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Site officiel des Canadiens de Montréal

Poehling, prêt à embarquer dans le grand cirque

Le premier choix des Canadiens au dernier repêchage est déjà très à l'aise dans sa nouvelle organisation

par Joanie Godin @canadiensmtl / canadiens.com

BROSSARD - À voir aller Ryan Poehling avec les médias, les partisans et la réalité montréalaise, on pourrait penser qu'il a fait ça toute sa vie.

Difficile de croire que le jeune de 18 ans a été repêché - 1er tour, 25e au total - il y a à peine quelques semaines par les Canadiens.

«Même lorsque j'ai été repêché, c'est fou le nombre de tweets et de messages Instagram que j'ai reçus. Je venais tout juste d'être repêché et instantanément, j'étais une célébrité pour eux. C'est spécial. Ça me donne juste encore plus de raisons de jouer pour eux», a confié le jeune homme, qui a été très impressionné d'apprendre que les Canadiens jouent tous leurs matchs devant des salles combles depuis 2004.

Video: Les coulisses du repêchage avec Ryan Poehling

L'attaquant est originaire du Minnesota, l'État du hockey. Aboutir chez les Canadiens est donc une suite logique pour lui, d'autant plus que l'uniforme ressemble étrangement à celui qu'il porte avec l'Université St. Cloud State. Il a d'ailleurs fait rire les reporters en leur soulignant, le soir du repêchage. 

Sa première année avec les Huskies l'a grandement préparé aux foules et à l'ambiance qu'il risque de vivre chez les professionnels.

«C'est ce que j'ai toujours voulu. C'est bien de se retrouver dans une ville qui est aussi impliquée dans le hockey comme Montréal. À l'école, que ce soit au secondaire ou à l'université, on jouait pour la communauté et c'était important pour moi. J'adorais aller en classe le vendredi après-midi et croiser un garçon qui me souhaitait bonne chance pour le match en soirée», a-t-il raconté.

Jouer pour une communauté, c'est la raison pour laquelle il se défonce sur la glace chaque fois qu'il y embarque.

«J'ai adoré jouer à Lakeville, là où je pouvais jouer pour mes pairs. Cette ville m'a tout donné en grandissant, alors c'était bien de pouvoir leur redonner avec le championnat d'État. Je retrouve cet esprit communautaire à l'université et c'est une autre des raisons pour lesquelles je me suis dirigé là plus rapidement que prévu», a indiqué l'attaquant.

Grand bonhomme de 6 pi 2 po et 189 lb, Poehling est aussi habile sur la patinoire que devant les caméras. Au terme du camp de développement des Canadiens, au début du mois de juillet, le directeur du personnel des joueurs Martin Lapointe a même dit qu'il était absolument certain que Poehling jouerait un jour dans la LNH. 

Des paroles qui ont fait sourire le premier choix du Tricolore.

«C'est spécial, particulièrement venant d'un gars comme Monsieur Lapointe. Il est déjà passé par là. D'entendre ça d'un gars qui a un curriculum vitae aussi prestigieux, c'est très spécial pour moi», a-t-il admis.

Il faudra toutefois être patient, car ce jour ne risque pas d'arriver avant quelques années. Poehling l'a dit lui-même, il a encore besoin de se développer.

«Je ne dis pas ça pour avoir un coussin, c'est juste la réalité. J'ai une bonne stature, mais je dois bâtir ce qu'il y a à l'intérieur de ce corps. Les gars qui jouent dans la LNH sont pleinement développés, pas juste sur la glace, mais à l'extérieur également. Ils sont gros et forts. Je dois travailler sur cet aspect. C'est pourquoi je dis qu'il me faudra encore un an, peut-être deux», a précisé le natif de Lakeville, au Minnesota.

L'été dernier, le hockeyeur n'a pas chômé. Il désirait entrer à l'université une année plus tôt que prévu et avec l'accord de son école, il a complété sa dernière année… en trois mois.

«J'ai suivi un cours de plus à mon avant-dernière année. J'avais sept cours et j'étais en classe de 7h à 15h chaque jour. J'ai fait ma dernière année pendant l'été, à raison de quatre jours par semaine, de 9h à 14h. C'était beaucoup de travail, mais je savais que je pouvais gérer ça», a dit l'athlète visiblement très studieux.

Il voulait faire le saut plus rapidement pour jouer au hockey universitaire, mais également pour avoir la chance de jouer avec ses deux frères, des jumeaux de 20 ans prénommés Jack et Nick. D'ailleurs, ils ne sont pas étrangers aux succès de leur frérot.

«Être à l'université à 17 ans, ce n'est pas évident. Ils ont joué le rôle de modèles pour moi pour me paver la voie. Je les ai toujours admirés. Je ne serais pas ici sans eux. Quand ils avaient 10 ans, j'en avais huit et on jouait au hockey dans la rue. Je devais compétitionner encore plus fort pour être à leur niveau. Ce côté compétiteur est devenu naturel chez moi. Mes frères m'ont poussé sans même le savoir, alors je leur en suis très reconnaissant», a dit Poehling.

Les frères jouent aussi souvent au golf ensemble et les parties amicales se transforment rapidement en compétition. Et qui est le meilleur?

«Je ne peux pas dire que c'est moi, alors je dirais que c'est Jack! On a joué aussi au basket-ball et surtout au tennis ensemble», a dit Poehling, grand fan de musique country et particulièrement de Luke Bryan, qu'il a vu en concert plusieurs fois. 

L'étudiant retournera donc sur les bancs d'école à l'automne pour poursuivre son apprentissage académique, mais aussi sportif. Il sait sur quoi il doit mettre l'accent pour passer au prochain niveau.

«Si je peux travailler sur ma force et en faire une facette de mon jeu, ça le rendra encore plus facile», a-t-il conclu.

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