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Site officiel des Canadiens de Montréal

L’effet domino

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – L’effet domino s’est fait sentir plus que jamais cette saison à St-John’s.

Si à Montréal 46 joueurs ont porté l’uniforme, ce sont 51 joueurs différents qui ont endossé celui des IceCaps au cours de la campagne 2015-2016.

«Il faut donner du crédit aux joueurs qui sont restés ici lors des vagues de rappels », explique Sylvain Lefebvre, entraîneur chef des IceCaps qui a vu son équipe rester dans le coup jusque dans les derniers moments de la saison. « Les leaders de l’équipe ont fait un travail incroyable pour que les autres joueurs sentent qu’ils faisaient partie de l’équipe. Ils ont réussi à embarquer les autres gars dans la gang avec ce qu’on essayait d’accomplir.»

Au final, les IceCaps ont terminé au 5e rang de la Division Nord avec une fiche de 32-33-8-3.

Sylvain Lefebvre vient de conclure sa quatrième saison à la tête du club-école des Canadiens.

Pour Sylvain Lefebvre, la campagne 2015-2016 en a été une de transition, notamment en raison du déménagement de l’équipe de Hamilton en Ontario à l’extrême est du Canada, à St.John’s.

«Au début, tu t’en viens un peu dans l’inconnu. Il y a beaucoup d’ajustements à faire par rapport à l’infrastructure, aux gens avec qui tu travailles. Tout le personnel a également dû s’adapter à la nouvelle ville », convient Lefebvre, qui a lui-même changé quatre fois d’adresse au cours de sa carrière de défenseur dans la LNH. «C’est certain que pour les joueurs, d’arriver une équipe au complet comme ça, ça aide pas mal. La transition s’est passée sans vraiment d’anicroche. Les gens ici nous ont facilité la transition. Il n’y a que du positif de se retrouver à St.John’s, autant pour l’accueil des gens que pour l’atmosphère lors des matchs.»

L’atmosphère au Mile One Centre était particulièrement survoltée lorsque les Marlies, le club-école des Maple Leafs, étaient en ville. Et pour cause. La formation y avait élu domicile au début des années 1990, gagnant au passage de nombreux partisans.

Mark McMillan a fait partie des belles surprises cette saison à St.John's.

«À St.John’s, les gens sont partisans des Canadiens ou des Maple Leafs. Pendant des années, ils ont eu le club-école des Leafs, alors c’est certain que les partisans des Canadiens s’en sont donné à cœur joie quand on est débarqué ici », relate Lefebvre qui a vu son équipe présenter une fiche de 3-2-1 contre la meilleure équipe du circuit en 2015-2016, à domicile. «On a eu six matchs contre les Marlies et ça a été les matchs les plus bruyants et les plus enlevants. Il y a des partisans des Canadiens et des Leafs, mais il ne faut pas oublier que les gens sont également partisans des IceCaps. »

Si bon nombre de partisans ont vécu la déception de ne pas voir leurs favoris participer aux séries éliminatoires, ils ont toutefois pu suivre les exploits de leurs joueurs préférés dans la grande ligue, les rappels ayant été nombreux au cours de la campagne.

«C’est notre récompense en tant qu’entraîneur. Autant on veut gagner à notre niveau, on nous demande d’abord et avant tout de faire du développement et ça nous rend fier de voir des gars performer ensuite au niveau de la LNH », admet Lefebvre qui a notamment vu Sven Andrighetto, Daniel Carr, Joel Hanley, Michael McCarron, Jacob de la Rose et bien d’autres effectuer des séjours à Montréal. «On est heureux de les voir se faire rappeler, puis on devient presque partisans en regardant les matchs. On est sur le bout de notre siège et c’est de plus en plus excitant de regarder les matchs à la télé. »

Si bon nombre de jeunes ont été en mesure d’obtenir une inestimable expérience en jouant à Montréal, il en a été de même pour ceux demeurés à St.John’s et qui ont vu leur temps de jeu souvent décuplé.

«L’expérience que les jeunes ont acquise cette saison est inestimable. De se faire rappeler, c’est une chose, mais de se faire céder à la Ligue américaine, c’en est une autre », explique Lefebvre qui a pu compter sur l’appui de son groupe de leaders tout au long de la saison, notamment son capitaine, Gabriel Dumont.

«Gabriel a joué blessé, il a tout donné ce qu’il pouvait. Même chose pour Bud Holloway, qui a fait un excellent travail. Morgan Ellis a aussi fait un excellent travail pendant toute l’année. Il y a aussi eu des gars qui ont dû jouer des rôles qu’ils n’auraient pas eu à jouer en raison des rappels et des blessures », ajoute Lefebvre qui a dû composer avec un taux de 39% de recrues parmi les 51 joueurs utilisés. «Je pense à des gars comme Mark McMillan, Jeremy Grégoire, Brandon McNally, Max Friberg… McCarron aussi, qui a eu du temps de glace comme jamais, tout comme Nikita Scherbak ou Charles Hudon. »

Au terme de la saison 2015-2016, Marc Bergevin a confirmé dans son point de presse que Sylvain Lefebvre, tout comme la totalité de ses adjoints, serait de retour pour la campagne 2016-2017.

«C’est toujours bien de l’entendre. Qu’il m’appelle pour me le dire c’est une chose, mais qu’il l’affirme publiquement, c’est autre chose. Tu ne te questionnes pas vraiment, mais c’est toujours bon de l’entendre quand même», souligne Lefebvre au sujet du vote de confiance du directeur général du Tricolore à son endroit. «Le but de notre travail ici est de développer les jeunes. Si on avait toujours les mêmes gars, il y aurait de bonnes chances qu’on connaisse du succès et qu’on gagne, mais en même temps, l’objectif en est un de développement. Pour moi, si un joueur mérite d’être rappelé, même si c’est ton meilleur joueur, tu ne peux qu’être content pour lui parce que c’est le fruit de ton labeur et de son labeur.»

Et le fruit de ce labeur, les partisans des Canadiens ont eu l’occasion de le voir à profusion à Montréal cette saison.

Vincent Cauchy écrit pour canadiens.com.

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