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Le plein d'émotions

par Staff Writer / Montréal Canadiens

BROSSARD – Avec les séries qui s’amènent, les Canadiens devront faire le plein d’émotions s’ils veulent aspirer aux grands honneurs.

Lors des six dernières rencontres, l’attaque du Tricolore a trouvé le fond du filet à seulement huit reprises, accordant à leurs adversaires 17 buts et encaissant deux blanchissages. Malgré cela, la formation montréalaise flirte toujours avec le sommet du classement, en compagnie de cinq autres équipes, toutes à égalité avec 91 points.

Michel Therrien ne panique pas malgré les cinq défaites de sa troupe lors des six derniers affrontements. Après tout, toutes les équipes connaissent des passages à vide au cours d’une saison.

« Je n’ai jamais eu peur de l’adversité », a affirmé le pilote du Tricolore vendredi avant de quitter pour Long Island, expliquant plutôt que ce qui était important, c’était la manière dont son équipe réagissait aux mauvaises séquences. « On a toujours répondu de la bonne manière au cours des trois dernières saisons. On en a discuté un peu ensemble avec notre équipe. Pour moi, c’est une question d’attitude et j’ai confiance en notre groupe. C’est un groupe qui veut connaitre du succès et qui a toujours trouvé le moyen de connaitre du succès. Je suis convaincu que nous allons retrouver ce niveau de compétition qui va nous permettre d’avoir du succès. »

À pareille date l’année dernière, l’équipe était justement au beau milieu d’une période plus difficile. Carey Price était alors blessé, sur le point d’un retour au jeu, et l’équipe n’avait récolté qu’une seule victoire lors de leur voyage annuel dans l’Ouest, s’inclinant également contre les Bruins à domicile. Le tournant? La fameuse remontée du 15 mars 2014 face aux Sénateurs.

Cette fois, c’est face aux Islanders, au Lightning et aux Panthers que les Canadiens devront renverser la vapeur, un mandat qui s’avérera demandant. Alors que les deux premières équipes sont dans la course pour le sommet de l’association de l’Est avec les Canadiens, les Panthers sont à six petits points des Bruins et du quatrième as. Pour ces trois équipes ainsi que pour les Canadiens, chaque victoire est primordiale, qu’elle représente l’avantage de la glace ou une place en séries.

« Nous avons tous regardé le calendrier jusqu’à la fin de la saison, et il ne sera pas facile, mais c’est ce que nous voulons juste avant les séries », a soutenu Max Pacioretty, marqueur des deux buts des Canadiens jeudi soir face aux Sénateurs. « Nous voulons jouer contre des équipes affamées et nous préparer à jouer un style des séries. Nous jouons d’une certaine manière lorsque nous sommes en séries, et c’est la raison pour laquelle nous avons connu du succès l’année dernière. Il est temps pour nous de commencer à jouer ainsi. »

Disputant son premier match au Centre Bell depuis le 20 décembre dernier jeudi soir, l’attaquant Pierre-Alexandre Parenteau croit que cette période peut être bénéfique à long terme pour l’équipe.

« Sans dire qu’on l’a eu facile depuis le début de l’année, on a gagné beaucoup de matchs au début de l’année et les choses roulaient bien pour nous », a-t-il soutenu. « Là, ça roule un petit peu moins bien. Il faut creuser un petit peu dans l’émotion. Je crois que c’est un bon mot. Je pense qu’il faut avoir un peu plus de vie sur la glace que ce que nous avons montré hier. Il n’y a aucun doute que dans ce vestiaire, il y a beaucoup de vie et beaucoup de caractère. Je suis sûr que si on en parle entre nous et si on fait ce qu’on a à faire, ça va être correct. »

Malgré tout, les défaites des dernières rencontres peuvent être aussi difficiles sur le moral des joueurs que sur celui des partisans. Max Pacioretty s’avoue frustré des plus récentes performances du club, mais est sûr que l’équipe saura retrouver le chemin de la victoire à force de travailler.

« On ne peut pas être confortables. Nous devons toujours être aux aguets et nous battre. Nous travaillons fort. C’est très frustrant. Nous devons nous sortir de ce trou et retrouver notre réputation comme l’équipe qui travaille le plus fort dans la ligue. Nous avons le bon groupe pour y arriver et c’est l’heure d’exécuter. »

Mais quelles sont les solutions? La première chose, selon Parenteau, est de passer plus de temps dans la zone adverse et de créer des opportunités de marquer.

« On est un peu one and done, comme on dit », débute-t-il. « On a une chance de marquer, mais on a de la difficulté à en avoir une deuxième et une troisième. C’est comme ça que tu comptes des buts dans cette ligue. Il faut être un peu plus sur la rondelle et un peu plus affamés qu’on l’était jeudi. »

Si au début de l’année, le constat était que les Canadiens connaissaient des premières périodes plus difficiles et de bonnes fins de match, c’est l’inverse qui se produit la plupart du temps récemment.

« Ce n’est pas vraiment une cachette qu’on s’est assis sur notre avance », poursuit l’attaquant, faisant référence à la rencontre de jeudi durant laquelle les Sénateurs ont inscrit cinq buts sans réplique. « C’est quelque chose qui ne doit plus arriver. On en a parlé ce matin. On sait qu’on est capables de jouer du meilleur hockey. Quand on a une équipe comme ça dans les câbles, il faut les finir. Il ne faut pas les laisser revenir dans le match. C’est quelque chose qu’il va falloir faire dans les séries aussi. »

Dale Weise, devenu l’homme à tout faire des Canadiens, jouant autant sur le premier, deuxième, troisième ou quatrième trio à différentes occasions durant la saison, croit que le problème réside surtout dans l’exécution.

« Nous ne faisons pas de passes, nous créons des revirements à de mauvais moments, nous n’amenons pas la rondelle au filet », a laissé savoir celui qui compte 25 points cette saison, un sommet personnel en carrière. « Nous y sommes presque. Nous obtenons des chances, mais nous ne capitalisons pas. Nous sommes un club affamé, nous voulons être au sommet de la ligue, mais nous n’arrivons pas à exécuter par les temps qui courent. »

Le défi sera de taille face aux Islanders, qui peuvent compter sur la présence du meilleur pointeur des trente équipes de la LNH en John Tavares. Parenteau, qui a passé deux saisons en compagnie du jeune prodige de 24 ans, ne mâche pas ses mots à propos du capitaine des Islanders, largement responsable de la troisième puissance de la LNH au chapitre du nombre de buts par rencontre (3,03), ayant été impliqué sur 72 des 219 (33 %) buts des Islanders jusqu’ici cette saison.

« C’est tout un joueur de hockey, il n’y a aucun doute là-dessus. Il va falloir le surveiller comme il le faut demain. Je pense que c’est un candidat au Trophée Hart, lui et Carey, il n’y a aucun doute là-dessus dans ma tête. C’est un des meilleurs joueurs de la ligue. Ça va être une grosse commande pour nous. »

Et c’est tant mieux. Des défis imposants, il y en aura encore plusieurs à relever si Montréal veut faire durer l’après-saison le plus longtemps possible.

Élise Robillard écrit pour canadiens.com

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