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Site officiel des Canadiens de Montréal

Le succès en séries

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Vous pouvez compter sur vos deux mains le nombre de matchs éliminatoires dans la LNH auxquels a participé Dale Weise. Cela ne l’a pas empêché d’amener une bonne dose d’expérience en séries à Montréal.

Il n’est peut-être avec l’équipe que depuis le début février, mais Weise n’a pas eu à attendre longtemps pour s’incruster dans les plans des Canadiens en vue des séries. Acquis pour amener de la robustesse – en plus de posséder un talent offensif sous-estimé – au sein de l’équipe juste avant la pause olympique, l’ailier de 25 ans a immédiatement ajouté de la profondeur au Tricolore dès son arrivée.

Le but gagnant de Weise

Après avoir aidé le Tricolore à balayer le Lightning en première ronde en raison, grâce notamment à l’apport offensif diversifié avec 10 joueurs différents qui ont marqué au moins un but, Weise est sur le point de prendre part à la deuxième ronde de la LNH pour la première fois de sa carrière. Il a toutefois déjà appris à quel point l’apport offensif de tous est important au printemps.

« En jouant contre Los Angeles il y a deux ans, je l’ai vu de mes yeux. Ils avaient un excellent gardien, excellaient défensivement, leurs vedettes bloquaient des tirs et ils gardaient les choses simples », explique Weise, qui a affronté les éventuels champions de la coupe en 2012 alors qu’il évoluait pour les Canucks. « La profondeur est la clé. Vous devez avoir quatre trios qui peuvent jouer en plus d’utiliser vos six défenseurs. Les séries sont tellement physiques et sont très exigeantes. Si vous voulez connaître du succès et vous rendre jusqu’à la coupe Stanley, vous devez avoir de la profondeur. Lorsque les séries s’amorcent, le jeu se resserre et vous n’obtiendrez pas autant de buts de la part de vos deux premiers trios. Les six autres attaquants doivent contribuer offensivement. »

Weise n’a pas perdu de temps pour contribuer offensivement, inscrivant le but gagnant en prolongation face à Anders Lindback lors du premier match face au Lightning. Aucunement déconcerté après avoir inscrit son premier but en carrière en séries dans la LNH, donnant une avance de 1 à 0 au Tricolore grâce à ce gain sur la route, le natif de Winnipeg reconnait l’importance de ne pas partir en peur au printemps.

« La première fois que j’ai participé aux séries, nous venions de remporter le trophée du Président à Vancouver. Lorsque le tout s’est amorcé, nous étions premiers au classement et nous affrontions les Kings. Les attentes étaient si élevées parce que les Canucks avaient atteint la finale de la coupe Stanley l’année précédente », se souvient Weise, de qui l’équipe a rapidement été éliminée en cinq rencontres en première ronde en 2012.

« Je crois que tout le monde s’attendait à ce que nous ayons un parcours similaire. Nous parlions durant toute la saison de préparer nos corps pour un long parcours en séries. Ensuite, nous faisons déjà face à un déficit de 3-0 », ajoute le robuste attaquant, qui a amassé deux points à ses quatre premiers matchs éliminatoires avec les Canadiens. « J’ai appris de cette expérience que vous devez vivre le moment présent parce que peu importe ce que vous avez réalisé avant ou durant la saison régulière, rien d’autre ne compte que le match que vous jouez. »

Partisan de longue date du Tricolore, Weise était un observateur attentif en 2010 lorsque l’équipe de son enfance, qui était classée huitième dans l’Est, s’est rendue jusqu’en finale d’association. Passé de spectateur à membre important dans la quête pour la 25e coupe de l’équipe, il voit quelques similitudes entre le Tricolore de 2010 et celui de cette année.

« J’étais avec le club-école des Rangers à l’époque, mais juste regarder leurs matchs était quelque chose », partage Weise, qui a été repêché au 111e rang par New York en 2008. « Au début, personne ne voyait Montréal se rendre aussi loin. Vous ne pouviez qu’être impressionné par ce qu’ils avaient accompli. »

En plus des 13 bus qu’ils avaient obtenus du meilleur buteur des séries dans la LNH en 2010, Michael Cammalleri, les Canadiens avaient également bénéficié de l’apport offensif des Travis Moen, Dominic Moore, Tom Pyatt et Maxim Lapierre, qui ont tous contribué à leur façon avec des buts décisifs durant ce parcours.

« Durant ce parcours à Montréal, ils préconisaient la défensive. Tout le monde adhérait au système, leurs meilleurs joueurs bloquaient des tirs et faisaient ce qu’il fallait pour l’emporter », explique-t-il. « C’est tellement important durant les séries. Je vois beaucoup de ça dans notre groupe. Et juste le fait d’avoir un gardien comme Carey Price, vous savez que vous avez une chance de gagner chaque soir. Si vous jouez bien devant lui et limitez les chances de l’adversaire, il s’occupera du reste. Ça donne beaucoup de confiance aux gars durant les séries. »

Comptant une fiche de cinq buts et sept points en 11 matchs éliminatoires en carrière dans la Ligue américaine, Weise a toujours trouvé le moyen de pousser son jeu à un autre niveau lorsqu’arrive le printemps.

« Je ne sais pas si votre jeu change. Chaque match est excitant et chaque moment pourrait être déterminant », mentionne Weise, qui est sur un pied d’égalité avec Alexei Emelin au troisième rang de l’équipe avec 10 mises en échec, tout cela en passant en moyenne 10 minutes sur la glace jusqu’à présent en séries. « Tout monte d’un cran et chaque match compte. C’est ce à quoi tout jeune Canadien rêve. »

Shauna Denis et Matt Cudzinowski écrivent pour canadiens.com. Texte traduit par Hugo Fontaine.

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