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Site officiel des Canadiens de Montréal

«Je ne le réalise pas!» - Claude Julien

L'entraîneur-chef des Canadiens dirigera son 1000e match dans la LNH, jeudi

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - Mille matchs. Ça fait beaucoup. Mais pour Claude Julien, qui dirigera son 1000e dans la LNH face aux Islanders de New York, c'est loin d'être assez.

«Je ne peux pas croire que j'ai eu autant de matchs. Ç'a passé tellement vite. C'est bien, mais il faut aller de l'avant, parce que j'aimerais en avoir encore 1000 devant moi!» a-t-il dit lors de son point de presse jeudi, à quelques heures d'atteindre ce remarquable plateau.

Le seul qui ait réussi à se rendre à 2000 est Scotty Bowman, qui est loin devant au sommet de cette catégorie avec 2141 rencontres.

Julien sera seulement le 27e entraîneur de l'histoire de la LNH à franchir l'étape des 1000 parties. Dire qu'il y a à peine deux semaines, il était sans emploi, après avoir été derrière le banc d'une équipe 997 fois dans cette ligue.

Mais comme dans tout bon scénario hollywoodien, Julien a rapidement été embauché à Montréal et c'est avec bonheur qu'il vivra ce moment avec l'équipe qui lui a donné sa toute première chance dans la grande ligue.

«Je me considère très chanceux de pouvoir diriger mon 1000e match là où j'ai commencé. C'est quelque chose d'assez spécial», a-t-il admis.

Humble, l'entraîneur-chef des Canadiens a souligné que ce n'est pas un accomplissement qui se fait en solo.

«Le crédit revient à plusieurs personnes. Tu ne diriges pas 1000 matchs dans la LNH sans avoir été bien entouré. J'ai eu de bons adjoints, de bons joueurs et beaucoup de choses qui ont été en ma faveur. Un entraîneur ne peut pas connaître du succès seul. C'est impossible, il y a trop de travail à faire, de choses à gérer. C'est important d'avoir de bonnes personnes autour de soi», a expliqué le Franco-Ontarien.

Grandir dans les durs moments

Julien a gagné partout où il a passé ou presque. Que ce soit la coupe Memorial avec les Olympiques de Hull dans le junior, la Coupe Stanley avec les Bruins de Boston, la Coupe du monde ou encore les Jeux olympiques avec Équipe Canada, le pilote a cumulé les championnats.

Mais tout ça ne serait peut-être pas arrivé s'il n'avait pas vécu une saison de misère avec les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine, alors que ceux-ci appartenaient aux Oilers d'Edmonton. C'était en 2000 et Julien venait de quitter les Olympiques, où il avait toujours eu de bonnes formations sous la main.

«Cette année-là à Hamilton, on n'avait pas vraiment une bonne équipe. Je n'avais jamais vécu ça. Jamais je n'avais fait face à autant d'adversité et ç'a probablement été mon année la plus difficile, s'est remémoré Julien.

«Ce n'est que par la suite que tu réalises à quel point tu grandis dans l'adversité. Je pense que ç'a été un tournant dans ma vie parce qu'ensuite, quand j'ai dû faire face à de l'adversité à nouveau au niveau suivant, j'ai été capable de gérer ça», a-t-il poursuivi.

Se renouveler sans cesse

L'important pour durer dans cette ligue qui peut parfois être sans pitié pour les entraîneurs, c'est de se renouveler sans cesse.

«Le jeu a changé depuis mes débuts. Ç'a tellement évolué et il faut que je le fasse aussi. Chaque année, j'essaie d'apporter quelques ajustements, parce que le jeu évolue, mais aussi parce qu'il faut garder l'intérêt des joueurs. Si tu es avec la même équipe pour x années et que rien ne change, ça va devenir ennuyant. Il faut créer de l'excitation dans ton système en changeant quelques petites choses pour que ce soit différent année après année», a expliqué celui qui avait une fiche de 539 victoires, 333 défaites, 117 revers en prolongation et 10 matchs nuls dans la LNH avant le match de jeudi.

Il y a l'évolution, certes, mais aussi le plaisir de travailler qui pèse dans la balance.

«J'aime mon métier. Quand je viens ici à l'aréna, je ne me fais pas pousser. J'ai hâte d'aller au travail, j'adore ce que je fais. On ne doit jamais oublier qu'on fait un travail spécial, que plusieurs personnes ont peut-être rêvé d'avoir un jour», a noté le gagnant du trophée Jack-Adams, remis à l'entraîneur par excellence dans la LNH, en 2009.

Est-ce que le fait d'atteindre un tel plateau pousse un entraîneur à réfléchir sur son parcours?

«Honnêtement, non. Je n'ai pas vraiment repensé à toute ma carrière. Ce genre de chose, je le ferai sur ma chaise berçante», a-t-il lancé en riant.

Video: Claude Julien sur son 1000e match

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