revenus de l'arrière souvent en troisième période [11 fois], parce que nous n'abandonnons jamais. C'est ce que je vois de cette équipe. Elle se bat jusqu'à la fin», a souligné Julien.

«Je crois que jusqu'à présent cette saison, ça nous a menés à offrir le meilleur de nous-mêmes, à ajouté Weber. Lorsqu'on est dos au mur, les gars répondent, et espérons que ce ne sera pas différent demain soir. C'est le plus gros match de notre saison et tout le monde doit être prêt.»

Et pour ce plus gros match de la saison, Julien souhaite voir ses joueurs ne penser... qu'à ce match.

«On ne peut pas gagner deux matchs demain. Il faut gagner le premier avant de penser au deuxième. De mettre trop d'efforts à penser au septième match, c'est perdre du temps et de l'énergie à mettre au match no 6. Cette équipe a remporté plusieurs matchs consécutifs cette saison, il n'y a pas de raison pourquoi on ne pourrait pas répéter en séries.»

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