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Le meilleur pour la fin

par Staff Writer / Montréal Canadiens

MONTRÉAL – Garder le meilleur pour la fin. Il ne pourrait y avoir de meilleur adage pour résumer la saison de Devante Smith-Pelly.

L’attaquant acquis des Ducks d’Anaheim en retour de Jiri Sekac en février a connu sa part d’ennuis à son arrivée à Montréal – étant même laissé de côté pour deux rencontres par son entraîneur à la fin mars – mais s’est ragaillardi à temps pour les séries en jouant comme il l’avait fait avec en Californie au printemps 2014. Ce qui, en consultant les statistiques en carrière du choix de deuxième ronde en 2010, n’a rien d’étonnant.

Car tout comme les partisans, Marc Bergevin, lorsqu’il a fait son acquisition, était bien au fait de l’étiquette de « joueur de série » collée au robuste attaquant de 6 pieds et 220 livres. Et pour cause : le colosse avait été le meilleur marqueur de son club un an plus tôt – grâce à une production de cinq buts, dont un gagnant, en douze rencontre – et avait également mené les Ducks au chapitre des mises en échec avec 53, 16 de plus que son plus proche poursuivant.

Et quelques mois avant son arrivée dans la LNH, Smith-Pelly avait été un rouage important des Majors de Mississauga St. Michaels durant leur parcours éliminatoire qui s’était soldé par une défaite en finale de la coupe Memorial face à Nathan Beaulieu et les Sea Dogs de St-John en 2011, méritant entre autres une place sur l’équipe d’étoiles du tournoi qui met en scène la crème du hockey junior canadien.

Bergevin avait vu juste. Comme en 2011 et 2014, Devante Smith-Pelly avait gardé le meilleur pour la fin.

Celui qu’on surnomme DSP s’est rapidement démarqué par son énergie et ses coups d’épaule dès le premier match face aux Sénateurs d’Ottawa, au terme duquel il avait déjà six mises en échec au compteur. Évoluant principalement au sein d’un trio d’énergie aux côtés de Torrey Mitchell et Jacob De La Rose, l’attaquant de 23 ans a conclu ses séries en tête de son équipe dans ce département pour une deuxième après-saison de suite, grâce à ses 46 mises en échec, trois de plus qu’Alexei Emelin, en douze matchs. Et ce, en étant le troisième joueur le moins utilisé par Michel Therrien avec un temps de glace de 12 :18 en moyenne par rencontre.

À l’attaque, s’il n’a su répéter sa production du printemps d’avant, Smith-Pelly a au moins pu savourer un moment bien spécial le soir du 9 mai lorsqu’il a déjoué Ben Bishop d’un tir vif au-dessus de l’épaule dans les premières minutes du cinquième match face au Lightning de Tampa Bay pour inscrire son premier filet en séries dans l’uniforme tricolore.

« N’importe quel but en séries est important, mais d’en inscrire un au Centre Bell, c’était un sentiment incroyable. C’est assurément au sommet de ma liste [des buts les plus mémorables] », avait attesté Smith-Pelly au terme de la victoire de 2 à 1 qui avait permis aux Canadiens de prolonger la série pour quelques jours de plus.

Au final, DSP aura entendu trois fois son nom après « Le but », lui qui a enregistré autant de points (1B-2A), tous au Centre Bell, en douze rencontres éliminatoires.

Vincent Régis écrit pour canadiens.com.

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