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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le temps qui passe

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – C’est difficile de croire que ça fait déjà 15 ans que Tomas Plekanec s’est joint aux Canadiens.

En 2001, Plekanec faisait partie des huit joueurs choisis par le directeur général de l’époque André Savard, lors de l’encan amateur tenu à Sunrise, en Floride. Le centre originaire de Kladno en République tchèque a été choisi au 71e rang total après que les Canadiens aient jeté leur dévolu sur Mike Komisarek (7e), Alexander Perezhogin (25e) et Duncan Milroy (37e) avec leurs trois premiers choix au National Car Rental Center, aujourd’hui le BB&T Center, domicile des Panthers de la Floride.

Deuxième joueur le plus expérimenté des Canadiens après Andrei Markov, Plekanec est particulièrement surpris de voir à quel point ces 11 campagnes et ses 843 matchs ont passé rapidement.

Les souvenirs de son repêchage sont parfois un peu flous, mais il y a quelques éléments qui se démarquent encore du lot, alors que le numéro 14 des Canadiens continue son ascension dans le livre des records du Tricolore année après année.

« Je me souviens du long vol jusqu’en Floride. C’est ce qui me revient le plus quand je pense à cette époque de ma vie. C’était seulement la première ou la deuxième fois que je mettais les pieds dans un aréna de la LNH », faisant référence au chemin parcouru par son agent Frantisek Kaberle Sr. et lui-même pour se rendre au repêchage à Sunrise. « Je n’avais aucune idée si j’allais être repêché ou en quelle ronde. Honnêtement je ne savais pas à quoi m’attendre parce qu’on n’avait pas vraiment accès à la couverture de la LNH où je vivais. Ce n’était pas comme aujourd’hui où les jeunes savent à quoi s’attendre et qui se voient déjà jouer pour une équipe de la LNH. »

Avant le repêchage, Plekanec a participé au Combine de la LNH à Toronto, démontrant ses aptitudes physiques aux équipes qui pourraient être intéressées par ses services deux semaines plus tard. Si le conditionnement physique n’était pas au sommet des priorités à l’époque, l’adjoint au capitaine peut aujourd’hui être vu chaque jour dans le gymnase de l’équipe, préparant son corps pour les rigueurs de la saison 2016-2017.

« J’ai fait des entrevues avec plusieurs équipes là-bas. Je me souviens de l’entrevue avec Montréal, mais je ne savais pas à quel point ils étaient intéressés. Je crois avoir fait une vingtaine d’entrevues en tout. Je n’ai pas vraiment été bon dans mes tests physiques. J’ai fait une traction, peut-être deux », rigole Plekanec qui prend un soin jaloux de son corps selon l’entraîneur en conditionnement physique Pierre Allard, ce qui lui a permis d’avoir de la constance année après année.

Immédiatement après le repêchage, Plekanec est retourné à la maison où il a continué à jouer pour l’équipe de sa ville natale, Kladno, en 2001-2002. Il s’agira de son ultime saison outre-mer, faisant le grand saut en Amérique du Nord dès la saison suivante.

« Retourner en Europe pour une saison après le repêchage avait toujours fait partie de mes plans. Je jouais professionnellement avec des hommes là-bas. J’étais content de jouer là-bas puisque c’était mon rêve de jeunesse. Malheureusement nous avions eu une mauvaise année et nous perdions souvent. Nous avons été relégués dans une ligue inférieure. Le temps était donc venu d'aller en Amérique du Nord. Mes objectifs ont changé. J’avais 19 ans donc je pouvais aller directement dans les rangs mineurs », explique Plekanec qui jouera 231 matchs dans l’AHL entre 2002 et 2005, sous la gouverne notamment de Claude Julien et Doug Jarvis.

Plekanec mentionne qu’en arrivant en sol canadien au début des années 2000, il a commencé à se concentrer un peu plus sur sa préparation et sa forme physique, en préparation des longues saisons à venir.

« L’année de mon arrivée, j’ai commencé à être plus professionnel. J’en ai appris plus sur l’alimentation. Avant ça, ce n’était pas un facteur. Tu deviens plus professionnel lorsque tu te rends compte que tu as une réelle chance d’atteindre la LNH. Après avoir paraphé mon premier contrat, j’y pensais de plus en plus », convient Plekanec qui se souvient bien du moment où il est venu au camp d’entraînement pour la première fois. « Je me souviens d’avoir été dans le vestiaire et sur la glace avec Doug Gilmour. C’était une légende et je le connaissais, c’est certain. Il y avait aussi [Mariusz] Czerkawski, Saku [Koivu], [Richard] Zednik et [Jan] Bulis. C’était tous des gros noms pour moi. »

Plekanec aura finalement sa chance avec l’alignement des Canadiens en 2005-2006. En rétrospective il se rend bien compte que tout ne lui a pas été donné tout cuit dans le bec. Le processus pour atteindre la LNH a été bien plus complexe que ce à quoi Plekanec, aujourd’hui père de deux enfants, s’attendait.

« Je me souviens d’avoir amorcé mon premier camp en me disant que si je connaissais un bon camp, j’allais pouvoir jouer. Aujourd’hui je trouve ça très drôle parce que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne à moins d’être un espoir de premier plan et d’avoir été repêché très tôt. Je m’attendais à rester à Montréal, mais je suis plutôt allé dans les ligues mineures et j’y suis resté pour toujours », mentionne Plekanec qui s’est rapidement rendu compte que rien n’était facile dans la LNH, surtout pour une recrue. « Le temps est passé et je n’étais pas rappelé. J’ai alors compris que ça ne fonctionnait pas comme ça. J’ai été à Hamilton pendant deux ans avant le conflit de travail en 2004-2005. J’aurais probablement eu l’occasion de jouer avec les Canadiens cette année-là, mais ce n’est pas arrivé. »

L’année suivante il a eu sa chance et il évolue pour les Canadiens depuis. Il se retrouve à égalité au sixième rang des joueurs repêchés en 2001 en compagnie de Jason Spezza pour le nombre de matchs joués. Il est au sixième rang avec 216 buts, septième avec 337 mentions d’aide et huitième avec 553 points. Pas mal pour un joueur qui a vu 70 autres joueurs être choisis avant lui.

« C’est sûr que c’est spécial. J’aurais dû être choisi en première ronde [avec des chiffres comme ça] », rigole Plekanec. « J’ai été chanceux de ne pas être blessé et de pouvoir jouer autant. Tu dois prendre soin de toi parce qu’éviter les blessures est la clé. Puis ça fait un effet boule de neige. Tu joues plus de matchs alors tu as plus de chances d’obtenir des points et de marquer des buts. C’est génial. »

Matt Cudzinowski écrit pour canadiens.com. Traduit par Vincent Cauchy.

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